Opération de police dans la maison du terroriste qui a poignardé 2 policiers
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Opération de police dans la maison du terroriste qui a poignardé 2 policiers

Quatre individus ont été arrêtés après qu’un habitant de Jérusalem Est a blessé 2 garde-frontières devant la Vieille Ville

Opération de police au domicile d'un terroriste de Jérusalem Est, à Jabel Mukaber, qui a poignardé deux garde-frontières, le 13 mars 2017. (Crédit : capture d'écran Police israélienne)
Opération de police au domicile d'un terroriste de Jérusalem Est, à Jabel Mukaber, qui a poignardé deux garde-frontières, le 13 mars 2017. (Crédit : capture d'écran Police israélienne)

La police a perquisitionné lundi matin le domicile à Jérusalem Est d’un attaquant palestinien présumé, quelques heures après une attaque au couteau près de la Vieille Ville de la capitale, qui a blessé deux garde-frontières.

Après l’attaque, la police est entrée dans le quartier Jabel Mukaber, foyer de Muhammad Ibrahim Mattar, qui serait l’attaquant selon les médias arabes. Quatre membres de sa famille ont été arrêtés, dont au moins l’un des frères de Mattar et ses parents, a indiqué la police.

Des preuves ont également été collectées dans la maison familiale, dont un drapeau portant le logo du groupe terroriste du Hamas, a annoncé la police.

Mattar, 25 ans, a poignardé deux policiers avec un grand couteau de boucher à l’entrée de la Porte des Lions de la Vieille Ville lundi matin, avant l’aube, selon la police.

Un drapeau du Hamas et d'autres preuves collectées par la police au domicile d'un terroriste de Jérusalem Est, à Jabel Mukaber, qui a poignardé deux garde-frontières, le 13 mars 2017. (Crédit : capture d'écran Police israélienne)
Un drapeau du Hamas et d’autres preuves collectées par la police au domicile d’un terroriste de Jérusalem Est, à Jabel Mukaber, qui a poignardé deux garde-frontières, le 13 mars 2017. (Crédit : capture d’écran Police israélienne)

L’assaillant a été grièvement blessé par balles pendant l’attaque. Il a ensuite succombé à ses blessures.

Les policiers ont été transportés par les secouristes à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de la ville. Leur état était stable et ils étaient pleinement conscients à leur arrivée, a précisé un porte-parole de l’hôpital.

Des photographies publiées sur les réseaux sociaux montraient un grand nombre de policiers dans le quartier, ainsi que quatre habitants emmenés par les policiers.

Le quartier de Jabel Mukaber, situé au sud est de la Vieille Ville, a été le foyer de plusieurs terroristes, et notamment d’un homme qui avait renversé avec son camion un groupe de soldats en janvier, tuant quatre d’entre eux.

Avant la fête de Pourim, qui est célébrée lundi à Jérusalem, un jour après la plupart des villes, la police avait déployé des forces supplémentaires pour renforcer la sécurité.

« Des mesures de sécurité générales continuent à Jérusalem alors que la fête de Pourim est célébrée aujourd’hui », a déclaré un porte-parole de la police.

Un grand couteau utilisé pour une attaque contre deux garde-frontières dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : police israélienne)
Un grand couteau utilisé pour une attaque contre deux garde-frontières dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : police israélienne)

La police a affirmé que ce « déploiement accru » avait permis de « mettre fin rapidement à cet incident ».

La Cisjordanie et la bande de Gaza avaient également été bouclées pour la fête, une procédure classique durant les jours de fêtes juives.

La Vieille Ville a été le site de nombreuses attaques au couteau et de tentatives d’attaques depuis le début d’un cycle de violence palestinienne en octobre 2015.

Même si une forte chute du nombre d’attaques a été enregistrée ces derniers mois, depuis octobre 2015, 40 Israéliens, deux Américains, un Palestinien et un Erythréen ont été assassinés dans des attaques au couteau, à main armée et à la voiture bélier.

Selon les chiffres de l’AFP, environ 250 Palestiniens, un Jordanien et un migrant soudanais ont également été tués, la plupart d’entre eux pendant qu’ils menaient des attaques contre des Israéliens, selon Israël, et beaucoup d’autres pendant des affrontements avec les troupes en Cisjordanie et à la frontière gazaouie, ainsi que pendant des bombardements israéliens sur la bande de Gaza.

Policiers et secouristes sur la scène d'une attaque au couteau à la Porte des Lions, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : Magen David Adom)
Policiers et secouristes sur la scène d’une attaque au couteau à la Porte des Lions, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : Magen David Adom)

La série d’attaques palestiniennes qui a commencé en octobre 2015 a été surnommée l’intifada des « loups solitaires », car beaucoup des attaques ont été menées par des individus qui n’étaient liés à aucun groupe terroriste.

Les attaques ont d’abord été attribuées aux tensions liées aux craintes palestiniennes qu’Israël ne cherche à changer le statu quo du mont du Temple à Jérusalem. Les dirigeants palestiniens ont affirmé que la cause principale de ces attaques pendant cette période était le désespoir causé par la présence militaire israélienne en Cisjordanie.

Le Hamas, groupe terroriste qui contrôle la bande de Gaza, continue de parler de chaque attaque comme appartenant à « l’intifada de Jérusalem ».

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