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Mesure provisoire : Le Parlement d’Oman vote pour étendre le boycott de l’État juif

La chambre basse du Sultanat a approuvé un amendement interdisant les liens sportifs, culturels et économiques avec Israël, mais la mesure doit encore faire l'objet d'un vote final

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le souverain d'Oman, le sultan Haitham ben Tarek, à Londres, le 16 décembre 2021. (Crédit : AP Photo/Frank Augstein, Pool)
Le souverain d'Oman, le sultan Haitham ben Tarek, à Londres, le 16 décembre 2021. (Crédit : AP Photo/Frank Augstein, Pool)

La chambre basse du Parlement d’Oman a voté lundi l’élargissement de sa loi sur le boycott d’Israël, alors que la presse israélienne spécule sur la possibilité de lever certaines restrictions.

Le Majlis al-Shura, ou conseil consultative, a voté pour amender la première clause de sa loi sur le boycott d’Israël afin d’inclure tout contact sportif, culturel ou économique. L’amendement interdit aussi spécifiquement toute interaction en personne ou en ligne avec des Israéliens.

Le vice-président du conseil, Yaqoub Al-Harthi , a expliqué que l’amendement allait « étendre la criminalisation et le boycott » d’Israël, selon le compte Twitter de l’agence de presse WAF.

Aucune mention de l’amendement n’a été faite sur le site-même de la WAF.

La loi, dans sa forme actuelle, interdit toute interaction avec « l’entité sioniste » pour les personnalités privées et publiques.

L’amendement doit maintenant être débattu par la commission législative du Majlis avant un vote final.

Le souverain d’Oman, le sultan Haitham ben Tarek, se préparant à une réunion au palais al-Alam, à Muscat, le 21 février 2020. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/Pool via AP/Dossier)

Dimanche, les médias israéliens ont émis l’hypothèse que le débat sur le boycott pourrait être lié aux efforts israéliens pour obtenir l’autorisation d’Oman pour les survols civils du pays.

Au début de l’année, l’Arabie saoudite – qui n’a pas non plus de liens avec Israël – avait autorisé Israël à utiliser son espace aérien, mais Oman s’y était opposé, ce qui signifie que les vols à destination de l’Asie au départ de Tel Aviv doivent encore contourner la péninsule arabique, ce qui rallonge de deux à trois heures le temps de trajet.

Les médias israéliens avaient déclaré à l’époque que la réticence d’Oman à suivre le mouvement était le résultat de la pression exercée par son voisin, l’Iran. Les tentatives ultérieures de l’administration Biden pour pousser le gouvernement d’Oman à autoriser les vols israéliens à utiliser son espace aérien n’ont, jusqu’à présent, pas porté leurs fruits.

Actuellement, la loi d’Oman interdit aux citoyens d’entrer en contact avec des entités ou des individus basés en Israël, directement ou par l’intermédiaire de médiateurs, à quelque fin que ce soit.

Oman et Israël n’entretiennent pas officiellement de relations diplomatiques, bien que le pays ait été cité comme une nation susceptible de rejoindre les Accords d’Abraham avec Israël, après les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le sultan Qabus ibn Saïd, à Oman, le 26 octobre 2018. (Autorisation)

L’élargissement des accords est une priorité pour le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, selon ses alliés.

Netanyahu, qui devrait retourner au poste de Premier ministre la semaine prochaine, s’est rendu dans le pays en 2018. Lors de sa visite, il aurait reçu l’engagement du sultan de l’époque, Qabus ibn Saïd, d’ouvrir l’espace aérien d’Oman aux compagnies aériennes israéliennes. Cependant, la décision a été annulée par le successeur de Qabus, le sultan Haitham ben Tarek.

En raison de son manque relatif d’expérience par rapport à son cousin Qabus, Haitham est considéré comme beaucoup plus prudent dans sa politique étrangère.

Le ministre d’Oman des Affaires étrangères, Sayyid Badr al-Busaidi, a déclaré l’année dernière qu’Oman ne modifierait sa politique qu’après la réalisation d’une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

Jacob Magid et Tobias Siegal ont contribué à cet article.

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