Netanyahu dément l’intervention israélienne dans les manifestations en Iran
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Netanyahu dément l’intervention israélienne dans les manifestations en Iran

Dans une vidéo, le Premier ministre a salué des manifestants "héroïques" contre un "régime cruel" et a souhaité aux Iraniens la réussite "dans leur noble quête de la liberté"

Rejetant la notion d’une éventuelle connexion d’Israël avec les manifestations en cours en Iran, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué les manifestants « héroïques » qui protestent contre un « régime cruel » dans une vidéo publiée lundi sur Youtube.

« J’ai entendu aujourd’hui le président iranien [Hassan] Rouhani affirmer qu’Israël se trouverait derrière les manifestations en Iran. Ce n’est pas seulement faux. C’est risible. Et contrairement à Rouhani, je n’insulterai pas les Iraniens. Ils méritent mieux que ça, », a commencé le Premier ministre.

Rouhani a indiqué dans la matinée de lundi que les manifestations étaient poussées par l’Arabie saoudite, qui tentait de déstabiliser le pays aux côtés des Etats-Unis et d’Israël.

Netanyahu a noté que les manifestations étaient menées par les Iraniens. « Des Iraniens courageux affluent dans les rues », a-t-il dit. « Ils recherchent la liberté. Ils recherchent la justice. Ils recherchent les libertés de base qui leur ont été refusées depuis des décennies ».

Le président iranien Hassan Rouhani lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, au Kremlin, à Moscou, le 28 mars 2017. (Crédit : Sergei Karpukhin/Pool/AFP)

« Le cruel régime iranien gâche des dizaines de milliards de dollars pour répandre la haine. Cet argent aurait pu servir à construire des écoles et des hôpitaux », a ajouté Netanyahu.

« Pas la peine de se demander pourquoi les mères, les pères défilent dans les rues. Ils terrifient le régime, la population terrifie le régime. C’est pour cela qu’il emprisonne des étudiants. C’est pour cela qu’il interdit les réseaux sociaux« .

« Mais je suis sûr que la peur ne l’emportera pas », a insisté le Premier ministre, disant que les Iraniens sont « intelligents », « sophistiqués » et « fiers ».

Netanyahu a ensuite critiqué l’Europe qui, selon lui, n’a pas soutenu les Iraniens comme l’a fait Israël. « Malheureusement, de nombreux gouvernements européens regardent en silence alors que de jeunes Iraniens héroïques sont frappés dans les rues. Ce n’est pas juste. Et je ne garderai pas pour ma part le silence ».

Terminant son message vidéo, Netanyahu a expliqué qu’après la chute de la République islamique, les Iraniens et les Israéliens « seront à nouveau de grands amis ».

« Je souhaite aux Iraniens de réussir dans leur quête noble en faveur de la liberté », a-t-il conclu.

A l’instar du Canada, le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a pour sa part annoncé son soutien sur Twitter aux manifestants dans l’après-midi de lundi. « [Nous] appelons le gouvernement iranien à respecter le droit des manifestants à élever pacifiquement la voix », a-t-il écrit. « Après les confrontations des jours derniers, il est important de se distancier des actes violents ».

Pour sa part, le vice-président américain Mike Pence a indiqué que l’administration Trump ne répéterait pas « l’erreur honteuse » de ne pas exprimer son appui aux manifestants en Iran.

« Tant que @RealDonaldTrump sera POTUS et que je serai le vice-président, les Etats-Unis d’Amérique ne répéteront pas l’erreur honteuse de notre passé lorsque d’autres sont restés en ignorant la résistance héroïque des Iraniens alors qu’ils combattaient leur régime brutal », a-t-il tweeté.

« La résistance croissante et vive des Iraniens aujourd’hui donne de l’espoir à tous ceux qui luttent pour la liberté et contre la tyrannie. Nous ne devons pas les laisser tomber et nous ne le ferons pas », a ajouté Pence.

Le prédécesseur du président américain Donald Trump, Barack Obama, avait été accusé par ses critiques de ne pas s’être exprimé de manière suffisamment forte en soutien des manifestants durant les mouvements de protestation massifs qui avaient eu lieu au sein de la République islamique en 2009.

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