Rechercher

Nucléaire: l’Iran met en garde Israël contre « toute aventure militaire »

"Le nombre et l'intensité des menaces provocatrices et aventureuses du régime israélien n'ont cessé d'augmenter", a déclaré l'ambassadeur d'Iran auprès de l'ONU

L'envoyé iranien à l'ONU Majid Takht Ravanchi s'exprime devant les journalistes aux abords du Conseil de sécurité, le 24 juin 2019 (Crédit : Loey Felipe/UN)
L'envoyé iranien à l'ONU Majid Takht Ravanchi s'exprime devant les journalistes aux abords du Conseil de sécurité, le 24 juin 2019 (Crédit : Loey Felipe/UN)

L’Iran a averti Israël de ne pas tenter d' »aventure militaire » contre son « programme nucléaire », dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité de l’ONU, après que l’Etat hébreu a affirmé mercredi « se réserver le droit » de recourir à la force contre Téhéran.

« Nous mettons en garde contre toute erreur de calcul et toute aventure militaire du régime israélien contre l’Iran et son programme nucléaire », peut-on lire dans un texte de l’ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU Majid Takhtarvanchi, publié jeudi par l’agence de presse Tasnim.

« Ces derniers mois, le nombre et l’intensité des menaces provocatrices et aventureuses du régime israélien n’ont cessé d’augmenter pour atteindre des niveaux alarmants », selon M. Takhtarvanchi, qui appelle à « réagir » contre Israël pour « mettre fin à ses menaces ».

Israël voit d’un très mauvais œil un possible nouvel accord sur le programme nucléaire iranien, bien que la République islamique nie vouloir se doter de l’arme atomique.

Conclu en 2015, l’accord sur le nucléaire offrait à l’Iran la levée d’une partie des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l’arme atomique et d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous le strict contrôle de l’ONU.

Mais après le retrait unilatéral des Américains de l’accord en 2018, sous la présidence de Donald Trump, et le rétablissement de leurs sanctions, Téhéran s’est de plus en plus affranchi des restrictions nucléaires.

Les pourparlers pour sauver cet accord avaient repris en avril à Vienne, avant d’être suspendus depuis juin et l’élection du président ultraconservateur Ebrahim Raïssi.

Jeudi, le négociateur de l’Union européenne chargé des pourparlers sur le nucléaire iranien Enrique Mora a entamé des entretiens à Téhéran avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Ali Bagheri chargé de ce dossier.

Mercredi, le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid avait indiqué lors d’une conférence de presse à Washington avec son homologue américain Antony Blinken qu’Israël se « réservait le droit d’agir à tout moment et quels que soient les moyens » pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid, le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Sheikh Abdullah bin Zayed al-Nahyan participent à une conférence de presse conjointe au Département d’État à Washington, le 13 octobre 2021. (Crédit : Andrew Harnik / POOL / AFP)

Regrettant le « manque de volonté » iranien pour « dialoguer », le secrétaire d’Etat Blinken avait également déclaré que les Washington était « prêt à se tourner vers d’autres options si l’Iran ne change pas de direction ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...