Les US travaillent à un mécanisme de coordination entre la Turquie, Israël et la Syrie – Envoyé américain
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Les États-Unis s’emploient à mettre en place un mécanisme de prévention des conflits entre Israël, la Turquie et la Syrie, a fait savoir l’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, après une frappe israélienne présumée qui aurait pris pour cible une base aérienne syrienne située à proximité de la frontière turque.
Barrack, qui est également ambassadeur des États-Unis en Turquie, a indiqué que la Turquie n’avait pas été prévenue de ces frappes israéliennes « et qu’elle avait par conséquent observé les avions se diriger vers le nord, en direction de son territoire, pouvant donc ainsi raisonnablement préparer sa propre riposte », faisant référence à une éventuelle réaction militaire d’Ankara.
« Heureusement, des esprits calmes ont pu empêcher la situation de se détériorer davantage », a poursuivi Barrack à Reuters lors d’un entretien téléphonique.
La Turquie a condamné les frappes israéliennes contre la base aérienne d’Abu al-Dahur, dans le nord-ouest de la Syrie, mais elle n’a pas fait d’autres commentaires – notamment concernant un éventuel mécanisme de prévention des conflits. Ses relations avec Israël se sont effondrées depuis le pogrom qui avait été commis par le Hamas le 7 octobre 2023 et la guerre de Gaza qui a suivi.
Un mécanisme de désescalade est un canal de communication qui est destiné à prévenir les malentendus ou les affrontements accidentels entre acteurs militaires ou politiques.
La Turquie, qui dispose de la deuxième plus grande armée de l’OTAN et qui a signé ce mois-ci un pacte de défense mutuelle avec le Pakistan et l’Arabie saoudite, est devenue l’un des principaux alliés du président syrien Ahmed al-Sharaa.
Les frappes israéliennes sur la base aérienne syrienne « ont reflété la perception — exacte ou erronée — selon laquelle la Turquie pourrait, dans un avenir proche, renforcer sa présence sur cette base », a dit Barrack.
« Ce qui souligne la nécessité d’un mécanisme de désescalade impliquant Israël, la Syrie et la Turquie. C’est un projet sur lequel nous travaillons activement afin d’éviter de futurs malentendus », a-t-il noté. « La priorité est désormais d’apaiser les tensions et de laisser la place à une approche plus mesurée ».
La Syrie et Israël ont tenu plusieurs cycles de discussions sur la désescalade et les frontières depuis que les forces rebelles placées sous le commandement du président syrien Ahmed al-Sharaa ont renversé Assad, mais aucun accord n’a été conclu.
« Un incident tel que celui qui s’est produit ce matin démontre la nécessité d’intensifier ces efforts et d’élargir le processus », a insisté Barrack.
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