Netanyahu a jusqu’à la fin de la semaine pour faire sa déclaration de patrimoine
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Netanyahu a jusqu’à la fin de la semaine pour faire sa déclaration de patrimoine

Un reportage TV indique que si le Premier ministre ne se plie pas à cette date-butoir, sa demande de financement de ses frais juridiques sera rejetée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à son bureau à Jérusalem, le 3 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à son bureau à Jérusalem, le 3 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Une commission de supervision a donné au Premier ministre Benjamin Netanyahu jusqu’à la fin de la semaine pour faire la déclaration de son patrimoine dans le cadre de sa demande d’autorisation de financement de ses frais juridiques par de riches bienfaiteurs, pour les affaires de corruption dont il fait l’objet, a rapporté la télévision israélienne dimanche.

Si Netanyahu ne se plie pas à cette date-butoir, la Commission des Permis a déclaré que le bureau du Contrôleur d’Etat rejettera sa demande, selon la Treizième chaîne.

Cet ultimatum survient après que la Commission des Permis a déclaré la semaine dernière que Netanyahu devait d’abord fournir un compte-rendu détaillé de son patrimoine avant qu’il ne puisse examiner sa requête pour une troisième fois et a refusé d’accorder une rencontre à son avocat pour expliquer pourquoi le détail des biens devrait rester privé.

Dans son communiqué, la Commission des Permis a déclaré qu’elle attendait que le Premier ministre respecte d’abord une décision de la Cour Suprême de mars dans laquelle Netanyahu avait accepté de fournir tous les détails que la commission demandait. Netanyahu avait fait appel auprès de la Cour Suprême après que la commission avait refusé, pour la deuxième fois, de l’autoriser à faire financer sa défense par des donateurs privés dans des affaires de corruption.

Spencer Partrich (Autorisation)

Auparavant, l’équipe de défense de Netanyahu avait déclaré qu’elle ne répondrait pas à la demande de la commission de fournir une déclaration du patrimoine de Netanyahu mais aussi des détails complets des relations entre Netanyahu et Spencer Partrich, une milliardaire qu’il a solliciter pour l’aider à financer les frais de justice.

Netanyahu avait auparavant cherché, sans succès, à obtenir des autorités israéliennes que son cousin l’homme d’affaires américain Nathan Milikowsky finance sa défense juridique dans les trois affaires de corruption qui le visent, avant de retirer sa demande et de se tourner vers Partrich.

En février, la commission des permis avait rejeté, pour la deuxième fois,  la demande du Premier ministre de faire financer les frais de justice induits par les trois affaires de corruption qui le visent par de riches bienfaiteurs, dont son cousin. Le premier rejet date de décembre.

La commission avait indiqué qu’il était inapproprié que des bienfaiteurs non-Israéliens payent l’équipe juridique de Netanyahu dans des affaires liées à la perception de fonds de la parts de riches hommes d’affaires israéliens et étrangers.

La commission a également statué que les fonds déjà reçus par les associés de Netanyahu étaient inappropriés et le Premier ministre devra ainsi rembourser la somme de 300 000 dollars à son cousin, Natan Milikowsky et les tenues offertes par le millionnaire américain Spencer Partrich.

La commission a ajouté que d’après la déclaration de patrimoine de Benjamin Netanyahu, il s’avère « aisé » et devra donc prouver qu’il a épuisé toutes ses ressources financières s’il veut faire appel à des tiers pour financer sa défense.

Milikowsky et Partrich ont été interrogés par la police l’an dernier dans le cadre de l’affaire 1000, où le Premier ministre est suspecté d’avoir reçu des cadeaux illicites de la part d’hommes d’affaires, à hauteur d’1 million de shekels.

En février, le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé son intention d’inculper Netanyahu, sous réserve d’une audience, pour cette affaire, mais également pour les affaires 2000 et 4000.

Le Premier ministre nie toute malversation.

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