Israël en guerre - Jour 147

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Netanyahu rencontre seulement une quinzaine de familles d’otages

Israël dit chercher un accord "humanitaire" pour 30 à 40 femmes, malades et personnes âgées ; un fonctionnaire dit que tout accord est loin d'être conclu et qu'il serait coûteux

Des manifestants tenant des photos d'Israéliens pris en otage par des terroristes du Hamas à Gaza, rassemblés pour demander au gouvernement de trouver un moyen de ramener les otages chez eux, devant le QG militaire de la Kirya, à Tel Aviv, le 19 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des manifestants tenant des photos d'Israéliens pris en otage par des terroristes du Hamas à Gaza, rassemblés pour demander au gouvernement de trouver un moyen de ramener les otages chez eux, devant le QG militaire de la Kirya, à Tel Aviv, le 19 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré mardi soir une poignée de familles d’Israéliens retenus en otage à Gaza, qui font tout pour obtenir un nouvel accord de libération des kidnappés, alors que des informations font état de progrès dans les négociations indirectes entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas sur un nouvel accord.

Les informations divergent quant à savoir si ce sont 15 ou 19 familles qui ont rencontré le Premier ministre. L’identité des familles présentes à la réunion de Tel Aviv a été déterminée par l’émissaire israélien pour les otages, Gal Hirsch, ce qui a donné lieu à une controverse – des familles exprimant leur colère d’avoir été laissées à l’écart, alors même que certains laissait entendre que le Premier ministre aurait choisi de tenir certaines familles à l’écart.

Une précédente réunion entre les familles d’otages et Netanyahu, ainsi que d’autres membres du cabinet de guerre de haut niveau, a été décrite comme tendue et a vu certains d’entre eux lancer des accusations contre le Premier ministre. Dans des enregistrements, on peut entendre certains participants l’enjoindre de démissionner.

Le bureau de Netanyahu a affirmé mardi qu’une réunion avec un nombre plus restreint de familles serait plus productive, et qu’il organiserait plusieurs réunions de ce type.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirigeant la réunion hebdomadaire du cabinet dans son bureau, à Jérusalem, le 10 décembre 2023. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)

Au cours de la réunion de mardi au quartier général de l’armée israélienne, le Premier ministre a affirmé qu’il était « personnellement engagé dans la libération de tous les otages ».

« Les récupérer est un objectif prioritaire », a-t-il souligné. « Je viens d’envoyer le chef [l’agence de renseignement] du Mossad en Europe à deux reprises pour faire avancer le processus de libération des personnes enlevées. Je ne ménagerai pas mes efforts en la matière. »

Danny Elgarat, dont le frère Itzik Elgarat, 69 ans, est détenu par le Hamas, s’est indigné de la décision de ne laisser entrer que quelques familles.

« Il parle à 15 familles dans la salle, alors que 115 familles manifestent à l’extérieur (…). Qui entend-il ? », a déclaré Elgarat à la Douzième chaîne. « Il n’y a pas eu de discussion avec nous pour savoir qui irait et qui n’irait pas. Ils ont juste sorti une liste de noms. »

Elgarat a accusé Netanyahu de « reprendre les méthodes de Yahya Sinwar [chef du Hamas à Gaza] ».

« Il nous rencontre par groupes. Aujourd’hui, il y a un groupe, et qui sait quand aura lieu le prochain. Tout le monde est impatient de savoir s’il fait partie du prochain tirage ou non. »

« Il veut juste une séance de photos [montrant] qu’il y a eu une réunion bon enfant parce que la dernière réunion a été agitée », a poursuivi Elgarat.

De fortes pressions ont été exercées ces derniers jours en faveur d’une réunion, notamment à la suite de l’assassinat accidentel par des soldats israéliens, vendredi, de trois otages qui avaient réussi à s’échapper.

Des membres de la famille de l’otage Elad Katzir devant le ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 19 décembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Bien que les dirigeants israéliens aient affirmé que seule une forte pression militaire sur le Hamas l’amènerait à la table des négociations, les familles se sont montrées de plus en plus sceptiques quant à cette approche, et les appels se sont multipliés pour qu’Israël arrête les combats et négocie la libération de plus de 100 otages qui seraient encore détenus par le Hamas et d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza.

La nouvelle de ces meurtres accidentels, qui s’ajoute à une liste toujours plus longue d’otages dont la mort en captivité a été confirmée, a suscité une vive inquiétude parmi les familles en Israël, certaines craignant que leurs proches ne soient les prochains à être tués.

« Nous ne recevons que des cadavres. Nous voulons que vous arrêtiez le combat et que vous entamiez des négociations », a affirmé Noam Perry, fille de l’otage Chaïm Peri, 79 ans,, lors d’un rassemblement organisé samedi à Tel Aviv par le Forum des familles des otages et disparus.

Mardi, Netanyahu a de nouveau soutenu que l’avancement de l’incursion militaire était essentiel à la conclusion d’un nouvel accord sur les otages, et a précisé que des efforts étaient déployés sur de multiples fronts.

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