Pour une cadre du Labour, Jérusalem pourrait être la capitale de la Palestine
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Pour une cadre du Labour, Jérusalem pourrait être la capitale de la Palestine

La haute responsable du Labour a parlé de Tel Aviv comme capitale d'Israël et pense que Jérusalem devrait être gérée par un organisme international

Emily Thornberry prononce un discours à la conférence du Labour de 2016. (CC BY-SA 4.0, Rwendland, Wikipedia)
Emily Thornberry prononce un discours à la conférence du Labour de 2016. (CC BY-SA 4.0, Rwendland, Wikipedia)

Cette semaine, Emily Thornberry, députée britannique et membre du Parti travailliste a déclaré que Jérusalem devrait être « dirigée par un organisme international », et que la partie est de la ville devrait être reconnue comme la future capitale probable de la Palestine, et Tel Aviv comme l’éventuelle capitale d’Israël.

« La reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme étant la capitale d’Israël était une erreur et sape le consensus international selon lequel Jérusalem devrait être la capitale internationale du monde entier. Elle devrait être dirigée par un organisme international », a-t-elle déclaré mardi dans un entretien avec la radio LBC.

Emily Thornberry, qui deviendrait ministre des Affaires étrangères si les travaillistes arrivaient au pouvoir, a appelé « à deux États dans cette zone particulière du Moyen-Orient » et a reconnu la revendication palestinienne pour Jérusalem, mais pas celle d’Israël.

« Et nous savons que les Palestiniens revendiquent une partie de Jérusalem pour leur Etat quand il sera finalement reconnu », a-t-elle déclaré, indiquant qu’elle s’exprimait au nom du parti.

La députée a ajouté que la position des travaillistes sur Jérusalem « ne signifie pas que nous ne sommes pas d’accord avec l’existence d’un Etat d’Israël avec Tel Aviv comme capitale ».

Elle a aussi fait référence à l’Eurovision qui se tient à Tel Aviv, déclarant que cela « aurait été une erreur de l’organiser à Jérusalem parce que… [la ville] est très contestée ».

Le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, à droite, avec Emily Thornberry à Londres, le 9 juin 2017. (AP Photo/Frank Augstein)

Ces remarques ont été critiquées par le Board of Deputies of British Jews, qui a qualifié « d’absurde » de la part d’une élue du Labour de « parler des revendications palestiniennes sur la ville de Jérusalem sans même reconnaître celles d’Israël ».

« Nous voudrions qu’elle clarifie ses incohérences et qu’elle modifie sa vision partisane de cette question », a déclaré un porte-parole, selon le journal Jewish News.

Emmanuel Nahshon, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a déclaré : « Jérusalem est la capitale du peuple juif depuis 3 000 ans. C’est la capitale de l’Etat d’Israël depuis 70 ans. Nier cela n’est pas seulement une déformation de la vérité, mais cela nuit au processus de paix ».

Le Parti travailliste britannique a réalisé un bon score aux élections législatives de 2017 sous la direction de Jeremy Corbyn, un responsable politique d’extrême gauche et soutien des causes pro-Palestiniennes.

Pourtant, une série d’incidents l’impliquant, lui et d’autres membres de son parti, ont conduit au développement de sentiments anti-Israël et antisémites chez les travaillistes sous son mandat.

Il a assuré ne pas être antisémite et a promis d’éradiquer l’antisémitisme au sein du parti. Cela étant, neuf travaillistes ont claqué la porte du Labour ces derniers mois, et plusieurs d’entre eux ont mentionné l’antisémitisme comme raison de leur départ.

Luciana berger, une élue travailliste juive, a dit avoir reçu des menaces de mort et une pluie d’insultes et avait conclu que le parti était devenu institutionnellement antisémite.

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