Noyade d’un soldat : le chef d’état-major de Tsahal prône la sécurité
Jurant d'être intransigeant sur la discipline, Kohavi a dit que la responsabilité des commandants d'assurer la sécurité des soldats était plus importante que les entraînements
Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne Aviv Kohavi a souligné l’importance de la sécurité et de l’adhésion aux protocoles dans un discours prononcé lundi, faisant suite à sa décision de limoger cinq officiers qui se sont montrés dans l’incapacité d’empêcher la noyade d’un soldat durant un exercice d’orientation au début de l’année.
« L’apprentissage et les exercices servent à remplir des missions en temps et de guerre et de paix et à remporter la victoire sur le champ de bataille. Mais il y a également un autre ordre que nous devons considérer : c’est celui de garantir la sûreté et la sécurité de nos soldats », a rappelé Kohavi lors d’une cérémonie organisée pour l’arrivée du nouveau responsable des universités militaires de Tsahal.
Ce discours est survenu presque vingt-quatre heures après qu’il a démis cinq officiers de ses fonctions et officiellement blâmé le commandant de la brigade des parachutistes après la noyade mortelle du sergent Evyatar Yosefi, 20 ans, le 7 janvier dernier.
« Si des ordres ont été violés ou si des instructions n’ont pas été suivies – nous hisserons le drapeau rouge. Nous n’accepterons pas cela, nous ne serons pas ambigus et n’esquiverons pas nos responsabilité », a assuré le chef de l’armée lundi.
« Il y a une différence entre un accident et une erreur – et la règle est donc simple et claire : pour les accidents causés par une erreur de jugement – nous vous appuierons. Mais les jugements basés sur des impressions ou les erreurs qui surviennent parce que les ordres n’ont pas été suivis – nous les condamnerons », a-t-il ajouté.







