Netanyahu se rend en Cisjordanie pour fêter la nouvelle position américaine
Rechercher

Netanyahu se rend en Cisjordanie pour fêter la nouvelle position américaine

Le Premier ministre a rencontré des chefs d'implantations à qu'il a reproché de ne pas s'être exprimés contre un gouvernement minoritaire soutenu par la Liste arabe unie

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

De gauche à droite : le président du Conseil régional du Gush Etzion Shlomo Neeman, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président du Conseil de Yesha David Elhayani à un point d'observation du Gush Etzion, le 19 novembre 2019. (Crédit : Haim Zach/GPO)
De gauche à droite : le président du Conseil régional du Gush Etzion Shlomo Neeman, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président du Conseil de Yesha David Elhayani à un point d'observation du Gush Etzion, le 19 novembre 2019. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi que la décision de l’administration Trump de ne plus considérer les implantations israéliennes comme illégales étaient « un accomplissement qui tiendra pendant des générations ».

Le Premier ministre s’est exprimé durant une visite en Cisjordanie, quelques heures après que le secrétaire d’Etat américain a annoncé l’assouplissement de la politique américaine concernant les implantations.

Mike Pompeo a déclaré lundi lors d’une conférence de presse que les Etats-Unis assouplissaient leur position au sujet des implantations israéliennes en Cisjordanie, qui ne sont plus considérées comme « contraires au droit international », dernière décision d’une série de mesures affaiblissant la perspective d’un état palestinien indépendant.

Pompeo a révoqué un avis juridique sur lequel s’appuyait le département d’Etat remontant à 1978, selon lequel « l’établissement d’implantations de population dans ces territoires » n’était « pas conforme au droit international ». Saluée par Netanyahu et par Benny Gantz, son rival, cette décision a excédé les Palestiniens et créé un décalage avec la façon dont les autres pays œuvrent à la fin du conflit.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en conférence au Département d’Etat à Washington DC, le 18 novembre 2019. (Crédit : Andrew Harnik/AP)

Pompeo a déclaré que l’administration Trump considère que la question des implantations est une distraction et estime que tout problème juridique devrait être traité par les tribunaux internationaux.

« J’avoue que je suis très ému », a déclaré Netanyahu aux résidents d’implantations et aux journalistes dans l’implantation de Kfar Etzion. « Nous sommes ici, dans le Gush Etzion, un endroit d’où nous avons été expulsés pendant la guerre d’Indépendance, et sommes ici en ce jour historique avec un autre accomplissement pour l’Etat d’Israël, sur lequel nous avons beaucoup travaillé. »

Dans une réunion à huis-clos qui a eu lieu ensuite, le ton de Netanyahu s’est endurci et il a réprimandé la dizaine de maires des municipalités de Cisjordanie présents de ne pas s’être suffisamment exprimés contre la « menace » d’un gouvernement minoritaire soutenu par la Liste arabe unie, que Gantz cherche à former.

« Nous risquons un gouvernement minoritaire et vous ne m’aidez pas. Je ne vous entends pas [vous offusquer] », ont raconté deux chefs d’implantations présents lors de cette réunion.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite dans le Gush Etzion, le 19 novembre 2019. (Crédit :

Malgré ces mots durs contre Gantz, lui et Netanyahu devraient se rencontrer à 22 heures, soit 26 heures avant la date-butoir accordée à Gantz pour former un gouvernement.

Netanyahu et Gantz ont exprimé leur soutien à un gouvernement d’unité après les élections de septembre, qui ont laissé à la Knesset et à leurs alliés respectifs une majorité de sièges. Les pourparlers de la coalition ont toutefois été bloqués en raison de l’insistance du Likud à négocier en bloc commun avec ses partenaires religieux et à cause du refus de Kakhol lavan à intégrer un gouvernement dirigé par Netanyahu qui risque une inculpation pour corruption.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...