Israël en guerre - Jour 142

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ONU : Les amendements des USA et de l’Autriche rejetés par la règle des deux-tiers

Bien qu’ils n’aient pas été adoptés, les deux textes, qui voulaient rappeler les crimes terroristes du Hamas, ont reçu davantage de voix favorables que défavorables

Le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Dennis Francis (à l'écran), prononce un discours lors d'une session extraordinaire d'urgence sur la situation à Gaza, le 12 décembre 2023. (Crédit : ONU/Manuel Elias)
Le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Dennis Francis (à l'écran), prononce un discours lors d'une session extraordinaire d'urgence sur la situation à Gaza, le 12 décembre 2023. (Crédit : ONU/Manuel Elias)

Prenant le relais du Conseil de sécurité, l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé mardi 12 décembre « un cessez-le-feu humanitaire immédiat » à Gaza, un texte non contraignant qui vise toutefois par sa majorité écrasante à mettre la pression sur Israël et son allié américain.

Dans cette résolution adoptée par 153 voix pour (dont la France), 10 contre (dont Israël et les États-Unis), et 23 abstentions sur 193 États membres, l’Assemblée s’inquiète de la « situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza ».

Les Américains avaient déposé un amendement pour condamner « sans équivoque les attentats terroristes odieux perpétrés par le Hamas en Israël depuis le 7 octobre 2023 et la prise d’otages ». Ce texte américain, un « minimum absolu » pour la délégation, aurait eu à être inséré en tête de la résolution de l’ONU en cas de vote positif.

S’il a reçu une majorité, avec 84 voix pour, 62 contre et 25 abstentions, il a été rejeté en raison de la règle des deux-tiers. Les décisions de l’Assemblée générale de l’ONU sur les questions importantes doivent en effet être prises à la majorité des deux tiers des États membres – une majorité simple n’est pas suffisante.

Un autre amendement autrichien, qui voulait préciser que les otages sont détenus par « le Hamas et d’autres groupes », a également été rejeté pour la même raison alors qu’il avait reçu une majorité avec 89 votes pour, 61 contre et 20 abstentions.

La délégation autrichienne a expliqué que son texte, « court et constructif », visait à remédier aux insuffisances de la résolution en ce qui concerne le droit d’Israël à assurer la sécurité de ses citoyens et en désignant le groupe terroriste responsable de la prise d’otages.  « Les enfants, les femmes et les hommes innocents retenus captifs à Gaza n’ont pas simplement disparu ou se sont égarés. Ils ont été enlevés par le Hamas », voulait-elle souligner.

Le Pakistan a regretté que l’Autriche et les États-Unis aient présenté des amendements pour, « une fois encore », ne condamner qu’une seule partie, se disant convaincu que les États membres refuseraient de condamner exclusivement le Hamas sans accuser Israël, ce qui serait à la fois « injuste et inéquitable », a rapporté le site de l’ONU.

Israël a fustigé la résolution « hypocrite » des Nations unies, qui ne condamne pas le Hamas, et qui ne le mentionne même pas. « Ce n’est pas Israël qui a violé le cessez-le-feu qui était en vigueur le 6 octobre, mais 3 000 nazis du Hamas », a fustigé la délégation israélienne. « Ceux qui appuient cette résolution ne font que signer un chèque en blanc à cette organisation terroriste », a encore averti Israël.

Comme Israël, la Bulgarie, les Pays-Bas et l’Allemagne ont jugé « inacceptable » un texte qui ne condamne ni les actes terroristes ni les violations du droit international dont le Hamas s’est rendu coupable le 7 octobre, y compris les actes de violence sexuelle atroces commis contre les femmes et les filles israéliennes.

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