Moscou impute à Israël les frappes en Syrie, accuse de menacer la région
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Moscou impute à Israël les frappes en Syrie, accuse de menacer la région

Le ministère des Affaires étrangères russe a déclaré que 6 avions de chasse israéliens ont mené les frappes de lundi contre des dépôts d'armes iraniens

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) serre la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion au Kremlin à Moscou, le 27 février 2019. (MAXIM SHEMETOV / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine (à droite) serre la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion au Kremlin à Moscou, le 27 février 2019. (MAXIM SHEMETOV / POOL / AFP)

La Russie a déclaré mardi qu’Israël était derrière une série de frappes aériennes sur des cibles en Syrie lundi matin, ajoutant que ceux qui sont derrière cette attaque menaçaient de déstabiliser la région.

La porte-parole des Affaires étrangères russe Maria Zakharova a déclaré que six avions de chasse israéliens qui opéraient depuis l’espace aérien libanais ont mené un raid peu avant l’aube, qui aurait ciblé des positions iraniennes et pro-iraniennes dans le pays, et précisément des positions liées au transfert d’armes vers le Hezbollah et d’autres groupes terroristes chiites dans la région.

Israël n’a pas fait de commentaires sur cette attaque, l’une des frappes les plus importantes de ces derniers mois, qui survient peu après un sommet tripartite avec la Russie et la Syrie, et portant sur les activités de Téhéran et sa présence militaire dans la région.

Les frappes aériennes auraient ciblé au moins une dizaines de sites en Syrie près de Damas et Homs, la plus importante depuis qu’Israël a mené un important tir de barrage contre la Syrie et l’Iran en réponse à des tirs de roquettes par des troupes iraniennes sur des positions de l’armée israélienne sur le plateau du Golan.

Une explosion près de Damas, le 1 juillet 2019, attribuée à Israël par la Syrie. (Crédit : Twitter)

Seize personnes ont été tuées pendant les frappes de lundi, dont six civils, mais les médias syriens ont indiqué qu’ils ignoraient s’ils ont été tués par les missiles israéliens ou par des tentatives syriennes de les intercepter, ou par une explosion secondaire. Les 10 autres victimes étaient des membres de groupes pro-Iraniens, principalement des étrangers.

« Nous sommes préoccupés par cette évolution alarmante », a déclaré Zakharova lors d’une conférence de presse.

« Les forces qui violent grossièrement la souveraineté de la Syrie, non seulement ne contribuent pas à la normalisation de la situation dans ce pays, mais représentent également une menace pour la déstabilisation de la région », a-t-elle dit, en réponse à une question sur les frappes.

Lundi soir, une agence d’analyse d’imagerie satellite, ImageSat, a identifié l’un des sites ciblés en Syrie comme un hangar où sont stockés des armes sophistiquées et des équipements militaires.

La firme a diffusé une photo du hangar, située au Centre d’études et de recherches scientifiques  (SSRC) à Jamraya, en périphérie de Damas.

Une photo satellite de l’un des sites touchés par une frappe attribuée à Israël, en Syrie, le 1er juillet 2019. (Crédit : ImageSat International)
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