May reçoit Netanyahu pour le centenaire de la déclaration Balfour
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May reçoit Netanyahu pour le centenaire de la déclaration Balfour

Avant son départ pour Londres, le Premier ministre a appelé les Palestiniens à reconnaître l'importance de ce document

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue britannique Theresa May, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue britannique Theresa May, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)

La Première ministre Theresa May reçoit jeudi à Londres son homologue israélien Benjamin Netanyahu pour le centenaire de la déclaration Balfour, du nom du Britannique Arthur Balfour qui a ouvert la voie à la création de l’Etat d’Israël.

Dans ce texte publié le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique considérait « favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ».

Ce centenaire est célébré en Israël, où la déclaration Balfour est considérée comme un acte ayant préfiguré la création de l’Etat hébreu en 1948. Pour les Palestiniens, en revanche, ce texte marque le début d’une « catastrophe » [nakba].

Theresa May s’entretiendra en fin de matinée avec M. Netanyahu, et tous deux participeront dans la soirée à un dîner en présence notamment de Roderick Balfour, un des descendants de l’auteur de la déclaration, le ministre des Affaires étrangères de l’époque Arthur Balfour.

Roderick Blafour a récemment affirmé que son arrière-grand-oncle serait ébloui par l’Israël moderne, mais déplorerait les conditions de vie des Palestiniens.

« Nous sommes fiers d’avoir joué un rôle pionnier dans la création de l’Etat d’Israël », doit déclarer de son côté Mme May lors de cette réception, selon des extraits de son discours publiés à l’avance par ses services.

La dirigeante mettra également en garde contre « une forme pernicieuse d’antisémitisme qui utilise la critique des actions du gouvernement israélien comme une justification méprisable pour remettre en question le droit même d’Israël à exister ».

Theresa May redira enfin la position des Britanniques pour « une solution à deux Etats », « avec un Israël prospère et en sécurité au côté d’un État palestinien viable et souverain ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la première convention des journalistes chrétiens à Jérusalem organisée par le bureau de presse du gouvernement, le 15 octobre 2017. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la première convention des journalistes chrétiens à Jérusalem organisée par le bureau de presse du gouvernement, le 15 octobre 2017. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Avant son départ pour Londres, M. Netanyahu a appelé lui les Palestiniens à reconnaître l’importance de la déclaration Balfour.

« Les Palestiniens disent que la déclaration Balfour a été une tragédie. Ce n’était pas une tragédie », a-t-il dit.

« Ce qui est tragique, c’est leur refus de l’accepter 100 ans plus tard, a-t-il ajouté. J’espère qu’ils changeront d’avis car s’ils le font, ils pourront enfin aller de l’avant et parvenir à la paix entre nos deux peuples ».

Le dîner aura lieu sans le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, qui a décliné l’invitation pour cause « d’autres engagements », a indiqué son parti, qui sera néanmoins représenté par Emily Thornberry, responsable des Affaires étrangères au sein du Labour, qui selon elle, la commémoration de la déclaration devrait passer par la reconnaissance d’un état palestinien.

Cette absence risque de ne pas passer inaperçue alors que le parti d’opposition a dû gérer ces dernières années des accusations d’antisémitisme et que M. Corbyn lui-même a été critiqué pour avoir rencontré des membres du Hezbollah et du Hamas en les qualifiant d’amis.

Le chef du parti d'opposition du Labour  Jeremy Corbyn lors d'un discours pour les élections législatives à Londres, le 29 avril 2017 (Crédit : Niklas Hallen/AFP)
Le chef du parti d’opposition du Labour Jeremy Corbyn lors d’un discours pour les élections législatives à Londres, le 29 avril 2017 (Crédit : Niklas Hallen/AFP)
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