Miki Zohar abandonne les sanctions contre les députés Likud au profit de l’unité
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Miki Zohar abandonne les sanctions contre les députés Likud au profit de l’unité

À l'approche d'éventuelles élections, Miki Zohar assouplit les sanctions contre les ministres et les députés qui ont été sanctionnés pour ne pas avoir voté à la Knesset

Le député Likud Miki Zohar réagit lors d'une réunion à la Knesset, le 13 janvier 2020. (Hadas Parush/Flash90)
Le député Likud Miki Zohar réagit lors d'une réunion à la Knesset, le 13 janvier 2020. (Hadas Parush/Flash90)

Invoquant la nécessité de l’unité du parti, le chef de la coalition, le député Miki Zohar, a levé les sanctions imposées à certains ministres de son parti, le Likud, et à des membres de la Knesset en guise de punition pour avoir été absents lors de votes parlementaires.

Cette évolution s’est produite dans un contexte de rumeurs croissantes selon lesquelles Israël se dirigerait vers un nouveau tour de scrutin, qui serait le quatrième en deux ans, en raison de l’escalade de la crise politique liée à l’adoption du budget de l’État.

Dans une lettre aux ministres et députés concernés, Zohar a écrit qu’au cours de la semaine dernière, il avait passé en revue la faction et « à ma grande joie, j’ai vu le parti fonctionner et le travail efficace [se faire] ».

« Il est temps de faire l’unité dans notre mouvement », a-t-il écrit. « Je suis sûr que les députés et les ministres comprennent l’ampleur de la responsabilité et l’importance de la discipline de parti et j’espère que nous n’aurons pas à faire face à des absences similaires à l’avenir. »

Le mois dernier, Zohar a sanctionné cinq ministres du Likud et cinq membres de la Knesset pour avoir manqué des votes en plénière, notamment celui sur un projet de loi visant à interdire aux psychothérapeutes d’effectuer des thérapies de conversion des homosexuels. Ce projet de loi, qui a passé sa première lecture, a été soutenu par le parti gouvernemental Kakhol lavan, mais contré par le Likud et les partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah de la coalition. Netanyahu lui-même faisait partie des 21 députés du Likud qui n’étaient pas présents lors du vote. La lutte pour cette loi s’inscrit dans le cadre d’une scission croissante entre le parti de coalition Kakhol lavan et le Likud.

Les sanctions annoncées par Zohar comprenaient l’interdiction pour les députés de soumettre des projets de loi jusqu’à la fin de la session actuelle de la Knesset et l’obligation pour les ministres de faire leur devoir de représentants du gouvernement pendant les sessions plénières.

Cette action a suscité de vives réactions de la part de certains des députés sanctionnés.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre de la Défense Benny Gantz, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Amit Shabi/Pool/Flash90)

Suite à ces mesures disciplinaires, le site d’information Ynet a rapporté que 12 députés du Likud – un tiers des députés du parti à la Knesset – avaient signé une demande de destitution de Zohar en tant que président de la coalition. Une telle décision nécessiterait le soutien de 19 députés du Likud, mais elle a apparemment été mise en veilleuse, grâce à l’opposition du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ces sanctions font suite à plusieurs querelles au sein du Likud, dont une prise de bec publique entre Zohar et le ministre des Finances Israel Katz.

L’une des personnes sanctionnées le mois dernier était la députée Likud Yifat Shasha-Biton, qui avait été informée par M. Zohar qu’elle serait démise de son poste de présidente de la commission de la Knesset sur le coronavirus après avoir affronté Netanyahu en annulant un certain nombre de décisions du cabinet visant à restreindre les activités commerciales pendant la pandémie, notamment la fermeture des restaurants, des salles de sport et des piscines. La semaine dernière, le site Internet Ynet a cité Zohar déclarant qu’il faisait marche arrière et qu’il cherchait un compromis plutôt que de l’évincer, en citant à nouveau l’unité du parti comme motif.

La députée Yifat Shasha-Biton lors d’une réunion de la commission du coronavirus de la Knesset, le 19 juillet 2020. (Capture d’écran : Knesset livestream)

Le fossé entre le parti du Likud de Netanyahu et son partenaire de coalition d’unité, Kakhol lavan, dirigé par le ministre de la Défense Benny Gantz, semblait s’aggraver dimanche en raison de leur désaccord sur l’adoption du budget de l’État.

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