L’UE critique les projets de construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est
Rechercher

L’UE critique les projets de construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est

Après les Etats-Unis et l'ONU, l'Europe dénonce un projet qui "menace la viabilité d’une solution à deux états"

L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’Union européenne (UE) a rejoint Washington et les Nations unies dans la condamnation des projets israéliens récemment annoncés de construction à Jérusalem Est et en Cisjordanie, disant que cela « menace la viabilité d’une solution à deux états ».

Dans un communiqué, le service des Actions extérieures de l’UE, la version communautaire d’un ministère des Affaires étrangères, a déclaré que ce geste « remet en question l’engagement d’Israël à un accord négocié avec les Palestiniens. »

« Malgré des appels répétés de la communauté internationale, Israël continue sa politique de colonisation, qui est illégal au regard du droit international. L’UE exhorte Israël à cesser cette politique et à inverser sa récente décision », est-il écrit dans ce communiqué.

Dimanche, Israël a annoncé qu’elle avancerait un projet de construction de 560 nouveaux logements dans l’implantation de Maale Adumim, en Cisjordanie, à l’est de la capitale, ainsi que de 240 nouveaux logements dans les quartiers juifs de Jérusalem Est, et de 600 autres dans un quartier arabe de Jérusalem Est.

Cette mesure est venue répondre à l’assassinat de Hallel Yaffa Ariel, 13 ans, qui a été poignardée à mort par un Palestinien jeudi dernier alors qu’elle dormait dans son lit, et au meurtre du rabbin Miki Mark, qui a été pris pour cible pendant qu’il conduisait près de Hébron le lendemain. Sa femme et deux de ses enfants ont également été blessés par l’attaque.

John Kirby (Crédit : domaine public/Defense.gov News Photos archive)
John Kirby (Crédit : domaine public/Defense.gov News Photos archive)

Le porte-parole du département d’Etat américain, John Kirby, a déclaré mardi que ces projets étaient « la dernière étape de ce qui semble être un processus systématique de saisie de terrains et de légalisation d’avant-postes, qui sape fondamentalement les perspectives d’une solution à deux états. »

La veille, un porte-parole de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, avait déclaré qu’il était « profondément déçu » par cette annonce.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...