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Nouvelles émeutes contre l’extension du tramway de Jérusalem ; 4 arrestations

La police a déclaré que les émeutiers ont bloqué la circulation pendant deux heures et que certains d'entre eux sont entrés illégalement sur le site de construction

La police intervient lors d'une manifestation d'extrémistes haredim contre les travaux de construction du tramway de Jérusalem, le 25 juillet 2022. (Crédit : Police israélienne)
La police intervient lors d'une manifestation d'extrémistes haredim contre les travaux de construction du tramway de Jérusalem, le 25 juillet 2022. (Crédit : Police israélienne)

La police a arrêté quatre personnes lundi lors de la dernière manifestation violente d’extrémistes ultra-orthodoxes contre l’extension du tramway de Jérusalem dans leur quartier.

Des centaines de manifestants haredim, dont de nombreux adolescents, ont participé à la manifestation sur un chantier de la rue Bar Ilan à Jérusalem, qui se trouve au centre de plusieurs quartiers ultra-orthodoxes.

Les opposants haredim à l’extension du service ferroviaire craignent que l’État laïque n’empiète sur leur mode de vie religieux.

La police a déclaré que les émeutiers ont bloqué la circulation pendant deux heures et que certains d’entre eux sont entrés illégalement sur le site de construction, cherchant à manipuler des équipements. Les manifestants ont également brûlé des poubelles, endommagé la clôture du chantier et harcelé verbalement des agents et des employés municipaux.

Les agents de police dépêchés sur les lieux ont utilisé des dispositifs de dispersion anti-émeutes pour rétablir l’ordre, a indiqué la police, ajoutant que les quatre manifestants détenus pour atteinte à l’ordre public ont été transférés dans un commissariat voisin pour être interrogés.

La police a déclaré avoir également noté que de nombreux émeutiers étaient mineurs et a critiqué leurs parents pour avoir « encouragé leurs jeunes enfants » à participer aux manifestations et à entrer illégalement dans des zones de construction où sont entreposés des équipements dangereux.

Mais en plus de la violence employée par les manifestants, des images de la manifestation largement partagées sur les réseaux sociaux ont également montré l’un des agents de sécurité du site de construction frapper à plusieurs reprises l’un des jeunes manifestants alors que des policiers se tenaient à proximité.

Les extrémistes haredim organisent depuis des mois des manifestations contre les efforts d’extension du tramway dans la capitale, mais elles se sont intensifiées ces dernières semaines et sont devenues très violente dans de nombreux cas.

Lors d’une récente mobilisation, des participants ont attaqué un employé arabe avec une hache et un deuxième employé a eu la jambe cassée et s’est fait tirer dessus par un fusil à air comprimé, a rapporté la Douzième chaîne.

Dans le même temps, les médias haredim ont rapporté des faits de violence par des ouvriers arabes contre des manifestants haredim. Selon un reportage publié jeudi par le média haredi Kikar HaShabbat, un homme haredi a été menacé et agressé physiquement par deux gardes de sécurité arabes à la jonction de Bar Ilan.

Les travaux de construction de la rue Bar Ilan à Jérusalem devaient initialement durer deux ans, mais ils devraient être retardés d’un an au maximum en raison des perturbations actuelles.

La manifestation de lundi est intervenue un jour après que les procureurs ont inculpé cinq extrémistes ultra-orthodoxes s’être introduits sur un chantier de construction du tramway à Jérusalem et pour s’y être livrés à des troubles, au début du mois.

Dans deux incidents distincts, le parquet a affirmé que les accusés étaient entrés par effraction sur un chantier de construction du tramway dans la rue Bar Ilan de Jérusalem, qui se trouve au cœur de plusieurs quartiers ultra-orthodoxes, qu’ils s’étaient installés dans des trous qui avaient été creusés par les ouvriers dans le cadre du chantier, refusant ensuite obstinément de partir.

Après un petit moment, les manifestants avaient été sortis de force et arrêtés après avoir ignoré les appels répétés de la police à quitter les lieux de leur plein gré.

Les procureurs ont aussi indiqué que trois personnes qui ont été mises en examen, dimanche, avaient aussi violé les injonctions d’éloignement leur imposant de se tenir à l’écart du site après des arrestations antérieures.

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