L’ONU repousse une conférence sur la torture prévue au Caire après des critiques
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L’ONU repousse une conférence sur la torture prévue au Caire après des critiques

Le HCDH explique ce report par un "malaise" de certaines ONG sur le choix du lieu" ; des ONG accusent régulièrement l'Egypte de Sissi de violations des droits humains

Illustration : un prisonnier torturé. (Crédit : iStock)
Illustration : un prisonnier torturé. (Crédit : iStock)

L’ONU a décidé de repousser une conférence sur la torture prévue en septembre au Caire après des critiques d’ONG de défense des droits humains, a indiqué mardi un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH).

L’événement intitulé « Définir et criminaliser la torture dans la législation du monde arabe » devait se tenir du 4 au 5 septembre au Caire, en collaboration avec le Conseil national égyptien pour les droits humains.

Des groupes de défenses des droits humains locaux et internationaux ont critiqué la tenue de cet événement, affirmant que les forces de sécurité égyptiennes font usage de la torture.

« Nous avons décidé de repousser cette conférence et de rouvrir le processus de consultation avec tout acteur pertinent (…) avant de prendre une décision finale sur la date et le lieu de cette conférence », a indiqué Rupert Colville, porte-parole du HCDH.

Il a précisé que cette décision avait été pris en raison d’un « malaise croissant dans certaines franges de la communauté des ONG sur le choix du lieu » de la conférence, précisant que le HCDH « comprenait et était sensible à cela ».

Lundi, l’ONG EuroMed Droits a décliné l’invitation à cette conférence, affichant « de profondes réserves sur la décision de la tenir en Egypte, un pays où la torture est systématiquement utilisée par les forces de sécurité ».

Les autorités égyptiennes démentent régulièrement toute allégation de torture dans les prisons ou lieux de détention.

L’Egypte réprime sévèrement ses dissident depuis le renversement par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013 après des manifestations massives contre son autorité.

Des ONG de défense des droits humains accusent régulièrement l’Egypte du président Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir depuis le départ de Morsi, de violations des droits humains.

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