Nouveaux dans l’arsenal de l’Iran : un drone de combat « Gaza » et un radar « Quds »
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Nouveaux dans l’arsenal de l’Iran : un drone de combat « Gaza » et un radar « Quds »

L'engin peut transporter 13 bombes, voler à plus de 10 000 m d'altitude à 350 km/h avec 20h d'autonomie; Un nouveau système de radar facile à déplacer et baptisé "Quds" (Jérusalem)

Sur cette photo publiée le 21 mai 2021 par Sepahnews, le site Internet des Gardiens de la révolution iranienne, un nouveau drone de combat baptisé "Gaza" est exposé dans un lieu non divulgué en Iran. (Crédit : Sepahnews via AP)
Sur cette photo publiée le 21 mai 2021 par Sepahnews, le site Internet des Gardiens de la révolution iranienne, un nouveau drone de combat baptisé "Gaza" est exposé dans un lieu non divulgué en Iran. (Crédit : Sepahnews via AP)

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont dévoilé vendredi un nouveau drone de combat baptisé « Gaza », quelques heures après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza après 11 jours de combats.

L’engin est capable de transporter treize bombes et de voler à plus de 10 000 mètres d’altitude à une vitesse de 350 km/h avec une autonomie de 20 heures, est-il précisé sur le site.

Le nom du drone est un « honneur éternel pour ceux qui aujourd’hui à Gaza résistent à l’invasion et l’agression sionistes », a déclaré le chef de l’armée idéologique de la République islamique, le général de division Hossein Salami, cité par le site officiel des Gardiens Sepah News.

Selon le site des Gardiens de la Révolution, M. Salami a aussi dévoilé un nouveau système de radar facile à déplacer et baptisé « Quds » (Jérusalem), qui permet notamment de détecter des avions dans un rayon de 500 kilomètres. Une version améliorée d’un système de défense antiaérien a également été présentée.

« L’Iran a envoyé un drone armé en Israël depuis l’Irak ou la Syrie. Les forces iraniennes ont lancé le drone armé, que nos forces ont intercepté à la frontière entre Israël et la Jordanie », a déclaré jeudi Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse aux côtés du ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas en visite en Israël.

L’armée israélienne avait abattu mardi le drone alors qu’il s’approchait de l’espace aérien israélien près de la ville de Beit She’an peu avant l’aube.

Ce serait la deuxième fois que l’Iran envoie des drones armés vers Israël. Dans un cas similaire en 2018, un drone avait été piloté de la Syrie vers le nord d’Israël avant d’être abattu par un hélicoptère israélien. En réponse, Tsahal avait lancé une vague de frappes sur des actifs iraniens en Syrie.

Netanyahu a accusé l’Iran de fournir un soutien et une assistance technique aux groupes terroristes dans tout le Moyen-Orient, y compris le Jihad islamique palestinien, qui reçoit la majeure partie de son financement de Téhéran, ainsi que le Hamas, qui reçoit également des armes et d’autres aides de la part de la République islamique.

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« Ils fournissent l’échafaudage sur lequel ces organisations travaillent vraiment », a déclaré Netanyahu.

« Le drone était surveillé par les unités de contrôle aérien de Tsahal. Les fragments du drone ont été collectés par les forces de sécurité », a déclaré l’armée.

Israël a mené une campagne de bombardements de près en Syrie visant à empêcher d’une part l’Iran et ses milices alliées, y compris le Hezbollah libanais, de créer des bases pour attaquer l’État juif, et bloquer d’autre part le transfert d’armes sophistiquées de l’Iran au Hezbollah.

Plusieurs attaques aux frontières d’Israël ont été menées – dont une qui s’est soldée par la mort d’un membre du Hezbollah qui tentait de saboter la barrière frontalière. Plus récemment, au moins dix roquettes ont été tirées sur le nord d’Israël depuis le Liban.

Beaucoup de spéculations ont concerné la participation ou non du Hezbollah aux combats. Mais avec 25 % d’électricité en moins sur le territoire libanais en raison d’un retard de paiement, on est en droit de s’interroger comment les Libanais déjà bien remontés à l’encontre du vassal de l’Iran, auraient réagi.

Des roquettes lancées vers Israël depuis Gaza City, dans la bande de Gaza, le 20 mai 2021. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

« Aujourd’hui est née une nouvelle Palestine qui (…) se bat avec des missiles » et « un nouvel Israël est également apparu, brisé, frustré, déprimé et qui a perdu confiance en lui », avait estimé mercredi le général de division Hossein Salami, chef de l’armée idéologique de la République islamique, devant une foule réunie sur la place Imam-Hossein dans le centre de Téhéran.

Faisant allusion à la soi-disante fermeture de l’aéroport international Ben-Gourion de Tel-Aviv à cause des tirs du Hamas et à la suspension des vols par plusieurs compagnies internationales à destination d’Israël, le général Salami a salué une grande « première ».

« Sachez que la bataille de Palestine n’est pas seulement celle des Palestiniens contre les Israéliens » mais qu’elle « symbolise la bataille des musulmans contre l’arrogance mondiale [nom pour parler de l’Occident] », a-t-il souligné.

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Le chef de la force extérieure des Gardiens de la Révolution Esmaïl Qaani avait lui aussi assuré dimanche dernier le Hamas, au pouvoir à Gaza, et le Jihad islamique, deuxième groupe armé dans l’enclave, du soutien de Téhéran à leur lutte armée contre Israël.

Esmaïl Qaani, nouveau chef de la force Al-Qods après la mort de son commandant Qassem Soleimani dans un raid américain sur l’aéroport de Bagdad le 2 janvier 2020. (Crédit : Twitter / Mahdi Bakhtiari)

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