Netanyahu et Kerry devraient se rencontrer la semaine prochaine
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Netanyahu et Kerry devraient se rencontrer la semaine prochaine

Les discussions auront lieu en Europe, alors que Paris avance son initiative et deux états et qu’Israël préfère travailler avec l’Egypte

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat américain John Kerry pendant une conférence de presse à Jérusalem, le 15 septembre 2013. (Crédit : Emil Salman/Pool/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat américain John Kerry pendant une conférence de presse à Jérusalem, le 15 septembre 2013. (Crédit : Emil Salman/Pool/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait rencontrer en début de semaine prochaine le secrétaire d’Etat américain John Kerry pour discuter des moyens de raviver les efforts de paix israélo-palestiniens.

La Deuxième chaîne israélienne a annoncé que la rencontre aurait lieu dans une capitale européenne.

Le bureau du Premier ministre n’a pas immédiatement confirmé cette réunion, déclarant qu’il « ferait une annonce quand il y aura quelque chose à annoncer. »

Le reportage annonçait que Netanyahu dirait à Kerry qu’il soutient les efforts potentiels menés par l’Egypte pour relancer les négociations, plutôt que l’approche internationale poussée par la France.

Netanyahu a récemment envoyé des signaux contradictoires sur l’Initiative de paix arabe rédigée par l’Arabie saoudite pour la résolution du conflit israélo-palestinien, suggérant un soutien partiel mais demandant également sa modification.

Le directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold et l'ancien conseiller du gouvernement saoudien Anwar Eshki à Washington, le 4 juin 2015 (Crédit : Groupe Debby Communications)
Le directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold et l’ancien conseiller du gouvernement saoudien Anwar Eshki à Washington, le 4 juin 2015 (Crédit : Groupe Debby Communications)

Son directeur général du ministère des Affaires étrangères, Dore Gold, a déclaré il y a trois semaines au Times of Israël qu’Israël pense que l’amélioration des relations avec certains états arabes pourrait permettre des progrès conséquents avec les Palestiniens.

« Pendant les dernières décennies, la sagesse commune était de dire que la solution au problème palestinien entraînerait l’amélioration des relations entre Israël et le monde arabe, avait déclaré Gold. Mais il y a des raisons sérieuses pour penser qu’en fait, la séquence est exactement le contraire : en améliorant les relations avec les états arabes, nous mettons en place une avancée future avec les Palestiniens. »

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne devaient se réunir lundi pour voter leur soutien à l’initiative de paix française.

Ce mois-ci, des représentants de 28 pays arabes et occidentaux, de la Ligue arabe, de l’Union européenne (UE) et des Nations unies se sont rencontrés à Paris pour discuter des moyens que la communauté internationale pourrait utiliser pour faire avancer le processus de paix israélo-palestinien.

Le président français François Hollande (au centre), le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (au centre, à gauche), le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault (au centre, à droite), le secrétaire d'Etat américain John Kerry (4° à droite), la responsable des Affaires étrangères de l'UE Federica Mogherini (3° à droite) et des responsables pour la photo de groupe de la conférence sur l'initiative pour la paix au proche Orient, organisée à Paris le 3 juin 2016. (Crédit : AFP Photo/Pool/Kamil Zihnioglu)
Le président français François Hollande (au centre), le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon (au centre, à gauche), le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault (au centre, à droite), le secrétaire d’Etat américain John Kerry (4° à droite), la responsable des Affaires étrangères de l’UE Federica Mogherini (3° à droite) et des responsables pour la photo de groupe de la conférence sur l’initiative pour la paix au proche Orient, organisée à Paris le 3 juin 2016. (Crédit : AFP Photo/Pool/Kamil Zihnioglu)

Ni les Israéliens ni les Palestiniens n’avaient été invités à assister à la réunion, qui avait pour objectif de poser les fondations d’une conférence de paix à part entière qui devrait avoir lieu avant la fin de l’année.

Les Palestiniens avaient salué l’initiative française et Israël avait déclaré qu’elle « repoussait la paix un peu plus loin ».

Les négociations entre Israël et les Palestiniens sont dans une impasse depuis une initiative menée par les Etats-Unis qui a échoué en avril 2014 en raison de récriminations mutuelles.

Un haut responsable anonyme de Jérusalem a déclaré que le soutien massif à la proposition de Paris tient principalement au fait qu’ « il n’y a pas d’autre initiative sur la table qui essaie de mettre fin au gel du processus de paix. »

Le sommet des ministres des Affaires étrangères de l’UE est le dernier effort de la France pour rassembler la communauté internationale pour une conférence de paix. L’envoyé français, Pierre Vimont, chargé de piloter les efforts de paix, a rencontré vendredi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, pour des discussions sur les prochaines mesures qu’il prendra pour préparer la conférence afin de raviver le processus de paix moribond.

La Ligue arabe a déclaré que son secrétaire général, Nabil El, avait eu des discussions similaires avec Virmont.

Jeudi, l’ambassadeur égyptien en Israël Hazem Khairat a déclaré que Le Caire voulait aider à créer un « environnement palestinien approprié » pour faciliter un accord de paix israélo-palestinien.

Pendant un discours prononcé à la conférence de Herzliya, Khairat a salué l’initiative de paix française, qui « contribue au cadre de l’action internationale à cette fin ».

La rencontre ministérielle à Paris du début du mois, a-t-il déclaré, « a certainement fait un nouveau pas vers la paix. »

L'ambassadeur d'Egypte en Israël, Hazem Khairat, pendant la Conférence de Herzliya, le 17 juin 2016. (Crédit : capture d'écran)
L’ambassadeur d’Egypte en Israël, Hazem Khairat, pendant la Conférence de Herzliya, le 17 juin 2016. (Crédit : capture d’écran)
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