Israël en guerre - Jour 194

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Lors d’un concours israélien, des investisseurs s’emparent de startups du secteur de l’énergie

Parmi les innovations de l'événement « Spark Tank », le robot qui recharge les véhicules électriques ou les toits en panneaux solaires en forme de V qui recueillent la pluie pour les cultures tout en produisant de l'énergie

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Thomas, le chargeur mobile pour véhicules électriques de la société BaTTeRi. (Capture d'écran Youtube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Thomas, le chargeur mobile pour véhicules électriques de la société BaTTeRi. (Capture d'écran Youtube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Un robot itinérant nommé Thomas qui recharge des véhicules électriques, un programme facilement utilisable pour concevoir des panneaux solaires pour toits, et des blocs de panneaux solaires en forme de V qui produisent de l’énergie tout en recueillant de l’eau pour irriguer les cultures – ce ne sont là que quelques-unes des inventions des start-up en lice pour Spark Tank, concours organisé mercredi pour associer de grandes entreprises israéliennes à des projets pilotes.

Suivant l’exemple de Shark Tank, l’émission de télé-réalité américaine dans laquelle des entreprises intéressantes présentent leurs projets à de grands investisseurs, l’événement faisait partie de la dixième conférence Eilat-Eilot sur les énergies renouvelables, organisé à Eilat, dans le sud d’Israël, avec des personnes issues du groupe pétrochimique Bazan, de la Compagnie israélienne d’Electricité, d’Israel Natural Gas Lines, d’Ayalon Highways et de Shizen Israël – qui fait partie du groupe japonais Shizen Energy, spécialisé dans les énergies renouvelables.

La Compagnie israélienne d’électricité a choisi d’accompagner une société de stockage d’énergie appelée Mada Analytics, et le robot de BaTTeRi, Thomas.

Le PDG et cofondateur de BaTTeRi, Tomer Shahaf, a expliqué que seulement 10 à 13 % de la capacité des chargeurs stationnaires de véhicules électriques était utilisée dans les parkings de bureaux. « Vous vous connectez pour la journée, mais le chargeur ne fonctionne que pendant quelques heures », a-t-il déclaré.

En revanche, Thomas, batterie robotique mobile en forme de L, peut se déplacer d’une voiture à l’autre et se glisser facilement sous le châssis pour effectuer la recharge avant de passer au véhicule suivant.

Le robot, qui ne nécessite aucune infrastructure à part d’une prise électrique, est actuellement commandé à distance mais il est prévu qu’il soit à terme totalement automatisé, ajoute Shahaf. Il s’arrête de bouger si les caméras et capteurs détectent un obstacle, ce qui est particulièrement important si une personne croise son chemin.

Mardi, BaTTeRi figurait parmi les lauréats du Prix des solutions climatiques dans la catégorie start-up. L’entreprise a également obtenu une subvention de l’Institut européen d’innovation et de technologie pour mener un projet pilote de Thomas à Tel Aviv et à Thessalonique, en Grèce.

Bazan a choisi de travailler sur un projet pilote avec Boson Energy, qui brûle des déchets non recyclables. Les sous-produits obtenus se présentent sous la forme d’une sorte de roche vitreuse utilisable comme remblais dans la construction ou comme source d’électricité, chaleur ou refroidissement dans un usage local. Le dioxyde de carbone n’est pas émis dans l’atmosphère, mais éliminé et vendu – par exemple pour les boissons gazeuses – ou solidifié et enfoui profondément sous terre.

Pour Israel Natural Gas Lines, le gagnant a été Fast Sense, créé à l’université Bar-Ilan, dans le centre d’Israël. Le produit de l’entreprise identifie et mesure différents gaz et mélanges de gaz dans les pipelines.

Et pour sa part, Trigo Solar a attiré l’attention de Shenzen, dont le représentant à Kyoto, l’Israélien Ido Tutnauer, a exprimé son intérêt pour l’utilisation de la technologie pour le riz.

Les panneaux solaires en forme de V de Trigo Solar canalisent la pluie sur les cultures tout en produisant de l’énergie.

Trois autres entreprises ont également présenté un projet : Structure Pal, qui utilise l’IA pour réduire l’excès de béton et les coûts associés dans les plans d’ingénierie structurelle (le béton est responsable d’environ 8 % des émissions de gaz à effet de serre et donc, du réchauffement climatique) ; Grid-in, développé par un olim de Russie, dont le produit identifie les points des réseaux électriques de basse tension où il y a une perte de puissance et enfin Intersol.

Intersol fournit une plate-forme qui automatise la conception de panneaux photovoltaïques (PV) pour les toits. À l’aide de données satellitaires, il localise la propriété du client, crée un modèle 3D, cartographie le toit et utilise un algorithme pour placer les panneaux solaires dans la position optimale. Destiné aux personnes sans grandes connaissances techniques, il produit un plan détaillé avec en sus les quantités d’approvisionnement et instructions d’installation.

« La phase de conception peut retarder le démarrage d’un projet », explique le cofondateur et PDG Meni Kericheli. Cela prend du temps et nécessite de l’expertise, et peut toujours être source d’erreurs. Notre solution est une plate-forme intelligente qui gère tous les aspects de la planification et facilite l’installation. »

« Spark Tank » a été organisé par Ignite the Spark, organisation qui a vocation à faire progresser les entreprises israéliennes des secteurs des technologies énergétiques.

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