Macron en Israël: Pour l’Elysée, ni « annulation » ni « report » la visite aura lieu
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Macron en Israël: Pour l’Elysée, ni « annulation » ni « report » la visite aura lieu

"Mais aucune date n'a encore été définie," explique-t-on du côté de l'Elysée après une information de Ynet

Emmanuel Macron (g) rencontre Benjamin Netanyahu à l'Élysée, le 10 décembre 2017 à Paris. (Crédit : AFP / Ludovic MARIN)
Emmanuel Macron (g) rencontre Benjamin Netanyahu à l'Élysée, le 10 décembre 2017 à Paris. (Crédit : AFP / Ludovic MARIN)

La blogosphère franco-israélienne s’est enflammée en quelques heures, et les invectives pointaient déjà, alors que le site YNet annonçait en une phrase lapidaire l’annulation de la visite du président français Emmanuel Macron en Israël, en Jordanie et dans les Territoires palestiniens.

L’information du site israélien, reprise par plusieurs autres sites, annonçait que « le président français a annulé son voyage en Israël, qui devait se tenir en novembre ».

Le journal israélien émet l’hypothèse que l’annulation est liée à l’affaire Benalla qui a chamboulé l’agenda présidentiel.

Contacté par le Times of Israel, l’Elysée désamorce : « Il n’y a pas eu d’annulation, ni de report, car aucune date n’avait été fixée à l’agenda ». L’annonce d’une visite à l’automne, émise par le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian en mars dernier ? Il s’agissait selon l’Elysée d’une date de principe, et de préciser : « La visite aura bien lieu, mais il n’y a pas de date arrêtée actuellement ».

« Benjamin Netanyahou est venu à 3 reprises en France, » rappelle aussi la présidence sans doute pour acter des bonnes relations entre les deux pays : « les discussions sont ouvertes pour trouver une date ».

La première annonce d’une visite au Moyen Orient a eu lieu en août 2017. Fraîchement élu, le président annonçait en esquisse qu’elle serait sa feuille de route diplomatique devant les ambassadeurs français réunis à Paris.

Il évoquait devant eux une « visite au printemps » au Proche Orient, incluant le Liban, la Jordanie, Israël et les Territoires palestiniens en réitérant son soutien en faveur d’une solution à deux Etats.

Quelques mois plus tard, l’Elysée annonçait que cette visite serait reportée « à l’automne prochain ».

Par ailleurs, le Premier ministre français Édouard Philippe, qui devait lui aussi se rendre en Israël fin mai 2018 pour inaugurer le lancement à Jérusalem de la Saison croisée France-Israël, avait lui aussi annulé sa visite, prétextant du contexte de politique intérieure.

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