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« Niso » Shaham devrait être libéré après le rejet d’un appel déposé par le Parquet

La cour a rejeté l'appel des procureurs contre la libération anticipée de l'ancien policier moins de six mois après son incarcération pour crimes sexuels

L'ancien chef de la police de Jérusalem Nissan 'Niso' Shaham, au tribunal du district de Tel Aviv, le 10 décembre 2018 (Crédit : Flash90)
L'ancien chef de la police de Jérusalem Nissan 'Niso' Shaham, au tribunal du district de Tel Aviv, le 10 décembre 2018 (Crédit : Flash90)

Malgré l’appel déposé par le Parquet, un ancien haut-responsable de la police de Jérusalem bénéficiera d’une libération anticipée dans le cadre d’une condamnation à dix mois d’emprisonnement pour des crimes sexuels.

Un jugement de la cour, jeudi, a maintenu la décision prise par un comité de probation qui avait accepté de remettre Nissan « Niso » Shaham, qui avait commencé à purger sa peine au mois de mars, en liberté conditionnelle. La cour a ainsi rejeté l’appel qui avait été déposé par le Parquet.

Selon des informations parues dans les médias israéliens, Shaham pourrait retrouver la liberté dès dimanche si les procureurs ne font pas appel de la décision prise par le tribunal.

L’une des avocates de l’ancien policier a déclaré au micro de la radio Kan qu’elle était « heureuse que ce dossier touche enfin à sa fin après dix ans, et que Shaham puisse retrouver sa famille et sa vie privée ».

Shaham avait été condamné une première fois en avril 2018 pour avoir embrassé une officier subalterne, mais il avait été blanchi, à ce moment-là, des autres accusations qui avaient alors été portées contre lui. Les procureurs avaient affirmé qu’à plusieurs reprises, Shaham avait contraint des subalternes à avoir des relations sexuelles avec lui, et avait ensuite pris des décisions concernant leur carrière.

Il avait été condamné en décembre 2018 à des travaux d’intérêt général, mais en septembre 2019, le tribunal de district de Tel Aviv avait accepté l’appel de l’accusation, annulant l’acquittement de Shaham pour harcèlement sexuel, fraude et abus de confiance, et le condamnant sur la base des accusations initiales.

L’ancien commandant du district de Jérusalem Niso Shaham arrive à la prison Tzalmon pour y purger sa peine, le 1er mars 2022. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Au mois de février 2020, il avait écopé d’une peine de prison de dix mois assortie de cinq mois de probation et de plusieurs amendes. Après des appels infructueux, il était entré en prison le 1er mars 2022.

S’il est libéré cette semaine, il n’aura effectué que moins de six mois de sa peine de dix mois.

Le mois dernier, le comité de probation avait noté que Shaham était parvenu à « mener une réflexion en profondeur et à comprendre que son comportement avait été inacceptable », et qu’il avait exprimé des remords sincères. Il avait ajouté que le prisonnier avait présenté un programme de réinsertion privé et que l’une de ses victimes ne s’opposait pas à sa remise en liberté.

Toutefois, dans leur appel, les procureurs avaient affirmé que l’ex-haut-responsable de la police « n’assume pas les responsabilités de ses actions et il ne décèle aucune faute en elles ».

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