Netanyahu condamne les “mensonges” palestiniens sur l’attentat de Jérusalem
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Netanyahu condamne les “mensonges” palestiniens sur l’attentat de Jérusalem

Le Premier ministre critique Abbas, qui n'a pas condamné l'attentat, et demande la fin des paiements versés aux “martyrs” ; selon des responsables américains, “Ramallah nous a assuré que cette question sera abordée”

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem, le 7 mai 2017. (Crédit : Oded Balilty/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem, le 7 mai 2017. (Crédit : Oded Balilty/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a blâmé dimanche l’Autorité palestinienne (AP) et le parti du Fatah au pouvoir pour ne pas avoir condamné l’attentat terroriste survenu vendredi dans la Vieille Ville de Jérusalem. Il a également appelé à intensifier les pressions internationales pour mettre un terme aux versements de salaire aux familles des terroristes palestiniens.

A l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, Netanyahu a souligné que plutôt que de condamner les Palestiniens qui ont tué la garde-frontière Hadas Malka, le Fatah, parti du mouvement du président de l’AP Mahmoud Abbas, « a publié un communiqué dans lequel il a condamné les garde-frontières pour avoir tué les terroristes, et salué les assassins comme des héros. »

Le Fatah a condamné Israël pour avoir abattu les trois terroristes, qualifiant la riposte de « crime de guerre » et disant que « le silence de la communauté internationale a encouragé Israël à verser encore davantage le sang des Palestiniens. »

Netanyahu a exprimé son indignation face à ces propos.

« Il n’y a apparemment aucune limite à leurs [mensonges] et à leur effronterie. L’Autorité palestinienne, bien sûr, refuse de condamner le meurtre, et la même Autorité paiera maintenant des réparations aux familles des assassins, s’est-il exclamé. J’appelle les nations du monde entier à dénoncer le meurtre et ceux qui le glorifient, et à demander l’arrêt immédiat des paiements octroyés par l’AP aux familles des terroristes, une action qui ne fait qu’encourager le terrorisme. »

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, en conférence de presse au palais présidentiel de Bethléem, le 23 mai 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, en conférence de presse au palais présidentiel de Bethléem, le 23 mai 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Israël et les Etats-Unis ont fait pression pour que l’AP cesse de verser de l’argent aux familles des terroristes emprisonnés pour avoir agressé ou tué des Israéliens. Les Palestiniens ont indiqué que mettre un terme à cette pratique était hors de question.

Les responsables israéliens ont expliqué que les Palestiniens ont versé environ quatre milliards de shekels au cours des quatre dernières années aux prisonniers palestiniens et aux « martyrs », les terroristes tués durant des attentats contre Israël. Jérusalem a souligné que cette politique est une incitation majeure pour de potentiels assaillants à commettre des attentats.

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson avait indiqué la semaine dernière que l’AP avait l’intention de cesser ces versements. Néanmoins, suite à des démentis apportés par l’AP, Tillerson a semblé revenir sur ses propos, affirmant qu’il y avait une « discussion active » entre Washington et Ramallah à ce sujet.

Contactés dimanche par le Times of Israël, des responsables américains ont indiqué que Washington a exprimé « de manière répétée » ses inquiétudes à Abbas sur ces paiements, le pressant d’y mettre un terme.

« Le président Abbas et d’autres responsables de l’AP nous ont assuré qu’ils œuvrent à ce que la question soit abordée mais ils n’ont pas cessé les versements, ont dit les responsables. Le mois dernier, l’AP a indiqué arrêter les paiements à certains prisonniers affiliés au Hamas mais cette initiative ne répond pas à nos préoccupations. »

« Comme l’a dit Tillerson, nous ne pouvons tolérer aucun programme qui entraîne des profits financiers à la réalisation d’actes de violence. Les Etats-Unis vont continuer à faire pression sur Mahmoud Abbas pour qu’il mette un terme aux versements », ont-ils ajouté.

Hadas Malka, 23 ans, garde-frontière, a été tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : autorisation)
Hadas Malka, 23 ans, garde-frontière, a été tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : autorisation)

Lors de la réunion de dimanche, Netanyahu a présenté ses « plus profondes condoléances » à la famille de Malka. « Leur chagrin est notre chagrin. Leur douleur est la douleur du peuple entier », a-t-il déclaré.

« Hadas était jeune et pleine de vie. Elle était ardemment dévouée à la protection de l’Etat d’Israël. Ses commandants et ses subordonnés l’adoraient et avaient confiance en elle […]. Elle est tombée durant sa garde dans un combat déterminé contre des terroristes assoiffés de sang », a-t-il ajouté.

Netanyahu a annoncé que les forces de sécurité se préparaient à démolir les logements des trois terroristes dans le village de Deir Abu-Mashal, en Cisjordanie. Il a ajouté qu’il avait fait annuler les visites en Israël des Palestiniens de Cisjordanie pendant le Ramadan et donné pour instruction à la police de renforcer la sécurité dans la Vieille Ville de la capitale.

Un communiqué publié samedi par le bureau de Netanyahu indiquait que ce dernier envisageait de transformer la zone qui se trouve aux abords de la porte de Damas – un site qui a connu de nombreux attentats – en « zone stérile ». Aucun autre détail n’a filtré.

Les trois terroristes, en possession d’une arme automatique et de couteaux, ont mené vendredi des attaques quasiment simultanées à deux endroits proches l’un de l’autre. Deux hommes ont attaqué un groupe de policiers au Tombeau de Sédécias à l’aide d’une arme automatique et de couteaux et un troisième a poignardé Malka non loin de là, porte de Damas. Les trois hommes avaient déjà été impliqués dans des « activités terroristes », a annoncé le Shin Bet.

Les funérailles de Malka ont eu lieu samedi soir à Ashdod, où sa famille a dit faire le deuil d’une « combattante qui aimait profondément les gens ».

Les funérailles de Hadas Malka, à Ashdod, le 18 juin 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Les funérailles de Hadas Malka, à Ashdod, le 18 juin 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)
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