Margalit : l’enquête sur Netanyahu est “bien plus” étayée que les précédentes
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Margalit : l’enquête sur Netanyahu est “bien plus” étayée que les précédentes

Pour le député de l’opposition, le Premier ministre pourrait ne pas terminer son mandat ; Herzog affirme qu’une coalition alternative pourrait être formée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 1er juin 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 1er juin 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des membres de l’opposition ont soulevé dimanche la possibilité que le Premier ministre Benjamin Netanyahu soit obligé de se retirer suite aux diverses enquêtes sur des malversations financières présumées.

Erel Margalit, député de l’Union sioniste, a déclaré que son parti devrait se préparer à de nouvelles élections dans un futur proche. « Nous devons nous préparer à ce que Netanyahu ne termine pas le mandat pour lequel il a été élu », a-t-il déclaré selon la Dixième chaîne.

Margalit a affirmé que le Premier ministre « passe 80 % de son temps à réduire au silence les suspicions et les enquêtes […] la suspicion actuelle de recevoir des financements sans lien avec les élections est bien plus qu’une suspicion. C’est beaucoup plus étayé que ce que nous avions entendu auparavant. »

Vendredi, la Dixième chaîne a annoncé que la police enquêtait sur des accusations selon lesquelles Netanyahu était impliqué dans un système massif de blanchiment d’argent, qui pourrait avoir des liens avec l’étranger.

Un responsable judiciaire pourrait aussi être impliqué dans l’affaire, a annoncé la chaîne, qui n’a cependant pas donné plus d’informations dans ce qui était un reportage dit exclusif.

Erel Margalit, député de l'Union sioniste, pendant une réunion de la commission des Finances à la Knesset, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Erel Margalit, député de l’Union sioniste, pendant une réunion de la commission des Finances à la Knesset, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Isaac Herzog, chef de l’opposition, a déclaré qu’une coalition alternative « pourrait être organisée » dans la Knesset actuelle si un tel besoin se faisait sentir, mais il a prévenu que les « autorités devaient [d’abord] faire leur travail » sur le sujet.

Herzog a lui-même été le sujet d’une enquête policière sur des suspicions de financement illégal pour sa campagne primaire au sein du Parti travailliste en 2013. Des sources policières avaient annoncé qu’il était peu probable qu’il soit inculpé.

Le chef de l’Union sioniste a reconnu ce fait, disant que « j’ai moi aussi subi une enquête qui était de nature uniquement politique […]. Je fais confiance aux responsables [de la police et de la justice] pour se comporter également convenablement dans l’affaire [de Netanyahu]. »

Netanyahu a démenti une récente vague d’informations en Israël sur des accusations qu’il dit être sans base.

Selon le reportage, l’enquête policière secrète pourrait impliquer le Premier ministre et le responsable de la justice dans une affaire de corruption dite « à grande échelle ». Des responsables de la police ne se sont pas encore rendus à l’étranger pour y faire des vérifications financières et juridiques, mais pourraient le faire dans le futur, selon la chaîne.

Dans une autre affaire, le procureur général Avichai Mandelblit aurait demandé en juin aux employés du bureau du procureur de l’Etat d’examiner les accusations sur les sommes d’argent que Netanyahu aurait acceptées de la part d’Arnaud Mimran, un fraudeur français, en 2009.

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