L’ultra-orthodoxe recherché après l’agression d’un soldat a été arrêté à l’aéroport
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L’ultra-orthodoxe recherché après l’agression d’un soldat a été arrêté à l’aéroport

Ce résident de Beit Shemesh est le 4e suspect épinglé dans l’affaire des agressions contre les soldats et policiers religieux

Les soldats israéliens de l'unité "Nahal Haredi" de Tsahal lors d'un exercice de tir à la base militaire de Peles dans la vallée nord du Jourdain, en août 2013.(Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Les soldats israéliens de l'unité "Nahal Haredi" de Tsahal lors d'un exercice de tir à la base militaire de Peles dans la vallée nord du Jourdain, en août 2013.(Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Un homme ultra-orthodoxe suspecté d’avoir attaqué un soldat de l’armée israélienne a été arrêté mercredi matin à l’aéroport de Ben Gurion International, alors qu’il tentait de quitter le pays, selon la police.

L’homme est le quatrième suspect à être arrêté suite aux violentes agressions dont ont été victimes des soldats israéliens dans le cadre d’une manifestation contre l’enrôlement obligatoire des membres ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne.

La semaine dernière, la police a arrêté deux hommes et un adolescent ultra-orthodoxes suspectés d’avoir perpétré les attaques, et a diffusé un mandat d’arrêt pour un quatrième homme identifié comme l’un des agresseurs.

Après son arrestation, le suspect a été transféré au département de la police de Beit Shemesh pour être interrogé, et devrait comparaître devant un juge pour une demande de détention provisoire mercredi.

« La police israélienne prend très au sérieux les incidents d’incitation à la haine et à la violence et les agressions contre les soldats ou les officiers de police qui portent une kippa, et met tout en œuvre pour identifier et arrêter les personnes impliquées », a déclaré Louba Samri, porte-parole de la police.

Le communiqué a évoqué « la sévérité des actons imputées aux suspects » et affirme qu’une équipe spéciale a été chargée de mener l’enquête sur ces récentes attaques.

Affrontements entre des hommes ultra-orthodoxes et des policiers à Jérusalem, le 10 avril 2014, suite à l'arrestation d'un haredi qui refusait la conscription militaire (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Affrontements entre des hommes ultra-orthodoxes et des policiers à Jérusalem, le 10 avril 2014, suite à l’arrestation d’un haredi qui refusait la conscription militaire (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

« La police n’hésitera pas à continuer à se montrer ferme envers ceux et celles qui attaquent les personnes en uniforme, où qu’elles soient, et lancera une procédure pénale et les trainera en justice », déclare-t-elle.

De nombreux membres de la communauté ultra-orthodoxe échappent au service militaire obligatoire qui incombe à tout Israélien ou presque, et ont par le passé, joui d’exemptions généralisées en faveur des études religieuses.

En 2014 et en 2015, les réformes adoptées par la Knesset étaient destinées à abolir ces exemptions afin d’augmenter progressivement le taux d’enrôlement dans la communauté ultra-orthodoxe.

Bien que de nombreux hommes ultra-orthodoxes ont rejoint les forces armées, la communauté voit d’un mauvais œil le service militaire, ce qui cause des agressions contre les soldats ultra-orthodoxes.

Selon la police, le 11 novembre, un soldat ultra-orthodoxe est entré à Beth Shemesh et a été agressé par un groupe de manifestants ultra-orthodoxes. Pendant l’agression, un autre soldat, officier de l’armée, également ultra-orthodoxe qui était en permission, est passé à proximité de la scène en voiture, avec sa famille, et il s’est arrêté pour aider.

Il est descendu de son véhicule et s’est approché de la foule pour en sortir l’autre soldat, mais la foule l’a alors attaqué. Ils s’en sont pris à son véhicule en lui jetant des pierres, l’empêchant de s’enfuir.

La police n’a pas signalé de blessé suite à cet incident.

La semaine précédente, lors d’une manifestation contre l’arrestation d’un déserteur ultra-orthodoxe, des dizaines d’hommes ultra-religieux ont bloqué les rues et ont jeté des pierres, blessant un policier de Beth Shemesh. Des manifestations similaires se déroulaient parallèlement à Bnei Brak et à Jérusalem.

Stuart Winer a contribué à cet article.

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