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Paris : Une promenade Aristides de Sousa Mendes, diplomate Juste parmi les nations

Le diplomate portugais a sauvé 30 000 réfugiés, dont 10 000 Juifs, qui ont cherché à quitter la France pendant la Deuxième Guerre mondiale

Inauguration de la promenade Aristides de Sousa Mendes, diplomate portugais Juste parmi les nations, à Paris, le 24 septembre 2022. (Crédit : Twitter @Anne_Hidalgo)
Inauguration de la promenade Aristides de Sousa Mendes, diplomate portugais Juste parmi les nations, à Paris, le 24 septembre 2022. (Crédit : Twitter @Anne_Hidalgo)

Une promenade Aristides de Sousa Mendes, diplomate portugais reconnu Juste parmi les nations, a été inaugurée samedi dernier à Paris, en présence des maires de Paris et de Lisbonne, Anne Hidalgo et Fernando Medina, et de descendants des familles qu’il a sauvées.

La promenade est située sur le terre-plein central du boulevard des Batignolles, entre la rue Andrieux et la place Prosper Goubaux (Paris 8e et 17e).

Le diplomate Aristides Sousa Mendes a sauvé des milliers de réfugiés cherchant à quitter la France pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En poste à Bordeaux en 1940, Aristides Sousa Mendes avait refusé de suivre les ordres du dictateur Antonio Oliveira Salazar, qui avait interdit aux consuls d’octroyer des visas aux « étrangers de nationalité indéfinie », aux « apatrides », ou aux « Juifs ».

En neuf jours, il délivra ces visas à tous les réfugiés en ayant fait la demande, sans distinction de nationalité ou de religion, sauvant ainsi plus de 30 000 personnes, dont 10 000 Juifs.

Mais, tombé en disgrâce dans son pays, il a été destitué de ses fonctions à l’issue d’un procès mené par le régime de Salazar, finissant ses jours dans la misère avant de mourir dans un hôpital de Lisbonne en 1954, à l’âge de 69 ans.

Souvent comparé à l’industriel allemand Oskar Schindler, qui a sauvé des centaines de Juifs de la déportation, M. Sousa Mendes a été reconnu en 1966 « Juste parmi les nations » par le mémorial de la Shoah à Jérusalem, qui perpétue le souvenir du génocide du peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a fait six millions de morts.

L’homme est entré au Panthéon national portugais l’an dernier, 67 ans après sa disparition.

L’État portugais avait fait un premier pas vers sa réhabilitation en le décorant de la croix du mérite en 1986, puis en le réintégrant plus tard dans la carrière diplomatique à titre posthume.

Pour perpétuer la mémoire du diplomate, enterré dans sa ville d’origine, un musée doit voir le jour à Cabanas do Viriato, au Portugal, dans le manoir de la famille, longtemps laissé à l’abandon. Le projet, repris en 2020 par la municipalité de Carregal do Sal, devrait ouvrir au public en 2023.

Jusqu’au 2 octobre, une exposition, « Un consul en résistance », lui est consacré au musée d’Aquitaine, à Bordeaux.

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