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Neuilly-sur-Seine adopte la définition d’antisémitisme de l’IHRA

Franck Keller, conseiller municipal, a expliqué qu’une "véritable délibération" allant dans le sens de la récente adoption de la définition serait votée prochainement

Le logo de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (Crédit : IHRA)
Le logo de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (Crédit : IHRA)

La ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a adopté ce 1er avril lors d’un conseil municipal la définition d’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), programme de communication des Nations unies.

L’ambassade d’Israël a salué la décision sur Twitter.

Franck Keller, conseiller municipal, a expliqué qu’une « véritable délibération » allant dans le sens de la récente adoption de la définition serait votée prochainement.

« Notre ville s’engage encore plus dans le combat contre l’antisémitisme et pour les valeurs de la République », a écrit Constance Le Gris, conseillère municipale.

La ville est dirigée par Jean-Christophe Fromantin (droite) depuis 2008.

Récemment, alors que la municipalité de Strasbourg avait rejeté l’adoption de la définition lors d’un conseil municipal fin mars, la Collectivité européenne d’Alsace l’a adoptée.

Début février, les municipalités de Paris et Nice l’ont elles aussi adoptée. À ce jour, 29 pays ont fait de même, dont la France, selon la dernière mise à jour du site de l’American Jewish Committee.

La définition décrit l’antisémitisme comme « une certaine perception des Juifs, qui peut être exprimée par la haine des Juifs » et qui est « dirigée contre des individus juifs ou non juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et les établissements religieux ».

Elle présente ainsi principalement des exemples de comportements antisémites sans lien avec Israël, comme l’appel à faire du mal aux Juifs ou la négation de la Shoah.

Elle inclut néanmoins aussi « le fait de nier au peuple juif son droit à l’autodétermination… en affirmant que l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste » et « le fait de comparer la politique israélienne contemporaine à celle des nazis ».

La définition comporte également les points suivants : « Le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique » et « l’idée selon laquelle les Juifs seraient collectivement responsables des actions de l’État d’Israël ».

Ces parties de la définition ont été vivement critiquées ces dernières années, car certains critiques estiment qu’elle étouffe la liberté d’expression et le droit de critiquer Israël. Les organisations et militants pro-palestiniens favorables au boycott d’Israël rejettent ainsi vivement la définition.

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