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Maison Blanche : Netanyahu « a accepté de reporter la réunion consacrée à Rafah »

Dans le même temps, le conseiller pour la Sécurité nationale de la Maison Blanche a réitéré l’opposition américaine à une offensive terrestre israélienne majeure à Rafah

La vice-présidente américaine Kamala Harris (2e à droite) reçoit le ministre israélien Benny Gantz (2e à gauche) à la Maison Blanche, le 4 mars 2024. (Crédit : Cabinet de la vice-présidente Kamala Harris)
La vice-présidente américaine Kamala Harris (2e à droite) reçoit le ministre israélien Benny Gantz (2e à gauche) à la Maison Blanche, le 4 mars 2024. (Crédit : Cabinet de la vice-présidente Kamala Harris)

L’attachée de presse de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a confirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « avait accepté de reporter la réunion consacrée à Rafah », faisant référence aux pourparlers prévus à Washington cette semaine et que le Premier ministre a annulés pour protester contre le non-veto des États-Unis sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur un cessez-le-feu.

« Nous travaillons désormais avec eux pour trouver une date convenable », a déclaré Karine Jean-Pierre aux journalistes lors du point de presse quotidien. « Quand nous aurons une date, nous la partagerons avec vous. »

Dans le même temps, le conseiller pour la Sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a réitéré l’opposition américaine à une offensive terrestre israélienne majeure à Rafah – il l’a cependant fait dans des termes qui ne soient pas tout à fait catégoriques.

S’adressant à la Douzième chaîne, il a déclaré que le secrétaire à la Défense Lloyd Austin avait déclaré mardi au ministre de la Défense Yoav Gallant que les États-Unis « ne pouvaient tout simplement pas soutenir une offensive terrestre majeure à Rafah qui n’inclut pas un plan réalisable et vérifiable pour assurer la sécurité des 1,5 million de Gazaouis qui y ont trouvé refuge ».

Le porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, John Kirby, lors de son briefing quotidien, à la Maison Blanche, à Washington, le 31 janvier 2024. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Kirby a précisé : « Écoutez, nous reconnaissons qu’il est nécessaire de s’en prendre au Hamas… Le Hamas représente toujours une menace viable et nous savons qu’il y a des combattants du Hamas à Rafah. » Mais, a-t-il poursuivi, « nous ne pensons pas qu’intervenir sur le terrain à Rafah soit une bonne idée à grande échelle, et qu’il existe d’autres moyens de s’attaquer à cette menace ».

Il a indiqué que c’était la raison pour laquelle les États-Unis « attendaient avec impatience de pouvoir accueillir une délégation israélienne ici cette semaine pour discuter d’autres moyens d’y parvenir ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annulé lundi ce voyage prévu, après que les États-Unis ont choisi de ne pas opposer leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu à Gaza et la libération de tous les otages, mais il serait désormais prêt à le reprogrammer. Dans son interview, Kirby a insisté sur le fait que le refus des États-Unis de mettre leur veto à l’ONU ne représentait pas un changement de politique.

Kirby a réitéré : « Encore une fois, nous pensons qu’une opération terrestre majeure à Rafah est une erreur. Nous pensons qu’il existe d’autres moyens de s’en prendre au Hamas à Rafah… de le faire d’une manière qui ne mette pas en danger ces personnes, les réfugiés. »

Interrogé sur les affirmations du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir selon lesquelles le président Biden préférait s’aligner sur le chef du Hamas Yahya Sinwar plutôt que sur Netanyahu, Kirby a répondu : « Je ne vois rien de plus offensant ou de plus incorrect. »

Lorsque Sinwar « a décidé de… massacrer 1 200 Israéliens, à partir de ce moment, le président Biden a pleinement soutenu le peuple israélien ainsi que le droit et la responsabilité de l’État israélien à se défendre et à défendre ses citoyens contre toute nouvelle attaque », a-t-il dit. « Et le Hamas a clairement fait savoir qu’il n’aimerait rien de plus que de procéder à un autre massacre comme il l’a fait le 7 octobre, et c’est pourquoi nous continuons à soutenir Israël dans ses besoins d’autodéfense. »

« C’est profondément personnel pour le président Biden », a déclaré Kirby. « Il a répété à plusieurs reprises qu’il n’était pas nécessaire d’être Juif pour être sioniste. Il croit fermement en l’État d’Israël et en la nécessité de se protéger et de se défendre. Mais il croit également fermement en l’importance de la crédibilité et de la réputation de la nation israélienne au sein de la communauté internationale. Et il veut s’assurer que cela soit également préservé. Et cela dépend en grande partie non seulement du type d’opérations qui sont menées, mais aussi de la manière dont ces opérations sont poursuivies. »

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