Netanyahu demande la grâce pour Azaria
Rechercher

Netanyahu demande la grâce pour Azaria

Pour le Premier ministre, envoyer le soldat en prison pourrait dissuader d’autres soldats d’agir ; il dit qu’Umm al-Hiran a pu être une “erreur” et pas du terrorisme

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et son homologue australien Malcolm Turnbull à Sydney, le 22 février 2017. (Crédit : Peter Parks/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et son homologue australien Malcolm Turnbull à Sydney, le 22 février 2017. (Crédit : Peter Parks/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé jeudi à la grâce du soldat Elor Azaria, quelques jours après la condamnation du soldat à 18 mois de prison pour avoir abattu un terroriste palestinien déjà neutralisé à Hébron en mars dernier.

Netanyahu avait déjà demandé une grâce le mois dernier, quand Azaria avait été jugé coupable d’homicide, rejoignant ainsi d’autres politiciens, principalement de droite, qui ont demandé grâce pour le soldat.

Depuis l’Australie, où il est en visite d’Etat, Netanyahu a également reconnu que l’incident mortel, dans lequel un Bédouin et un policier ont été tués le mois dernier à Umm al-Hiran, pourrait ne pas être une attaque terroriste comme il l’avait précédemment annoncé. Il a précisé avoir basé ses déclarations sur les témoignages fournis par la police.

Netanyahu a déclaré aux journalistes qu’Azaria devrait être gracié en raison des circonstances particulières de l’affaire, et des implications pour les autres soldats dans le futur.

« Je suis toujours en faveur de la grâce du soldat Azaria », a-t-il déclaré aux journalistes qui l’accompagnent en Australie.

Elor Azaria, jugé coupable d'homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec sa mère devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 21 février 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Elor Azaria, jugé coupable d’homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec sa mère devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 21 février 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

« Les soldats dans une situation dangereuse pourraient être dissuadés [d’agir de crainte d’être poursuivi], et par conséquent, nous devons comprendre, et aller vers la grâce », a-t-il déclaré.

Même si beaucoup de politiciens ont appelé à une grâce pour Azaria, d’autres, notamment au sein du Likud de Netanyahu, ont critiqué ces déclarations, un effort pour politiser l’affaire.

La défense d’Azaria envisage de faire appel.

Pendant la conférence de presse, Netanyahu a également parlé des récentes informations sur l’enquête interne sur les morts d’Umm al-Hiran, qui conclurait que l’incident ne serait en fait pas un acte terroriste.

Le véhicule qui a renversé des policiers et tué l'un d'eux dans le village bédouin non reconnu d'Umm al-Hiran, dans le désert du Néguev, le 18 janvier 2017. (Crédit : police israélienne)
Le véhicule qui a renversé des policiers et tué l’un d’eux dans le village bédouin non reconnu d’Umm al-Hiran, dans le désert du Néguev, le 18 janvier 2017. (Crédit : police israélienne)

Le Premier ministre a déclaré avoir vérifié trois fois avec la police avant de soutenir les accusations de la police et du ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan sur un acte terroriste, et qu’il était à présent important d’attendre la conclusion finale de l’enquête.

« S’il y a eu une erreur, nous devons dire que nous avons fait une erreur, mais j’attendrai le rapport officiel », a déclaré Netanyahu.

L’AFP a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...