Pourquoi Boy George a utilisé l’IA dans son titre pro-Israël
Selon la star de la pop britannique, des musiciens humains « lui auraient mis des bâtons dans les roues » pour créer son hommage à Nova
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L’icône de la pop britannique Boy George a justifié dimanche son utilisation de l’intelligence artificielle pour réaliser son nouveau titre pro-israélien « We Will Dance Again » par le fait que des musiciens humains lui auraient « mis des bâtons dans les roues ». Il a également averti que tout membre de son groupe qui remettrait en cause l’interprétation de cette chanson serait renvoyé.
George a indiqué avoir eu recours à l’IA pour créer cette chanson controversée, qui rend hommage aux victimes du pogrom perpétré le 7 octobre 2023 par le groupe terroriste palestinien du Hamas lors du festival de musique électronique Nova. L’artiste britannique présente cette technologie comme un outil au service du bien.
« Si j’avais essayé d’écrire ‘We Will Dance Again’ avec n’importe quel musicien, il m’aurait mis des bâtons dans les roues », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Instagram. « Il m’aurait dit : ‘Oh, tu ne peux pas dire ça.’ »
« Même maintenant que la chanson est écrite, certains membres de mon groupe s’interrogent sur le fait de l’interpréter avec moi. Ces personnes seront licenciées », a-t-il ajouté.
« Je n’ai pas besoin de censeurs. L’un des grands avantages de l’IA, c’est qu’elle élimine toute forme d’interférence – notamment humaine », a poursuivi George.
George a par ailleurs souligné qu’il était bien l’auteur de la chanson, précisant que les paroles et la mélodie étaient de lui.
#Shalom pic.twitter.com/0BfHIrThzO
— Boy George (@BoyGeorge) July 26, 2026
« C’est moi qui ai écrit cette chanson. Les paroles sont de moi, la mélodie est de moi », a-t-il expliqué, comparant son utilisation de l’IA au duo d’auteurs-compositeurs formé par Elton John et son collaborateur de longue date Bernie Taupin, dans lequel Taupin écrit les textes et John compose la musique.
George, qui ne joue d’aucun instrument de musique, a indiqué qu’il abordait l’IA de la même manière que les musiciens humains avec lesquels il collabore.
« Cela ne fait pas de moi quelqu’un de paresseux ni de peu créatif », a-t-il affirmé. « Je pense même que l’IA m’a rendu plus créatif. »
« Si j’avais essayé d’écrire ‘We Will Dance Again’ avec un être humain, il m’aurait empêché d’avancer. Mais Dieu merci, l’IA existe », a conclu George.
Le fait que le chanteur ait fait appel à cette technologie a déjà compliqué la sortie de la chanson. La plateforme de distribution musicale Bandcamp a supprimé « We Will Dance Again » peu après sa mise en ligne, invoquant ses règles relatives à la musique générée par l’IA.
Le titre n’est actuellement pas disponible sur les principales plateformes de streaming musical. Il n’est accessible que sur les réseaux sociaux.
Dans un récent message publié sur X, George a déclaré que la décision de Bandcamp était motivée par des considérations politiques. La chanson, en effet, « est restée en ligne pendant plus de 24 heures, ce qui signifie [sic] que les internautes hostiles ont alerté la plateforme, ou bien que celle-ci était opposée au message contenu dans le morceau ».
La polémique autour de l’IA s’ajoute à une vague de critiques plus générale concernant le message farouchement pro-israélien véhiculé par la chanson.
Dans un autre billet publié sur X la semaine dernière, George a annoncé qu’il sortirait son titre même si cela devait lui faire perdre des amis, notamment Tony Pontius, le manager de longue date de son label, avec lequel il a déclaré avoir rompu tout lien en raison de l’opposition de ce dernier à sa chanson.
La chanson « We Will Dance Again » emprunte son titre au mot d’ordre des survivants du festival de musique Nova, durant lequel des terroristes du Hamas, lorsqu’ils ont envahi le Sud d’Israël, le 7 octobre 2023, ont tué 378 jeunes et en ont enlevé des dizaines d’autres. Ce slogan est devenu un symbole de résilience au lendemain du 7-Octobre.
la Communauté du Times of Israël !







