Israël en guerre - Jour 191

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Pas de feux d’artifices et des fêtes en demi-teinte pour Yom HaAtsmaout

Le gouvernement, les municipalités et les autorités locales ont décidé d'organiser des cérémonies discrètes à l'occasion du 76e anniversaire de l'indépendance d'Israël, alors que la guerre fait rage

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Des feux d'artifice illuminent le ciel lors de la cérémonie du 74e anniversaire du Jour de l'Indépendance, organisée au Mont Herzl, à Jérusalem, le 4 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Des feux d'artifice illuminent le ciel lors de la cérémonie du 74e anniversaire du Jour de l'Indépendance, organisée au Mont Herzl, à Jérusalem, le 4 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Israël organisera des cérémonies nationales et locales discrètes, sans feux d’artifice, à l’occasion du 76e anniversaire de son indépendance, ont déclaré des responsables, dans le contexte de la guerre avec le Hamas à Gaza et des 130 Israéliens et ressortissants étrangers toujours otages.

La cérémonie nationale, gérée par la ministre des Transports et de la Sécurité routière Miri Regev, ne comportera pas de feux d’artifice cette année, a déclaré un porte-parole de la cérémonie. Le comité directeur est encore en train de décider des autres aspects de l’événement.

« Nous ne pouvons pas célébrer comme d’habitude Yom HaAtsmaout tant que nos otages ne sont pas rentrés chez eux », a déclaré le maire de Tel Aviv, Ron Huldaï, dans un communiqué la semaine dernière.

« L’État d’Israël vit l’une de ses heures les plus difficiles et ce n’est pas le moment de faire des célébrations et des feux d’artifice. C’est le moment de se concentrer sur le retour des otages et de ramener le calme et la sécurité au sud et au nord ».

À Tel-Aviv, il n’y aura pas de feux d’artifice et moins d’événements seront organisés, la plupart auront lieu dans les quartiers plutôt que dans le cadre de grands rassemblements.

Huldaï réagissait à un post Instagram dans lequel le chanteur et acteur Idan Amedi, qui a été blessé au combat à Gaza, a décliné une invitation à être porteur d’un flambeau lors de la cérémonie annuelle au mont Herzl à Jérusalem marquant la transition entre Yom HaZikaron et Yom HaAtsmaout.

L’artiste israélien Idan Amedi lors d’une conférence de presse à l’hôpital Sheba à Ramat Gan, le 25 janvier 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Cette année, je resterai à la maison et je communierai avec leur mémoire, comme beaucoup d’autres dans la nation d’Israël », a écrit Amedi. Il a été gravement brûlé lors d’une explosion le 8 janvier, alors qu’il servait en tant que commandant dans les réserves du corps de génie de combat à Gaza. Six soldats ont été tués dans cette explosion.

« J’espère qu’à l’avenir on m’accordera le mérite de brandir un flambeau grâce aux mots que j’écris et non en raison d’un héroïsme guerrier », a-t-il déclaré.

Jérusalem n’organisera pas non plus de feux d’artifice cette année, a déclaré un porte-parole de la municipalité, mais aucune autre décision n’a été prise concernant les autres événements, qui comprennent généralement des concerts et des fêtes dans les parcs de la capitale.

La ville de Jérusalem a été fortement critiquée pour avoir organisé cette année un défilé de Pourim, le premier depuis 42 ans. Quelques jours avant la fête, le maire Moshe Lion avait rencontré des familles d’otages et avait accepté de changer le nom du défilé et de réduire le nombre et le volume des manifestations musicales. Le défilé s’est déroulé avec les parents de certains otages en tête de cortège.

Des parents et des sympathisants des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza par le groupe terroriste palestinien du Hamas à la tête du défilé de Pourim, à Jérusalem, le 25 mars 2024. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP Photo)

« Ce n’est pas l’année pour faire la fête », a déclaré Shai Benjamin, la fille de l’otage Ron Benjamin, dans une interview accordée au Times of Israel avant Pourim.

La guerre a été déclenchée par l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas contre le sud d’Israël, au cours duquel quelque 1 200 personnes ont été tuées et 253 prises en otage, dont la moitié sont toujours en captivité. En outre, 256 soldats ont été tués dans les combats à Gaza, et huit civils et dix soldats de Tsahal ont été tués dans des affrontements avec le Hezbollah à la frontière nord.

Des célébrations discrètes sont également attendues à Raanana, Kfar Saba, Haïfa, Ashdod, Afula, Netanya, Herzliya, Petah Tikva, Rishon Lezion, Beer Sheva et Modiin, selon un reportage de la chaîne publique Kan.

Le maire de Raanana, Chaim Broyde, a déclaré à Kan que sa ville, comme le reste d’Israël, partageait la douleur des familles endeuillées et priait pour la libération des otages et le rétablissement des blessés.

« Dans cette situation, il est impossible d’organiser les célébrations habituelles de Yom HaAtsmaout, a déclaré Broyde. « Nous organiserons des événements communautaires dans les quartiers de la ville.

Avant Yom HaZikaron, un soldat israélien déposant des fleurs et des bougies sur les tombes des soldats tombés au combat au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 23 avril 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le maire de la ville voisine de Broyde, Yariv Fisher, a déclaré à un journal local qu’Herzliya avait mené une enquête et avait constaté que la majorité des habitants souhaitaient organiser des célébrations plus modestes par égard et par solidarité avec les familles endeuillées et les familles des otages.

« Nous ferons la fête, mais différemment », a déclaré le maire de Bat Yam, Tzvika Brot, dans un communiqué adressé à un journal local. « Notre indépendance est bien plus qu’une simple raison de faire la fête. Elle a une signification existentielle pour le peuple juif, depuis la Déclaration d’indépendance jusqu’à ce jour. Nous ne laisserons jamais nos ennemis nous empêcher de nous réjouir, mais nous n’aurons pas de feux d’artifice cette année, et à la place, il y aura des spectacles de drones dans le ciel ».

Certaines villes n’ont toutefois pas encore pris de décision définitive concernant les prochaines fêtes nationales.

« Nous sommes en train de débattre », a déclaré le porte-parole de la ville d’Arad, située dans le désert. « Nous n’avons pas encore décidé de ce qu’il fallait faire. »

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