Israël en guerre - Jour 142

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Certaines familles d’otages exigent un nouvel accord avec le Hamas

Un réserviste de 53 ans tué par une attaque au drone dans le nord ; 2 soldats blessés dont un grave ; Inbar Haiman, otage du Hamas, a été assassinée en captivité ; Raids intensifs dans Gaza alors que le Hamas utilise les écoles comme bases d'attaque ; Les Houthis, soutenus par l'Iran, déclarent qu'ils "n'abandonneront pas la cause palestinienne, quelles que soient les menaces américaines, israéliennes ou occidentales" ; Tirs de roquettes vers des villes du nord et du sud

  • Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 16 décembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
    Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 16 décembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
  • Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 16 décembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
    Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 16 décembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
  • Inbar Haïman capturée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reim  le 7 octobre 2023. (Autorisation)
    Inbar Haïman capturée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reim le 7 octobre 2023. (Autorisation)
  • De la fumée s’élevant après une frappe israélienne dans la bande de Gaza, vue depuis le sud d'Israël, le 16 décembre 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)
    De la fumée s’élevant après une frappe israélienne dans la bande de Gaza, vue depuis le sud d'Israël, le 16 décembre 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)
  • Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 16 décembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
    Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 16 décembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
  • Le porte-parole militaire des rebelles houthis du Yemen, le général de brigade Yahya Saree, faisant une déclaration sur les récentes attaques contre deux navires commerciaux en mer Rouge lors d'une marche de solidarité avec la population de Gaza, dans la capitale Sanaa, le 15 décembre 2023. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)
    Le porte-parole militaire des rebelles houthis du Yemen, le général de brigade Yahya Saree, faisant une déclaration sur les récentes attaques contre deux navires commerciaux en mer Rouge lors d'une marche de solidarité avec la population de Gaza, dans la capitale Sanaa, le 15 décembre 2023. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)
  • Des Israéliens manifestent pour la libération des otages à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit: @Sha_b_p)
    Des Israéliens manifestent pour la libération des otages à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit: @Sha_b_p)
  • Des Israéliens manifestent pour la libération des otages à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Chen Leopold)
    Des Israéliens manifestent pour la libération des otages à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Chen Leopold)

Le cabinet de guerre se réunit à la Kirya

Le cabinet de guerre se réunit à la Kirya à Tel Aviv pour discuter des combats en cours à Gaza contre le Hamas.

Le cabinet devrait également délibérer sur les efforts visant à parvenir à un autre accord sur la libération des otages détenus par le Hamas.

Retour des évacués, AP à Gaza, aide humanitaire, Qatar : Netanyahu répond

Répondant à une dernière série de questions lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le Premier ministre Netanyahu a répondu : « Je n’ai pas l’intention de me lancer en politique » quand on lui dit que le député du Likud Yuli Edelstein a laissé entendre qu’il n’aura plus d’avenir politique une fois la guerre terminée.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant, interrogé sur la date à laquelle les Israéliens pourront retourner dans leurs foyers du nord et du sud, a déclaré que les gens commenceraient à retourner dans les zones proches de Gaza en janvier. Le processus fonctionnera « du nord au sud ».

Gallant affirme que les zones proches du nord de Gaza deviennent progressivement moins menacées.

À la frontière nord, dit-il, « la dissuasion est forte ». Mais pour que les gens puissent rentrer chez eux, il faut qu’il y ait une zone sans la présence du Hezbollah de l’autre côté de la frontière libanaise – et cela se fera soit par la négociation, soit par la force.

Netanyahu est interrogé sur la position de la communauté internationale quant à sa vision selon laquelle l’Autorité palestinienne ne devrait jouer aucun rôle à Gaza une fois la guerre achevée, il dit que de nombreux acteurs internationaux sont d’accord mais ne le diront pas. Ils disent qu’ils veulent qu’il donne aux Palestiniens le début d’un processus de création d’un État, et qu’ensuite il trouve un moyen de le bloquer, explique-t-il.

Il dit se souvenir du président américain Biden, lors de sa visite en Israël en tant que vice-président, lui demandant quelle serait la solution au conflit palestinien : « Je lui ai dit que les Palestiniens peuvent avoir tous les droits de mener leur vie, mais aucun des droits souverains qui pourraient mettre nos vies en danger », a déclaré Netanyahu. « Lorsque Biden a répondu que cela ne constituait pas une souveraineté, j’ai dit ‘vrai’ ».

Il affirme encore une fois que beaucoup sont d’accord avec ses projets post-guerre : « Je n’exclus même pas que nous puissions parvenir à un accord avec les États-Unis sur ce point », ajoute-t-il.

Interrogé sur le carburant et l’aide humanitaire pour Gaza, il a déclaré qu’Israël s’était engagé envers les États-Unis, aux termes de la trêve de fin novembre, à autoriser l’entrée de « carburant minimal » pour empêcher la propagation de maladies et l’effondrement humanitaire, ainsi que de 200 camions transportant quotidiennement de la nourriture et de l’aide humanitaire.

Le terminal de Rafah n’a la capacité de contrôler correctement que 100 camions par jour, c’est pourquoi Israël a temporairement ouvert le terminal de Kerem Shalom pour contrôler 100 autres camions. La capacité de Rafah doit être augmentée, avec un financement américain, dit-il, et lorsque ça se produira, Kerem Shalom fermera ses portes.

On lui demande pourquoi il a continué à permettre l’entrée de fonds qataris à Gaza, renforçant ainsi le pouvoir du Hamas, et aussi pourquoi il ne critique pas le soutien du Qatar au Hamas. Il dit avoir de « vives critiques » à l’égard du Qatar et « vous en entendrez davantage à ce sujet ». Pour l’instant, dit-il, il se concentre sur les otages. Sur la question du financement du Hamas par le Qatar, il affirme que l’argent est allé à Gaza « avant et après mes gouvernements… non pas pour renforcer le Hamas mais pour prévenir un désastre humanitaire ».

Il dit avoir comparé le Hamas à l’État islamique en 2014 et qu’Israël a porté atteinte aux capacités du Hamas dans une série de conflits, tuant des milliers de terroristes au cours de ses années au pouvoir.

« Une chose que nous n’avons pas faite : nous n’avons pas envahi Gaza ni fait ce que nous faisons actuellement parce qu’il n’y avait pas de consensus national pour cela, et certainement pas de légitimité internationale. »

Aujourd’hui, dit-il, « il y a un consensus national mais regardez à quel point nous devons nous battre sur la question de la légitimité internationale », même après l’assaut monstrueux du 7 octobre.

L’idée selon laquelle il a financé le Hamas, dit-il avec colère, « est une fiction qu’ils entretiennent toujours… La vérité est ce que je vous dis maintenant. »

Enfin, on lui demande s’il porte une plaque d’identité des otages « Ramenez-les à la maison » et, sans un mot, il déboutonne le haut de sa chemise pour montrer qu’il en porte une.

Hamas : pas de nouvel accord sans l’arrêt des frappes israéliennes

Le Hamas publie un communiqué officiel affirmant que le groupe terroriste n’acceptera pas un nouvel accord pour la libération des otages qu’il détient à Gaza « à moins que l’agression contre notre peuple ne cesse une fois pour toutes ».

Le communiqué indique que le Hamas a transmis cette position aux médiateurs.

Des Israéliens pour et contre un accord avec le Hamas se font face à Tel Aviv

Une centaine de personnes brandissant des pancartes appelant à une guerre sans compromis contre le Hamas se sont rassemblées à Tel Aviv, face aux manifestants scandant « cessez-le-feu maintenant ».

Les manifestations sur Begin Road, en face de la Kirya, soulignent les divisions croissantes au sein de la société israélienne sur la guerre contre le Hamas, qui, après avoir éclaté le 7 octobre, a suscité des manifestations d’unité après neuf mois d’une vague de protestations contre la refonte judiciaire du gouvernement qui a ébranlé Israël.

Les membres des deux rassemblements échangent des invectives, dans des scènes qui rappellent ces manifestations. Une femme crie aux manifestants : « Ce que vous faites se fait au détriment de la vie des otages. »

Un autre crie : « N’as-tu pas honte, espèce de porc ! »

La police sépare les deux groupes, mais une femme de la manifestation favorable à un accord avec le Hamas s’approche de l’autre et crie : « Ne diriez-vous rien non plus si votre fille était prise en otage ? »

L’un de ses rivaux idéologiques, Eyal Lahiani de Beit Shemesh, lui dit : « Je soutiens la libération des otages mais uniquement par une action militaire. »

Le rassemblement des personnes opposées à un accord avec le Hamas a lieu pour la deuxième semaine consécutive, dit Lahiani, et est dirigé par un groupe belliciste appelé la Marche des Mères.

Netanyahu sur les accords d’Oslo ; Gallant sur les attaques des Houthis

Lors de la conférence de presse de Tel Aviv, un journaliste demande à Netanyahu pourquoi il ne s’est pas retiré des accords d’Oslo puisqu’il ne cesse de les critiquer.

« J’ai hérité des accords d’Oslo », dit-il. « La décision de retirer l’OLP de Tunis et de l’implanter au cœur de la Judée-Samarie [Cisjordanie] et à Gaza a été une décision prise et mise en œuvre avant que je ne devienne Premier ministre. Je pensais alors que c’était une terrible erreur et c’est toujours le cas. »

S’en prenant au journaliste, il dit : « Vous et vos amis journalistes me reprochez depuis près de 30 ans d’avoir freiné les accords d’Oslo et empêché la création d’un État palestinien. C’est vrai », dit-il.

« Je suis fier d’avoir empêché la création d’un Etat palestinien parce qu’aujourd’hui tout le monde comprend ce qu’aurait pu être cet Etat palestinien, maintenant que nous avons vu le petit Etat palestinien à Gaza. Tout le monde comprend ce qui se serait passé si nous avions capitulé face aux pressions internationales et permis la création d’un État comme celui-là en Judée-Samarie, autour de Jérusalem et à la périphérie de Tel-Aviv.»

Le ministre de la Défense Yoav Gallant décrit son propre rôle dans les années 1990 en tant qu’officier supérieur de Tsahal à Jénine, luttant contre le terrorisme. Puis sont arrivés les accords d’Oslo, « et peu de temps après, 500 policiers palestiniens armés ont débarqué » dans la région de Jénine, « 5 000 autres ailleurs en Judée-Samarie et 7 000 à Gaza ». Cela a déclenché un processus aux conséquences désastreuses, notamment la vaste prolifération des armes. « Les accords d’Oslo ont lancé ce processus » et ces accords étaient truffés d’erreurs, dit Gallant.

Répondant à une question sur la menace des Houthis pro-Iran, Gallant affirme que les rebelles yéménites ont commencé par attaquer des navires affiliés à Israël et attaquent désormais toutes sortes de navires. « C’est un problème mondial qui touche également Israël », dit-il. Il ajoute que les Houthis ont tiré « des dizaines de missiles » sur Israël, dont la plupart ont été détruits. « Nous sommes prêts à agir. Nous savons quoi faire. Nous trouverons le moment opportun », dit Gallant. « Nous donnons une chance » à la communauté internationale de faire face à la menace qui pèse sur le transport maritime.

Hezbollah, État palestinien, otages : Netanyahu et Gantz répondent

Lors de la conférence de presse qui se poursuit à Tel Aviv, on interroge Netanyahu pour savoir si l’envoyé américain Amos Hochstein joue un rôle de médiateur concernant le Hezbollah et la frontière nord.

Il ne répond pas directement concernant Hochstein. Mais il dit qu’il existe une série d’impératifs auxquels Israël est confronté.

Premièrement, il faut une « victoire écrasante » sur le Hamas, avec un Hezbollah dissuadé dans le nord, dit-il. Une fois le Hamas détruit, Israël se concentrera sur le nord, où près de 100 000 Israéliens ont été déplacés de leurs foyers.

Soit il y aura une solution diplomatique à la frontière nord, « soit il y aura une autre manière » de résoudre la situation, dit-il.

On demande au ministre de la Guerre Benny Gantz, aux côtés de Netanyahu, s’il est prêt à déclarer catégoriquement qu’il s’oppose à la création d’un État palestinien. Gantz dit qu’il faut d’abord gagner la guerre, « et s’occuper de tout le reste relève de la politique, et je n’ai pas l’intention d’entrer dans ce sujet ».

On demande à Netanyahu s’il a laissé passer l’occasion d’envoyer le chef du Mossad il y a quelques jours au Qatar pour des négociations sur un nouvel accord d’otages. Il dit qu’il ne fera pas l’erreur de faire part de ses considérations aux ennemis d’Israël. Il dit qu’Israël « négocie » également avec l’ennemi via « le sang, le feu et des colonnes de fumée ».

Il estime que la combinaison de la force militaire et des efforts diplomatiques a permis la libération de 110 otages le mois dernier.

Concernant les conditions exigées par le Hamas pour un accord, il dit « qu’ils ont toutes sortes d’exigences », y compris « la fin de la guerre et que les troupes [israéliennes] soient expulsées… Dès que nous capitulons devant cela, le Hamas gagne. Et nous sommes obligés d’éliminer [le Hamas] et de récupérer tous les otages. »

Lorsqu’on lui demande quelle est sa vision pour Gaza au lendemain de la guerre, Netanyahu répond : « J’ai dit qu’il y aurait une démilitarisation. J’ai dit que Tsahal serait responsable de la sécurité dans la bande de Gaza, car il n’existe aucun autre facteur permettant d’assurer la lutte contre le terrorisme. Et je peux vous dire qu’il y aura une gouvernance civile qui n’éduquera pas ses enfants à détruire Israël… Je suis très clair sur ce point. »

Il dit qu’une grande partie d’Israël soutient cette idée et qu’il la défend depuis très, très longtemps.

Concernant un article du New York Times sur les révélations du Mossad concernant la machine financière du Hamas et l’échec d’Israël à résoudre le problème, Netanyahu dit qu’il n’est pas au courant de l’article. « Après la guerre », toutes ces questions et bien d’autres feront l’objet d’une enquête approfondie, dit-il.

Sirènes d’alerte à la roquette dans le kibboutz Mefalsim

Des sirènes d’alerte aux roquettes retentissent dans le kibboutz Mefalsim, qui a été évacué avec les communautés voisines peu après les attaques barbares du Hamas le 7 octobre.

Gallant assume aussi la responsabilité dans la mort des 3 otages

Le ministre de la Défense Yoav Gallant prend la parole lors d'une conférence de presse le 16 décembre 2023. (Crédit : capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la Loi sur le droit d'auteur)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant prend la parole lors d'une conférence de presse le 16 décembre 2023. (Crédit : capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la Loi sur le droit d'auteur)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré qu’il assume la responsabilité du meurtre tragique et accidentel de trois otages à Gaza par les troupes de Tsahal vendredi.

« En tant que ministre de la Défense, j’assume la responsabilité de tout ce qui se passe au sein de l’establishment de la sécurité et de tout ce qui se passe dans cette guerre, des succès et des coûts, ainsi que des graves erreurs. La même chose est vraie pour l’incident d’hier », a déclaré Gallant lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Guerre Benny Gantz.

Gallant dit avoir parlé avec toutes les familles des otages tués, qualifiant ces appels de « chargés, douloureux et difficiles, d’abord pour les familles, mais aussi pour moi personnellement. »

Le ministre de la Défense souligne la complexité des combats dans la zone de Shejaiya où l’incident a eu lieu, avec des terroristes du Hamas « dans chaque maison et chaque ruelle », et note que la zone est pleine de pièges et d’embuscades potentielles.

« J’ai perdu des commandants et des frères d’armes, j’ai vu beaucoup d’incidents difficiles, beaucoup de choses qui me concernaient, y compris des amis morts au combat. C’est l’un des incidents les plus tragiques que j’aie jamais connus », déclare Gallant.

« Le prix de la guerre est très élevé. Nous le payons chaque jour, mais quand vous savez que vous êtes sur une voie juste, alors vous êtes prêt à payer le prix jusqu’à ce que vous atteigniez l’intégralité de votre objectif, qui ici est de détruire le Hamas et de ramener tous les otages dans leurs foyers. »

Netanyahu : Je ne laisserai pas le ‘Hamastan’ se transformer en ‘Fatahstan’

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une conférence de presse le 16 décembre 2023. (Capture d’écran YouTube; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une conférence de presse le 16 décembre 2023. (Capture d’écran YouTube; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Toujours dans le cadre de sa conférence de presse depuis le quartier général de Tsahal, à Tel Aviv, le Premier ministre Netanyahu a affirmé que « seule la pression militaire » avait permis la libération des otages, à la faveur de la trêve du mois dernier, et que seule la pression militaire permettrait la libération des otages restants.

« Sans elle, nous n’avons rien », a-t-il assuré.

Il a redit qu’il ne laisserait pas « le ‘Hamastan’ se transformer en ‘Fatahstan’ », avec le retour de l’Autorité palestinienne à la tête de Gaza, bien que ce soit là le souhait du plus fidèle allié d’Israël.

Il a cité les conclusions d’un sondage de la semaine passée selon lesquelles 82 % des Palestiniens de Cisjordanie trouvent des raisons au massacre du 7 octobre, et rappelé que l’Autorité palestinienne n’avait toujours pas condamné l’attaque. « Et ils devraient contrôler Gaza ? », a-t-il demandé, en parlant de l’Autorité palestinienne, rappelant qu’il ne le laisserait pas faire.

Bien au contraire, a-t-il affirmé, après la destruction du Hamas, « Gaza sera démilitarisée » et ne sera plus une menace pour Israël.

Netanyahu promet de « tirer les leçons » de la mort des 3 otages tués par l’armée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une conférence de presse le 16 décembre 2023. (Capture d’écran YouTube; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une conférence de presse le 16 décembre 2023. (Capture d’écran YouTube; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit que la mort tragique de trois otages, tués par l’armée israélienne vendredi, lui « a brisé le cœur et brisé le cœur de la nation ». Mais, a-t-il ajouté, l’offensive terrestre de Tsahal va se poursuivre, tout comme la guerre, et ce, jusqu’à ce que le Hamas soit détruit.

« Nous nous battons pour notre survie », a dit Netanyahu, « et il nous faut continuer jusqu’à la victoire » – en dépit des pressions internationales et des pertes subies par Israël.

Il a dit sa peine pour la « mort tragique de nos trois otages » – Yotam Haim, Samar Talalka, Alon Shamriz – abattus par erreur, vendredi matin, par des soldats de Tsahal.

« Ils ont cru que leur salut était là, et l’impensable s’est produit », a-t-il dit.

Il a dit s’être posé la question, sans doute comme tous les Israéliens : « Et si… » et « Si seulement quelque chose avait été différent… Nous étions à ça de les retrouver. »

« Mais il est impossible de remonter le temps », a-t-il dit, ajoutant que tous les soldats savent qu’« il y a un cheveu entre la victoire et le désastre ».

« Nous allons en tirer les enseignements », a-t-il promis, répétant qu’Israël allait maintenir « son action militaire et diplomatique » pour obtenir la libération de tous les otages.

Le Hamas ne peut être vaincu que si tout est mis en œuvre pour le retour des otages – général à la retraite

Amos Gilad, ancien haut responsable de la Défense, s'exprime à une conférence au Centre interdisciplinaire à Herzliya, le 12 février 2019. (Capture d'écran : IDC)
Amos Gilad, ancien haut responsable de la Défense, s'exprime à une conférence au Centre interdisciplinaire à Herzliya, le 12 février 2019. (Capture d'écran : IDC)

Si les otages israéliens restent à Gaza, leur présence sera « un fardeau de faiblesse pendant des dizaines d’années », prévient le général de division (réserviste) Amos Gilad lors du rassemblement hebdomadaire de solidarité sur la « Place des Otages » à Tel Aviv.

Gilad, qui est aujourd’hui directeur exécutif de l’Institut pour la politique et la stratégie et qui a précédemment dirigé la division de recherche du Directorat des Renseignements militaires de Tsahal, affirme « qu’aucune victoire n’est possible sur le Hamas s’il s’avère par la suite que tout n’a pas été mis en œuvre pour récupérer les otages ».

« Un échange est une question de sécurité nationale, et votre présence ici au rassemblement est primordiale pour y parvenir », ajoute Gilad.

L’armée a intercepté un missile sol-air tiré sur un drone de Tsahal au-dessus du Liban

L’armée israélienne affirme que les défenses aériennes ont intercepté un missile sol-air tiré sur un drone de Tsahal au-dessus du Liban plus tôt dans la soirée.

Le drone n’a pas été touché et le missile n’a pas pénétré dans l’espace aérien israélien.

Des images de la région de la mer de Galilée ont capturé le moment de l’interception.

Il n’y aura pas d’accord sur les otages tant qu’Israël n’aura pas mis fin à l’incursion dans Gaza – responsable du Hamas 

Le haut responsable du Hamas, Osama Hamdan, prenant la parole lors d'un rassemblement organisé par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pour exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 17 mai 2021. (Crédit : Hassan Ammar/AP Photo)
Le haut responsable du Hamas, Osama Hamdan, prenant la parole lors d'un rassemblement organisé par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pour exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 17 mai 2021. (Crédit : Hassan Ammar/AP Photo)

Oussama Hamdan, membre du bureau politique du Hamas, déclare que le groupe terroriste palestinien n’acceptera pas un autre accord pour la libération des otages qu’il détient à Gaza tant qu’Israël ne cessera pas ses opérations militaires et n’acceptera pas ses conditions.

Un organisateur du rassemblement pour les otages à Tel Aviv : Ne scandez plus « honte »

Le mot « honte » se propage spontanément sur le boulevard Shaul Hamelech, l’artère de circulation de la base militaire de Kirya.

Les cris proviennent des milliers de participants au rassemblement hebdomadaire de solidarité avec les otages israéliens détenus à Gaza. Ils font suite aux appels lancés par les orateurs au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour qu’il passe un accord avec le Hamas en vue de la libération des 129 personnes encore présumées détenues à Gaza.

Le slogan fait écho à ceux entendus lors des rassemblements contre le projet de refonte du système judiciaire du gouvernement qui ont eu lieu dans tout Israël au cours des dix mois qui ont précédé l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre.

Un porte-parole du Forum des familles des otages et disparus, qui organise les rassemblements, monte sur scène pour demander à la foule d’arrêter de scander le mot « honte ».

« Gardez ça pour d’autres causes et d’autres occasions », dit l’homme, qui ne se présente pas à la foule.

« La politique n’a pas sa place ici. À partir de maintenant, criez ‘maintenant’ au lieu de ‘honte’. »

À Tel Aviv, Michael Rapaport fustige la Croix-Rouge : « Une putain de honte ! »

Michael Rapaport sur un écran s’exprimant lors d'un rassemblement sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 16 décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran de la vidéo X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Michael Rapaport sur un écran s’exprimant lors d'un rassemblement sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 16 décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran de la vidéo X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Lisant des données sur les personnes toujours retenues en otage à Gaza, l’acteur Michael Rapaport intercale le mot hébreu pour « maintenant » dans un discours en anglais lors de la manifestation de Tel Aviv exigeant la libération des captifs.

Rapaport, un Juif américain qui défend activement Israël dans la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, reproche au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de ne pas en faire assez pour obtenir la libération des otages.

« Vous êtes une putain de honte », clame Rapaport avec son accent new-yorkais, déclenchant des applaudissements.

« Ce n’est pas une crise de l’État d’Israël ou du peuple juif, cela concerne tout le monde, alors ressaisissez-vous », ajoute Rapaport lors du rassemblement à Tel Aviv.

« Je ne suis ici que depuis cinq jours, mais je sais qu’Israël se relèvera », conclut Rapaport, qui, au cours de sa visite, a participé au tournage d’un sketch sur l’antisémitisme dans les campus américains avec les acteurs de l’émission de télévision satirique israélienne « Eretz Nehederet ».

S’adressant à distance au rassemblement de Tel Aviv, le maire de New York demande la libération immédiate des otages

Le maire de New York, Eric Adams, prend la parole lors de la convention de nomination de l'État du New York Democratic Party 2022, à New York, le 17 février 2022. (Kena Betancur/AFP)
Le maire de New York, Eric Adams, prend la parole lors de la convention de nomination de l'État du New York Democratic Party 2022, à New York, le 17 février 2022. (Kena Betancur/AFP)

Dans une allocution filmée, le maire de New York, Eric Adams, réitère son appel à la libération des otages détenus à Gaza, en utilisant une rhétorique qui fait écho aux demandes des familles cherchant un accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Pas un jour de plus, pas une nuit de plus, nous ne devons pas nous reposer tant que tous vos otages n’auront pas été libérés et autorisés à rentrer chez eux sans délai. Au nom de tout ce qui est juste et bon », déclare Adams dans son discours, qui est projeté sur un écran géant sur la « Place des Otages » à Tel Aviv.

Les milliers de participants au rassemblement de ce soir applaudissent passionnément en réponse à l’allocution d’Adams, qui rappelle également qu’il est maire de la ville qui compte la plus grande communauté juive au monde.

Comme les semaines précédentes, les participants scandent « Tous maintenant ».

Le Forum des familles des otages et disparus est favorable à un nouvel accord avec le Hamas. Mais d’autres familles ayant des proches détenus à Gaza, notamment celles représentées par le Forum de Tkumah, ne font pas pression en faveur d’un accord, plaidant plutôt pour une action militaire ou un accord avec des conditions meilleures que celles qui sont considérées comme le minimum acceptable par le Hamas à l’heure actuelle.

Les familles des otages prévoient de camper devant la base de Kirya à Tel Aviv

Les familles d’Israéliens retenus en otage prévoient de camper en face de l’entrée du siège de l’armée de la Kirya, a déclaré un porte-parole du Forum des familles des otages et disparus lors du rassemblement hebdomadaire de solidarité avec les personnes retenues en otage à Gaza.

« Nous voulons rappeler au gouvernement que nous ne sommes pas contre eux, que nous sommes avec eux. Mais ils doivent aussi être avec nous », a déclaré un porte-parole du forum, qui représente les familles favorables à un nouvel accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas pour la libération des otages.

Un accord de trêve d’une semaine conclu à la fin du mois de novembre avais permis la libération de 105 otages.

A Tel Aviv, le lieu du rassemblement pour les otages a été déplacé pour appuyer les demandes des organisateurs

Illustration : Ruby Chen, un sablier à la main, prend la parole lors d’une conférence de presse Place des Otages, à Tel Aviv, en Israël, le 16 décembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
Illustration : Ruby Chen, un sablier à la main, prend la parole lors d’une conférence de presse Place des Otages, à Tel Aviv, en Israël, le 16 décembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Le rassemblement hebdomadaire en faveur de la libération des otages a eu lieu en face de la base militaire de la Kirya, dans un mouvement destiné à appuyer les demandes de ses organisateurs vis-à-vis du gouvernement.

Depuis la scène, Shir Segal, dont la mère Aviva a été libérée le mois dernier et dont le père Keith est, selon toute probabilité, toujours otage, s’est adressée aux autorités de la sécurité de la base, haut-lieu de la hiérarchie de la Défense.

« Gantz, Gallant, Netanyahu, nous vous avons élus, maintenant écoutez-nous, entendez l’immense souffrance des otages et approuvez le principe d’un nouvel accord dès maintenant », a déclaré Shir Segal, tandis que plusieurs milliers de personnes, sur la Place des Otages, scandaient « Maintenant ».

Yamit Ashkenazi, la sœur de Doron Steinbrecher, également originaire de Kfar Aza et otage, a parlé de « l’immense douleur » du kibboutz suite à la mort accidentelle, de la main des soldats israéliens, de trois otages, deux d’entre eux originaires de Kfar Aza.

« L’objectif de cette guerre est de les ramener vivants, mais trois otages – deux d’entre eux originaires du kibboutz Kfar Aza – sont revenus dans des cercueils », a-t-elle dit, ajoutant que cela montrait la nécessité d’un « accord immédiat ».

Lors des précédents rassemblements, la scène était tournée vers le nord, face au musée d’art de Tel Aviv, tournant le dos à la Kirya.

L’autre nouveauté est le défilé, qui s’est arrêté près du rassemblement, et est audible depuis la place. On y entend une centaine de manifestants scander « Un accord maintenant ».

Tsahal et Shin Bet : 90 terroristes ont été arrêtés dans un hôpital du nord de Gaza

L’armée israélienne et l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet affirment qu’au cours des derniers jours, Tsahal a arrêté quelque 90 terroristes à l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de la bande de Gaza, et ont saisi de nombreuses armes.

Le communiqué conjoint indique que certaines des personnes appréhendées à l’hôpital, qui aurait servi de base au groupe terroriste palestinien du Hamas, ont participé au massacre du 7 octobre dans le sud d’Israël.

Des troupes de la 460e Brigade Blindée et de l’unité commando Shayetet 13 de la Marine ont fait une descente dans l’hôpital et ont trouvé des armes, notamment des fusils d’assaut, des lance-roquettes, des engins explosifs et du matériel militaire appartenant à des terroristes, indique Tsahal.

Le communiqué indique que les agents du Shin Bet et les interrogateurs de l’unité 504 du Directorat des Renseignements Militaires ont interrogé les employés de l’hôpital, qui ont admis que des armes étaient cachées à l’intérieur des couveuses du service de maternité.

Benny Gantz et Gadi Eisenkot rencontreront des familles d’otages

Forum des familles des otages et disparus déclare qu’à sa demande, les ministres du cabinet de guerre Benny Gantz et Gadi Eisenkot rencontreront des représentants des familles sur la « Place des Otages », à Tel Aviv à 20h.

Gantz participera ensuite à une conférence de presse commune avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant, à 21h.

Tsahal publie une vidéo de soldats combattant un homme du Hamas caché dans un tunnel à Gaza

L’armée israélienne a publié des images montrant des militaires de la 188e brigade blindée en train de lutter contre un homme armé du Hamas caché dans un tunnel, dans le quartier de Shejaiya, à Gaza.

La vidéo enregistrée par une caméra de casque montre des soldats en train d’encercler l’entrée du tunnel, près d’une école de Shejaiya, avant qu’un homme armé n’ouvre le feu depuis l’intérieur. On voit les troupes riposter et l’un des soldats lancer des grenades à l’intérieur.

Le commandant de la 188e brigade, le colonel Or Vollozinsky, a déclaré dans une vidéo que ses soldats avaient croisé plus d’une vingtaine de cellules du Hamas à Shejaiya la semaine passée et avaient tué des dizaines d’agents.

Toujours selon Tsahal, la brigade a également saisi de nombreuses armes cachées dans des maisons, des écoles et d’autres sites civils.

L’otage Inbar Haïman a été assassinée par le Hamas – Forum des familles des otages et disparus

Inbar Haïman capturée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reim  le 7 octobre 2023. (Autorisation)
Inbar Haïman capturée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reim le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Le Forum des familles des otages et disparus annonce qu’Inbar Haïman, 27 ans, a été assassinée après avoir été enlevée par des terroristes palestiniens lors de l’assaut du 7 octobre mené par le Hamas.

Haïman, étudiante en art à Haïfa, laisse derrière elle ses parents et un frère.

Le frère de l’un des otages abattus « par erreur » : « Maintenant, il n’y a que les ténèbres »

Ido Shamriz, le frère de l’otage Alon Lulu Shamriz qui a été tué par erreur par des soldats israéliens avec deux autres captifs alors qu’ils tentaient de s’échapper, a publié un message déchirant sur les réseaux sociaux.

« Il y avait de la lumière au bout, maintenant il n’y a que les ténèbres », a-t-il posté sur X. « Alon, mon frère, un héros courageux. »

Le post a été publié après que Tsahal eut révélé que les trois otages en fuite étaient torse nu et brandissaient un drapeau blanc alors qu’ils s’approchaient des troupes dans le quartier de Shejaiya, en proie aux combats, à Gaza, mais qu’ils avaient été abattus en violation des protocoles militaires d’ouverture du feu.

Un navire de guerre US a abattu une rafale de 14 drones tirés par les Houthis

L’armée américaine affirme qu’un de ses navires de guerre stationné en mer Rouge a abattu 14 drones tirés par les rebelles Houthis soutenus par l’Iran au Yémen.

Un communiqué du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) indique que l’USS Carney, un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke opérant dans la mer Rouge, « a engagé avec succès 14 systèmes aériens sans pilote (UAS) lancés sous forme de rafale de drones depuis les zones contrôlées par les Houthis du Yémen ».

« Les UAS ont été considérés comme des drones d’attaque à sens unique et ont été abattus sans entraîner de dommage aux navires dans la zone ni de blessés », indique le communiqué, ajoutant que « les partenaires régionaux de la mer Rouge ont été alertés de la menace ».

3 roquettes ont été tirées depuis le Liban sur le nord d’Israël – armée

Une photo prise depuis une position dans le nord d'Israël, le long de la frontière avec le Liban, montre de la fumée s'échappant et une boule de feu éclatant suite au bombardement israélien sur les collines proches de la ville de Marwahin, dans le sud du Liban, le 16 décembre 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Une photo prise depuis une position dans le nord d'Israël, le long de la frontière avec le Liban, montre de la fumée s'échappant et une boule de feu éclatant suite au bombardement israélien sur les collines proches de la ville de Marwahin, dans le sud du Liban, le 16 décembre 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

L’armée israélienne affirme que trois roquettes ont été tirées depuis le Liban sur le nord d’Israël, déclenchant des sirènes d’alerte à la roquette à Kiryat Shmona et dans les communautés voisines.

L’armée ajoute que les troupes répondent par des bombardements d’artillerie.

Aucun blessé ni dommage n’a été signalé.

Plus tôt, Tsahal avait déclaré avoir frappé un certain nombre de suspects dans une zone connue pour être utilisée par les membres du Hezbollah dans le sud du Liban.

Netanyahu tiendra une conférence de presse à 20h30

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu donnant une conférence de presse, le 2 décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu donnant une conférence de presse, le 2 décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononcera une allocution et tiendra une conférence de presse à 20h30, a indiqué son bureau.

Des sirènes d’alerte aux roquettes retentissent à la frontière nord

Les sirènes d’alerte aux roquettes retentissent dans les villes situées le long de la frontière nord.

Les sirènes retentissent à Tel Haï, Misgav Am, Kiryat Shmona, Kfar Giladi, Margaliot et Manara.

Les sirènes retentissent après que des roquettes et des drones chargés d’explosifs ont été tirés sur Israël plus tôt dans la journée.

Réunion du cabinet de guerre prévue dans la soirée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu,  le ministre de la Défense Yoav Gallant, et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz, lors d'une conférence de presse organisée au siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant, et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz, lors d'une conférence de presse organisée au siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le cabinet de guerre devrait se réunir plus tard dans la soirée pour discuter des efforts renouvelés pour parvenir à un accord visant à libérer des otages supplémentaires, selon des médias israéliens.

Cette réunion survient alors que des informations font état d’une rencontre entre le chef de l’agence de renseignement du Mossad, David Barnea, et le Premier ministre qatari, l’émir Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, hier soir, dans le but de relancer les pourparlers.

L’Égypte abat un drone présumé au large de la mer Rouge – média

La défense anti-aérienne égyptienne a abattu un drone présumé au large de la mer Rouge, près de la station balnéaire de Dahab, située sur la côte orientale de la péninsule du Sinaï, d’après deux sources de sécurité.

Ces sources ont précisé auprès de l’agence de presse Reuters que l’origine du drone était inconnue.

Tsahal frappe des cibles du Hezbollah au Liban après des attaques à la roquette et au drone

L’armée israélienne affirme avoir frappé plusieurs autres sites du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le sud du Liban, notamment des complexes armés et un lance-roquettes.

Ces frappes surviennent après que plusieurs roquettes et missiles ont été tirés du Liban vers le nord d’Israël au cours des dernières heures. Plus tôt, le Hezbollah a mené une attaque explosive par drone.

Tsahal répond par des tirs d’artillerie sur les sites de lancement.

En outre, l’armée indique que les troupes ont touché deux suspects identifiés sur une position connue de lancement de roquettes du Hezbollah dans le sud du Liban.

Un destroyer britannique a abattu un « drone d’attaque présumé » en mer Rouge

Le destroyer britannique HMS Diamond traverser le canal de Suez alors qu'il navigue de la mer Rouge vers la Méditerranée, le 2 décembre 2012. (Crédit : AFP)
Le destroyer britannique HMS Diamond traverser le canal de Suez alors qu'il navigue de la mer Rouge vers la Méditerranée, le 2 décembre 2012. (Crédit : AFP)

Le destroyer britannique HMS Diamond a abattu un « drone d’attaque présumé qui visait la marine marchande en mer Rouge » dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé sur X (ex-Twitter) le ministre de la Défense du Royaume-Uni Grant Shapps.

« La récente vague d’attaques illégales représente une menace directe pour le commerce international et la sécurité maritime » dans la zone, a-t-il indiqué, à l’heure où les tensions s’accentuent en mer Rouge sous la menace des yéménites Houthis, proches du Hamas et de l’Iran.

Lors de cette nouvelle attaque présumée, « un missile Sea Viper a été tiré et a permis de détruire la cible », a précisé Grant Shapps.

Le Royaume-Uni avait annoncé fin novembre l’envoi du navire de guerre HMS Diamond dans le Golfe pour répondre à des « préoccupations croissantes » sur la sécurité des routes commerciales maritimes dans la zone.

Catherine Colonna contrainte de repousser sa visite au Liban à lundi

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, quittant la réunion hebdomadaire du cabinet au palais présidentiel de l'Élysée, à Paris, le 12 octobre 2022. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)
La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, quittant la réunion hebdomadaire du cabinet au palais présidentiel de l'Élysée, à Paris, le 12 octobre 2022. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)

La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna qui devait se rendre au Liban ce samedi a dû repousser à lundi son voyage en raison d’un problème technique sur l’avion qui la transportait à Beyrouth.

Les pilotes du Falcon 900, à bord duquel avaient pris place la ministre, des conseillers, des journalistes ainsi que des agents de la garde rapprochée, ont jugé que, pour des raisons de sécurité, il était préférable de faire demi-tour et de revenir se poser sur la base de Villacoublay, près de Paris.

La ministre des Affaires étrangères n’a toutefois pas renoncé à sa visite et se rendra à Beyrouth lundi, au lendemain d’une visite en Israël et en Cisjordanie.

Samedi, elle devait notamment s’entretenir avec le Premier ministre Najib Mikati, le chef du parlement Nabih Berri, allié du Hezbollah. Catherine Colonna devait également s’entretenir avec le commandant de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) dans la capitale libanaise.

Retour des otages : Gallant rencontre les chefs de la défense et du renseignement

Le ministre de la Défense Yoav Gallant, à gauche, rencontrant le chef d'état-major de l’armée israélienne Herzi Halevi, le directeur du Mossad David Barnea et le chef du Shin Bet Tomer Bar, le 16 décembre 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant, à gauche, rencontrant le chef d'état-major de l’armée israélienne Herzi Halevi, le directeur du Mossad David Barnea et le chef du Shin Bet Tomer Bar, le 16 décembre 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant tient une réunion avec les chefs militaires et du renseignement « axée sur les efforts visant à rendre les otages détenus à Gaza », indique son bureau.

Gallant a rencontré le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, le directeur de l’agence de renseignement du Mossad, David Barnea, et le chef l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Tomer Bar, ainsi que d’autres officiers supérieurs.

Cette réunion fait suite au meurtre par erreur de trois otages par des soldats de Tsahal hier et à l’échec des négociations en vue d’un nouvel accord sur les otages.

De gauche à droite : Les otages Yotam Haïm, Samar Talalka et Alon Lulu Shamriz, tués par erreur par les troupes de l’armée israélienne, à Gaza, le 15 décembre 2023. (Autorisation)

Des roquettes sont tirées sur les communautés frontalières de Gaza

Des roquettes sont tirées sur les communautés proches de la frontière avec Gaza.

Des sirènes d’alerte retentissent à Ein HaShlosha et Nirim.

Aucun blessé ou dommage n’a été signalé dans l’immédiat.

Les familles des otages veulent renforcer leurs manifestations en vue d’un nouvel accord

Un homme tenant un portrait de Kfir Bibas, 10 mois, détenu par des terroristes palestiniens depuis l'assaut du 7 octobre, alors que les familles et les sympathisants manifestent devant le ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Un homme tenant un portrait de Kfir Bibas, 10 mois, détenu par des terroristes palestiniens depuis l'assaut du 7 octobre, alors que les familles et les sympathisants manifestent devant le ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Les familles des otages qui sont actuellement détenus par le Hamas à Gaza se sont rencontrées pour débattre du renforcement de leurs manifestations contre le gouvernement. Elles tentent de convaincre ce dernier de reprendre des négociations qui pourraient ouvrir la voie à de nouvelles libérations.

Une réunion qui est survenue alors que l’armée israélienne a fait savoir, vendredi, que trois otages avaient été accidentellement tués par les soldats à Gaza et que les militaires avaient rapatrié les corps sans vie de trois autres captifs.

« Nous jouons à la roulette russe », a indiqué aux journalistes Ruby Chen, dont le fils Itay est actuellement entre les mains du groupe terroriste, aux abords du ministère de la Défense, à Tel Aviv.

« Cela ne peut pas continuer comme ça. Chaque jour, nous ne savons pas au domicile duquel d’entre nous on viendra frapper à la porte », a-t-il ajouté, en référence aux soldats de l’armée qui viennent pour annoncer une mauvaise nouvelle.

Raz Matalon, dont deux parents, Yossi et Eli Sahrabi sont détenus en otage, a appelé le gouvernement à présenter de nouvelles propositions en vue d’un accord avec le Hamas.

« Ils doivent présenter une proposition israélienne. Je regarde nos dirigeants dans les yeux : ‘Cela dépend de vous, arrêtez tout. Faites-nous maintenant une proposition’. »

Les alertes dans le nord ont été déclenchées par 2 drones chargés d’explosifs en provenance du Liban – Tsahal

De la fumée s'élevant près d'un avant-poste israélien à cause des roquettes tirées par le Hezbollah, sur une photo prise depuis le village de Tayr Harfa, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 15 décembre 2023. (Crédit : AFP)
De la fumée s'élevant près d'un avant-poste israélien à cause des roquettes tirées par le Hezbollah, sur une photo prise depuis le village de Tayr Harfa, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 15 décembre 2023. (Crédit : AFP)

Deux drones apparemment chargés d’explosifs ont pénétré dans l’espace aérien israélien depuis le Liban, déclenchant des sirènes en Galilée.

L’un a été intercepté par le Dôme de fer, tandis que le second a frappé une zone proche de la communauté de Margaliot, dans le nord du pays, selon l’armée israélienne.

Tsahal n’a pas encore publié d’informations sur les victimes potentielles de l’attaque de drone.

Les troupes répondent par des tirs d’artillerie dans le sud du Liban.

Familles des otages : Pas de communication du cabinet de guerre suite aux 3 otages tués « par erreur »

Les familles et les soutiens des otages enlevés par le Hamas pendant le massacre du Hamas, le 7 octobre, aux abords du ministère de la Défense à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Les familles et les soutiens des otages enlevés par le Hamas pendant le massacre du Hamas, le 7 octobre, aux abords du ministère de la Défense à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Un porte-parole des familles des otages affirme n’avoir eu aucun contact avec les membres du cabinet de guerre suite à la mort accidentelle de trois otages par l’armée israélienne, hier.

« En dépit de l’ampleur du désastre, aucun membre du cabinet de guerre n’a parlé aux familles, personne n’a expliqué comment prévenir le prochain désastre, personne », affirme Haïm Rubinstein, porte-parole des familles.

« Pourquoi les familles doivent-elles plaider pour quelque chose qui devrait être évident ? »

Les Houthis promettent de poursuivre leurs attaques contre Israël

Des rebelles houthis scandant des slogans lors d'un rassemblement, à Sanaa, au Yémen, le 26 mars 2023. (Crédit : Hani Mohammed/AP Photo)
Des rebelles houthis scandant des slogans lors d'un rassemblement, à Sanaa, au Yémen, le 26 mars 2023. (Crédit : Hani Mohammed/AP Photo)

Un haut responsable houthi promet la poursuite de leurs opérations contre Israël, alors que les attaques répétées du groupe terroriste soutenu par l’Iran perturbent grandement le transport maritime international en mer Rouge.

« Les Houthis n’abandonneront pas la cause palestinienne, quelles que soient les menaces américaines, israéliennes ou occidentales », a déclaré Ali al-Qahoum, membre du bureau politique des Houthis pro-Iran du Yémen, au site Al-Mayadeen, et cité par l’agence de presse Reuters, tout en mettant en garde que toute action hostile contre le Yémen aurait des conséquences désastreuses.

Al-Qahoum assure par ailleurs que le Yémen se préoccupe de la protection de l’espace maritime international. « Le Yémen est soucieux de protéger la navigation maritime internationale conformément aux lois et aux normes internationales. »

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