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ILS NE TRAVAILLAIENT PAS, ILS ONT JUSTE BEAUCOUP D'ENFANTS

Netanyahu affirme que les haredim ont créé un fardeau économique dans le passé

Le Premier ministre désigné a fait des remarques à Jordan Peterson ce mois-ci, revenant sur l'époque où il était ministre des Finances, il y a vingt ans

Jordan Peterson interviewant le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, le 5 décembre 2022. (Crédit : YouTube) 
Jordan Peterson interviewant le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, le 5 décembre 2022. (Crédit : YouTube) 

Le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, qui devrait former un gouvernement avec des partis ultra-orthodoxes, a déclaré ce mois-ci que le taux de natalité élevé de la communauté, le faible taux d’emploi et la dépendance à l’égard de l’aide sociale de l’État ont créé un fardeau qui a contribué à la crise économique à laquelle Israël a été confronté il y a vingt ans.

Netanyahu a fait ces remarques lors d’une interview de Jordan Peterson, personnalité médiatique, psychologue et auteur canadien, diffusée le 5 décembre. L’interview est passée largement inaperçue jusqu’à ce que Netanyahu en parle sur Twitter mercredi, suscitant de vives condamnations.

Au cours de l’entretien, Netanyahu a abordé une série de sujets liés à l’actualité en Israël, mais a également parlé des plans économiques qu’il avait mis en place après avoir été nommé ministre des Finances en 2002, sous le gouvernement d’Ariel Sharon.

Netanyahu a expliqué qu’en 2002, l’économie israélienne était en « crise » pour diverses raisons, notamment son « merveilleux système de protection sociale, qui encourageait les gens à vivre des allocations et à ne pas aller travailler ».

Il a décrit la situation comme celle d’un « homme en surpoids » – le secteur public – chevauchant les épaules d’un homme mince – le secteur privé. Son plan à l’époque était de « mettre l’homme en surpoids au régime ».

« Il s’agissait notamment de réduire les allocations familiales qui augmentaient d’un enfant à l’autre », a-t-il déclaré.

Illustration : Le Premier ministre Ariel Sharon, à gauche, s’entretenant avec Benjamin Netanyahu à la Knesset, à Jérusalem, en 2003. (Crédit : Flash90/Dossier)

« Les familles bédouines, où la polygamie est autorisée, avaient des dizaines d’enfants », a-t-il dit.

« La même chose se produisait dans d’autres communautés, telles que les ultra-orthodoxes », a-t-il poursuivi.

« Ils ne travaillaient pas, ils avaient simplement beaucoup d’enfants, pour lesquels le secteur public devait payer », a-t-il dit.

Le Premier ministre sortant, Yair Lapid, a tweeté mercredi soir « Sur ce coup, je suis d’accord avec Netanyahu ».

Le ministre sortant des Finances, Avigdor Liberman, qui se dirige également vers l’opposition et dont le parti Yisrael Beytenu a défendu les droits laïcs, a tweeté « Une fois n’est pas coutume… Netanyahu dit la vérité ».

« Mais la réalité a prouvé à maintes reprises que Bibi est un menteur et fait exactement le contraire de ce qu’il dit », a déclaré Liberman, en utilisant le surnom de Netanyahu.

« Il a cédé au chantage des ultra-orthodoxes afin d’échapper à son procès, tout cela au détriment de l’avenir économique de l’État d’Israël. »

Le ministre des Finances, leader du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s’exprimant lors d’une réunion de faction à la Knesset, le 12 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Netanyahu a mené son bloc de partis de droite, d’extrême-droite et ultra-orthodoxes à la victoire lors des élections législatives du 1er novembre et a informé mercredi soir le président Isaac Herzog qu’il avait réussi à former une coalition. Les informations israéliennes sur les projets d’accords de coalition ont indiqué que le leader du Likud a fait de larges concessions aux autres partis de son bloc, les critiques affirmant que Netanyahu avait besoin de leur soutien pour mettre fin à son procès pour corruption.

Au début du mois, la Douzième chaîne a rapporté que Netanyahu avait accepté une série de demandes du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah, notamment l’augmentation des versements du gouvernement aux étudiants en yeshiva et d’autres mesures qui auraient un impact sur l’équilibre entre la religion et l’État.

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