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Maroc: près de 200 personnes manifestent contre les frappes d’Israël à Gaza

Un drapeau d'Israël a été brulé lors de cette manifestation au lendemain du cessez-le-feu et les participants réclamaient la "chute" de la normalisation entre Rabat et Jérusalem

Des manifestants dénonçant la normalisation des liens du Maroc avec Israël brandissent le drapeau palestinien à Rabat, au Maroc, le 18 septembre 2020. (Crédit : AP Photo/Mosaab Elshamy)
Des manifestants dénonçant la normalisation des liens du Maroc avec Israël brandissent le drapeau palestinien à Rabat, au Maroc, le 18 septembre 2020. (Crédit : AP Photo/Mosaab Elshamy)

Près de 200 personnes ont manifesté lundi à Rabat en solidarité avec les Palestiniens, suite aux affrontements entre Israël le groupe terroriste armé du Jihad islamique à Gaza, réclamant aussi la « chute » de la normalisation entre Rabat et l’Etat hébreu.

Les manifestants, réunis devant le Parlement au centre de la capitale du royaume, ont brandi des pancartes condamnant « l’agression sioniste contre la bande de Gaza », a constaté un journaliste de l’AFP.

Ils scandaient également des slogans contre le rétablissement de relations diplomatiques entre Israël et le Maroc.

« Le peuple veut la chute de la normalisation », clamaient les protestataires, issus en majorité de partis d’extrême gauche et islamistes.

Un drapeau d’Israël a été brulé lors de cette manifestation qui intervient au lendemain d’un cessez-le-feu, entre le Jihad islamique palestinien et l’Etat hébreu, obtenue grâce à une médiation de l’Egypte.

L’armée israélienne a lancé l’opération Aube après plusieurs jours de bouclage des routes et de confinement dans les communautés israéliennes proches de la bande de Gaza en raison de la possibilité d’une attaque imminente, le Jihad islamique cherchant à se venger de l’arrestation, le 1er août, de son chef en Cisjordanie, Bassem Saadi.

Les dirigeants israéliens et les responsables militaires ont déclaré que l’opération avait été lancée parce que le Jihad islamique avait refusé de renoncer à son projet d’attaquer des cibles israéliennes près de la frontière.

Au cours de trois jours d’hostilités, 44 Palestiniens ont péri dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza.

Une boule de feu s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 août 2022, peu avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu. (Crédit : MOHAMMED ABED/AFP)

S’exprimant sur l’opération lundi, le porte-parole de Tsahal, Ran Kochav, a déclaré, concernant les pertes civiles, que « plus de Palestiniens sont morts dus à des tirs ratés du Jihad islamique que de tirs de l’armée israélienne. »

Le Jihad islamique palestinien a identifié lundi 12 membres de son aile militaire tués dans les combats avec Israël, dont deux des principaux commandants du groupe terroriste à Gaza.

Le Hamas, le groupe terroriste qui contrôle Gaza, a déclaré que deux membres de son aile militaire avaient été tués dans les combats entre Israël et le Jihad islamique, tandis que le Front démocratique pour la libération de la Palestine a déclaré qu’un de ses combattants avait été tué.

Kochav a déclaré que l’armée pense que 51 personnes ont été tuées à Gaza au cours des combats, dont 24 membres du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique.

Selon l’armée, 16 civils ont été tués par des roquettes gazaouies qui ont manqué leur cible.

Onze autres personnes non affiliées à des groupes terroristes ont été tuées, ce qui signifie qu’au total 27 civils de Gaza – dont un certain nombre d’enfants – ont été tués dans les combats.

Kochav a souligné que les chiffres de l’armée sont des estimations.

Le conflit de trois jours s’est terminé la nuit dernière par un cessez-le-feu qui se maintient jusqu’à aujourd’hui.

Israël et le Maroc ont normalisé leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d’Abraham, un processus entre l’Etat hébreu et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.

En contrepartie, l’administration Trump avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le territoire disputé du Sahara occidental.

Cette normalisation s’accompagne d’un flux de plus en plus régulier de délégations israéliennes au Maroc.

La semaine dernière, le chef de la police israélienne Yaakov Shabtai a effectué une visite officielle au royaume.

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