Près de 1 500 Israéliens réclament la démission de Netanyahu à Tel Aviv
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Près de 1 500 Israéliens réclament la démission de Netanyahu à Tel Aviv

Les manifestants rassemblés sur la place Rabin, jeudi soir, brandissaient des panneaux où l'on pouvait lire : "Bibi, rentre chez toi"

Des Israéliens participent à une manifestation contre le Premier ministre  Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 2 février 2017 (Crédit :  Tomer Neuberg/Flash90)
Des Israéliens participent à une manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 2 février 2017 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Ce sont environ 1 500 personnes qui se sont rassemblées sur la Place Rabin jeudi soir et qui ont réclamé la démission du Premier ministre Netanyahu dans un contexte marqué par les enquêtes de corruption qui pèsent sur lui.

Les manifestants ont brandi des panneaux disant : « Netanyahu doit démissionner », « le roi est nu » et « Bibi, rentre chez toi », utilisant ici le surnom connu et très usité du Premier ministre.

Des enquêtes sont en cours contre Netanyahu dans deux affaires séparées de corruption. Alors que de nouveaux détails émergent, les investigations ont nourri les spéculations d’un éventuel effondrement de sa coalition s’il devait être inculpé, ce qui vient augmenter les perspectives de nouvelles élections.

Netanyahu a, pour sa part, démenti toute malversation.

Dans la première affaire, les policiers sont en train de vérifier si Netanyahu et son épouse Sara auraient reçu en cadeaux des cigares et du champagne – pour un montant s’élevant de 400 000 à 600 000 shekels – de la part du producteur de Hollywood Arnon Milchan.

Magnat du cinéma, intermédiaire puissant, ex-espion, qui est Arnon Milchan ?

Le couple aurait insisté sur le fait que les sommes en jeu seraient beaucoup moins importantes et que ces cadeaux n’ont rien d’exceptionnel dans la mesure où Milchan et sa famille sont leurs meilleurs amis.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le rédacteur en chef du Yedioth Ahronoth, Arnon Moses. (Crédit image composée : Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le rédacteur en chef du Yedioth Ahronoth, Arnon Moses. (Crédit image composée : Flash90)

La seconde affaire concerne des négociations présumées menées avec le directeur de la publication du quotidien Yedioth Aharonoth.

Les policiers s’intéressent à une promesse qu’aurait faite le Premier ministre d’adopter une législation visant à réduire la circulation du journal Israel Hayom, propriété de Sheldon Adelson, en échange d’une couverture moins hostile des actions du Premier ministre dans les pages du Yedioth.

Un Israélien portant un panneau "Bibi, rentre chez toi" participe à une manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 2 février 2017  (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Un Israélien portant un panneau « Bibi, rentre chez toi » participe à une manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 2 février 2017 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le chef du gouvernement fait également l’objet d’une enquête portant sur des cadeaux qu’il aurait reçus d’autres hommes d’affaires.

Il a déjà été interrogé trois fois par la police dans le cadre de ces investigations.

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