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Plus d’une dizaine de citoyens occidentaux toujours captifs en Iran

L'Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, retient encore plus d'une dizaine de ressortissants occidentaux et justifie cela par une décision judiciaire

Les citoyens américains Siamak Namazi, portant des lunettes, Emad Sharqi, deuxième à droite, et Morad Tahbaz, à droite, accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Doha, le 18 septembre 2023. (Crédit : Karim Jaafar/AFP)
Les citoyens américains Siamak Namazi, portant des lunettes, Emad Sharqi, deuxième à droite, et Morad Tahbaz, à droite, accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Doha, le 18 septembre 2023. (Crédit : Karim Jaafar/AFP)

La République islamique d’Iran retient encore plus d’une dizaine de ressortissants occidentaux, après la libération lundi de cinq Américains dans le cadre d’un échange de prisonniers avec Washington.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a dit lundi s’être entretenu avec les Américains libérés d’Iran à leur arrivée à Doha, parlant d’une conversation « émouvante ».

« Cela fait vraiment du bien de pouvoir dire que nos concitoyens sont maintenant libres », a déclaré à la presse M. Blinken, après l’annonce de la libération de cinq Américains dans le cadre d’un échange de prisonniers avec l’Iran.

L’Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, affirme que ces personnes sont détenues en vertu d’une décision judiciaire.

Leurs soutiens clament leur innocence et des ONG les considèrent comme des « otages » utilisés par Téhéran pour obtenir la libération d’Iraniens détenus à l’étranger.

Royaume-Uni

  • Mehran Raoof, un Irano-Britannique militant pour les droits de l’Homme, a été arrêté en octobre 2020 et s’est vu infliger, en août 2021, dix ans et huit mois de prison, selon Amnesty International.

Allemagne

  • Ressortissante à la double nationalité allemande et iranienne, Nahid Taghavi a été arrêtée en octobre 2020 et condamnée en août 2021 à dix ans et huit mois d’emprisonnement pour « appartenance à un groupe illégal » et « propagande contre le régime », selon sa fille.
  • Jamshid Sharmahd, un dissident irano-allemand, a été arrêté en août 2020. Fin avril de cette année, la Cour suprême iranienne a entériné sa condamnation à mort pour son implication présumée dans un attentat contre une mosquée perpétré en 2008, qui avait fait 14 morts.

France

  • Une enseignante française, Cécile Kohler, et son compagnon, Jacques Paris, ont été arrêtés en mai 2022 pour « espionnage » alors qu’ils faisaient du tourisme en Iran.
  • Consultant dans le secteur bancaire, Louis Arnaud a été arrêté en septembre alors qu’il visitait le pays. Décrit comme « un grand voyageur », il est incarcéré à la prison d’Evin à Téhéran dans des conditions « extrêmement rudes », selon ses parents.
  • Un autre Français est détenu en Iran mais son identité et les circonstances de son arrestation restent inconnues.
  • La chercheuse franco-iranienne, Fariba Adelkhah, arrêtée en 2019 puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, a été libérée le 10 février mais est interdite de quitter le territoire iranien.

Autriche

  • Un Autrichien dont l’identité n’a pas été révélée est détenu pour des raisons encore indéterminées.

Suède

  • Ahmadreza Djalali, un universitaire iranien résidant en Suède, a été arrêté lors d’une visite en Iran en avril 2016 et condamné à mort en 2017 pour « espionnage » au profit d’Israël. Il a obtenu la nationalité suédoise pendant sa détention. Selon sa famille, il est toujours dans le couloir de la mort.
  • La Suède et l’Union européenne (UE) ont récemment confirmé l’arrestation de Johan Floderus, un diplomate suédois qui travaillait pour l’UE à Bruxelles. Ce dernier avait été arrêté en avril 2022 à l’aéroport de Téhéran, lors d’un séjour touristique, a révélé le New York Times en septembre. Accusé par l’Iran de « crimes » – sans plus de détails -, il est détenu à la prison d’Evin.

Espagne

  • L’Espagnol Santiago Sanchez Cogedor est détenu en Iran depuis le mois d’octobre. Fan de football, il avait entrepris de se rendre à pied au Qatar pour assister au Mondial et avait été arrêté peu après son entrée en Iran.

États-Unis

Après la libération des cinq prisonniers, Washington assure qu’aucun citoyen américain n’est détenu en Iran.

Mais la famille de l’Iranien Shahab Dalili, résident permanent aux États-Unis et arrêté en 2016 lors d’une visite à Téhéran, a déploré qu’il ne soit pas inclus dans l’échange. Accusé d’espionnage, ce qu’il nie, Dalili s’est vu infliger 10 ans de prison.

« Merci président Biden d’avoir fait passer la vie humaine avant la politique », a déclaré lundi dans un communiqué Siamak Namazi, l’un des cinq Américains tout juste libérés.

L’Administration Biden a « pris des décisions incroyablement difficiles pour nous sauver », a salué cet homme d’affaires arrêté en 2015 en Iran.

« Merci de mettre fin à ce cauchemar. »

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