Netanyahu a offert des ministères, de nouvelles lois, pour obtenir une majorité
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Netanyahu a offert des ministères, de nouvelles lois, pour obtenir une majorité

Les négociateurs du Likud ont tenté de courtiser le Parti travailliste et Kakhol lavan avec des offres étonnantes, en vain, alors que le délai pour la coalition était à minuit

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) rencontre le Président Reuven Rivlin à la résidence du Président à Jérusalem, le 17 avril 2019, alors que Rivlin le charge de former un gouvernement. (Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) rencontre le Président Reuven Rivlin à la résidence du Président à Jérusalem, le 17 avril 2019, alors que Rivlin le charge de former un gouvernement. (Haim Zach/GPO)

Alors que le temps pressait vers minuit et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu semblait être à court d’options pour la formation d’un gouvernement majoritaire, ses négociateurs du Likud se sont avérés offrir un éventail de cadeaux à des sauveurs improbables de partis d’opposition – sans succès apparemment.

Minute après minute, mercredi soir, de nouvelles révélations apparaissaient.

Il s’est avéré que le dirigeant travailliste Avi Gabbay avait reçu des propositions pour unir ses forces à celles de Netanyahu, tout comme le plus grand nombre possible de ses cinq collègues députés, et avait sérieusement soupesé cette offre avant de la rejeter.

Le Parti travailliste de Gabbay s’est vu offrir plusieurs ministères – y compris le ministère des Finances que le Likud avait également promis à Moshe Kahlon ; on lui a promis que Netanyahu abandonnerait ses efforts pour adopter une législation anti-démocratique visant à protéger le Premier ministre des poursuites ; La députée Shelly Yachimovich devait recevoir le ministère de la Justice ; on aurait même promis au principal député travailliste Amir Peretz la présidence quand le mandat de Reuven Rivlin sera arrivé à terme.

Réunion avec Avi Gabbay, chef du Parti travailliste, et des parlementaires travaillistes (de gauche à droite) : Stav Shaffir, Itzik Shmuli, Amir Peretz et Shelly Yachimovich, à Tel Aviv le 13 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Simultanément, les négociateurs de Netanyahu essayaient de courtiser plusieurs membres du parti Kakhol lavan de Benny Gantz.

Ici, les promesses comprenaient pas moins de cinq ministères, diverses ambassades, la promesse d’accélérer l’immigration en Israël de milliers de membres de la communauté Falashmura d’Éthiopie (pour courtiser Pnina Tamano-Shata, une députée d’origine éthiopienne) et celle de modifier la controverse sur le statut de l’Etat nation pour le bénéfice de la communauté druze (pour séduire Gadeer Mreeh, un député Druze).

La députée du parti Kakhol lavan, Pnina Tamano-Shata, prend la parole lors d’un débat en commission de la Knesset sur un projet de loi visant à supprimer la limitation du nombre des ministres qui peuvent être nommés par un gouvernement, 21 mai 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

A trois heures de la fin, aucune de ces manœuvres ne semblait avoir fonctionné. Le Likud (35 sièges) a annoncé qu’il avait finalement signé des accords de coalition avec quatre partis – Yahadout HaTorah (8), Shas (8), l’Union des partis de droite (5) et Koulanou (4) – lui donnant précisément 60 sièges à la Knesset (120 membres). Très proche, mais pas de majorité. Koulanou a ensuite nié avoir signé, affirmant que l’accord était effectivement finalisé mais qu’il ne serait signé que si et quand le parti d’Avigdor Liberman, Yisrael Beytenu, en ferait partie.

Des politiciens ultra-orthodoxes auraient conseillé à Netanyahu d’essayer de faire prêter serment à un gouvernement de 60 personnes avant minuit, espérant que quelque chose tourne mal dans le vote de l’opposition. Mais Kahlon, le chef de Koulanou, a rejeté cette idée en disant qu’il ne se joindrait pas à une coalition de seulement 60 membres.

Plus tôt, certains politiciens ultra-orthodoxes suggéraient que peut-être 12 des 16 députés de leurs deux partis pourraient accepter de voter en faveur du projet de loi sur l’enrôlement des ultra-orthodoxes dans sa forme actuelle – la revendication clé de Liberman pour amener son parti de cinq sièges dans la coalition – et résoudre ainsi la crise. Mais cette idée, elle aussi, a disparu aussi vite qu’elle avait surgi.

Ainsi, à 21 heures, Netanyahu n’avait toujours pas réuni sa majorité, et Israël se dirigeait, comme cela ne s’était jamais vu, vers de nouvelles élections cinq mois après le dernier tour. Mais il restait encore trois heures. Et Netanyahu, selon les informations de la Treizième chaîne à 21h10, faisait une offre finale à son ennemi juré, Liberman.

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