L’ONG de Clooney croise le fer avec une banque du Congo qui finance le Hezbollah
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L’ONG de Clooney croise le fer avec une banque du Congo qui finance le Hezbollah

L'ONG américaine anti-corruption Sentry demande des "mesures immédiates" contre une banque congolaise "liée aux bailleurs de fonds du Hezbollah" libanais

Des femmes brandissent des drapeaux
libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016. (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)
Des femmes brandissent des drapeaux libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016. (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)

L’ONG américaine anti-corruption Sentry, co-fondée par l’acteur américain Georges Clooney, a demandé vendredi des « mesures immédiates » en conclusion d’une enquête affirmant qu’une banque congolaise proche du pouvoir à Kinshasa est « liée aux bailleurs de fonds du Hezbollah » libanais.

Cette banque, la BGFI-Bank-RDC, « dément catégoriquement les accusations de Sentry ».

« L’un des plus grands établissements bancaires de la République démocratique du Congo (RDC), dirigé et codétenu par des proches du président Joseph Kabila, a continué d’héberger les comptes de sociétés en lien avec des organisations terroristes », lit-on sur le site de Sentry, qui affirme avoir travaillé « en collaboration avec la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) ».

L’ONG affirme que la BGFI-Bank-RDC continuait en 2016 « d’héberger des comptes aux avoirs importants appartenant à des sociétés détenues ou contrôlées par le groupe Congo Futur ».

Ce groupe « avait fait l’objet de sanctions imposées par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor américain, car il est détenu ou contrôlé par des bailleurs de fonds du Hezbollah ».

« D’après les livres de comptes de la BGFI-Bank-RDC examinés par The Sentry et la PPLAAF, la banque a continué d’héberger, en 2016, 15 comptes appartenant à cinq sociétés signalées comme étant des filiales de Congo Futur », détaille Sentry, en donnant les noms des groupes.

« Ces opérations bancaires doivent immédiatement faire l’objet d’une enquête, afin de protéger l’intégrité du système financier des États- Unis », conclut le rapport, qui cite des « sanctions ciblées » et des « enquêtes pénales ».

Groupe terroriste chiite libanais, le Hezbollah, dont la branche politique fait partie du gouvernement libanais, est classé « groupe terroriste » par les États-Unis.

« Les allégations contenues dans le rapport Sentry sont clairement fausses », a réagi BGFI-Bank-RDC dans un communiqué qui affirme que la banque n’a « jamais fait des affaires avec des financiers du Hezbollah, y compris Congo Futur ».

BGFI Bank-RDC met ses révélations sur le compte d’un « ancien employé mécontent ».

Une allusion au lanceur d’alerte congolais et ex-salarié de BGFI-Bank-RDC Jean-Jacques Lumumba, qui a obtenu le statut de réfugié politique en France après avoir livré des documents relatifs à BGFI-Bank-RDC fin 2016 à la presse.

La BGFI-RDC est la filiale congolaise de la Banque gabonaise et française internationale (BGFI).

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