Israël en guerre - Jour 143

Rechercher

Michael Rapaport dans une satire des présidentes de Harvard, du MIT et de UPenn

Le sketch de "Eretz Nehederet" moque celles qui ont refusé de condamner les appels au génocide des Juifs et met en évidence l'inégalité entre les chefs du Hamas et les Gazaouis

L'acteur américain Michael Rapaport se moquant des présidentes d'universités américaines qui ont refusé de dire que l'appel au génocide des Juifs viole la politique de leur établissement. (Crédit : Capture d'écran de l’émission Eretz Nehederet ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
L'acteur américain Michael Rapaport se moquant des présidentes d'universités américaines qui ont refusé de dire que l'appel au génocide des Juifs viole la politique de leur établissement. (Crédit : Capture d'écran de l’émission Eretz Nehederet ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’acteur et humoriste juif américain Michael Rapaport était l’invité de l’émission satirique israélienne « Eretz Nehederet » (« Un pays merveilleux ») mardi soir. Il est apparu dans un sketch se moquant des responsables d’universités américaines de premier plan qui ont suscité un tollé la semaine dernière, étant incapables de condamner les appels au génocide des Juifs.

Rapaport, qui est suivi par plus de deux millions d’abonnés rien que sur Instagram, soutient ouvertement Israël depuis l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre, au cours duquel 1 200 personnes ont été tuées et plus de 240 ont été prises en otage lorsque des milliers de terroristes ont déferlé sur Israël et ont lancé l’attaque la plus meurtrière de l’histoire du pays.

Dans le cadre de sa visite en Israël en temps de guerre, il s’est rendu sur la « Place des Otages » à Tel Aviv et a rencontré des familles d’otages, notamment des membres de la famille Bibas – Shiri et Yarden et leurs deux enfants, Ariel, 4 ans, et Kfir, 11 mois, tous enlevés et emmenés de force à Gaza.

Mardi, il est apparu dans un sketch en anglais sur « Eretz Nehederet » dans lequel il jouait le rôle d’Albus Dumbledore, du roman Harry Potter de J.K. Rowling. À ses côtés, trois membres de l’équipe de l’émission satirique ont joué les rôles des professeurs McGonagall, Sprout et Rogue, des personnages de la série fantastique mondialement connue.

Le sketch portait sur un événement récent au cours duquel les présidentes de l’Université de Harvard, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université de Pennsylvanie ont refusé de répondre sans ambiguïté lorsqu’on leur a demandé si les appels au génocide du peuple juif violaient les règles du campus en matière de harcèlement.

« C’est une décision qui dépend du contexte », a répondu la présidente de Penn, Liz Magill, à la question, tandis que la présidente de Harvard, Claudine Gay, a déclaré : « Lorsque le discours se transforme en comportement, nous prenons des mesures », et que la présidente du MIT, Sally Kornbluth, a déclaré que de tels propos ne seraient « examinés comme des actes de harcèlement que s’ils sont omniprésents et graves ».

Suite à l’indignation suscitée par leurs réponses, Magill a démissionné de son poste samedi, tandis que la Harvard Corporation a décidé que Gay resterait à son poste malgré un examen minutieux et des appels à la démission.

Le sketch « Eretz Nehederet » de mardi mettait en scène les trois professeurs de Poudlard convoqués pour un interrogatoire similaire par le directeur de l’école, Dumbledore, sauf qu’au lieu de faire référence aux Juifs, les questions portaient sur les « sangs-de-bourbe », un terme péjoratif désignant les sorciers nés de parents non sorciers dans le monde fictif de Harry Potter.

« Nous vous avons convoqués ici aujourd’hui pour aborder la question de l’anti-sangs-de-bourbe », dit Dumbledore. « Vous êtes tous des professeurs, ce qui signifie que vous êtes intelligents, donc cela ne devrait pas prendre longtemps. »

Le sketch met en scène les trois professeurs contournant la question de savoir si « prôner le génocide des sangs-de-bourbe » enfreint le code de conduite de l’école.

« C’est une décision qui dépend du contexte », dit le professeur McGonagall, reprenant les mots du président de Penn, Magill. Le professeur Sprout remplit alors le rôle du résident Gay de Harvard, et suggère que « si le discours se transforme en conduite, il peut s’agir de harcèlement ».

Lorsqu’on lui pose la même question, le professeur Rogue répond : « D’une part, en tant que professeur de Serpentard, j’éprouve certains sentiments à l’égard des [sangs-de-bourbe], mais d’autre part, étant moi-même un sang-mêlé, je pense qu’appeler à leur génocide est tout à fait acceptable. »

Cette réplique semble être une référence à Kornbluth du MIT, qui est juive.

De plus en plus frustré par leurs non-réponses, Dumbledore demande : « Qu’est-ce qui vous est arrivé à tous ? C’était une bonne école (…). Les forces obscures ont-elles pénétré les murs du château ? »

C’est à ce moment-là que le sketch s’écarte de la métaphore à peine voilée, car le professeur Sprout répond avec enthousiasme : « Oui ! Ce sont les Qataris. »

En entendant le montant que les Qataris versent à l’école, Dumbledore déclare avec enthousiasme : « Pour ce genre d’argent, je dirais moi-même f*** à tous les sangs-de-bourbe, et aux Juifs aussi. »

Sortant de son personnage, Rapaport se tourne alors vers la caméra et dit : « Si vous n’avez pas saisi la métaphore, c’est parce que vous êtes aussi stupide qu’un diplômé de Harvard. »

Les universités américaines ont été largement accusées de ne pas protéger les étudiants juifs et israéliens, dans un contexte de montée des craintes d’antisémitisme dans le monde entier depuis l’assaut meurtrier du 7 octobre contre Israël et la guerre qui s’en est suivie à Gaza, au cours de laquelle Israël a juré d’éliminer le groupe terroriste au pouvoir.

Ce n’est pas la première fois que « Eretz Nehederet » met en avant le problème de l’antisémitisme sur les campus universitaires au cours des dernières semaines. Le 5 novembre, un sketch montrant deux étudiants soutenir sans réfléchir les terroristes palestiniens du Hamas est devenu viral et a été visionné plus de 11 millions de fois sur les réseaux sociaux dans les 24 heures qui ont suivi sa diffusion.

Au cours de l’émission de mardi soir, « Eretz Nehederet » a également mis en évidence le décalage entre les dirigeants du Hamas, qui vivent dans le luxe au Qatar, et les civils de Gaza qui souffrent d’un accès limité à la nourriture et aux abris.

Extrait d’une chanson satirique critiquant les dirigeants du Hamas au Qatar de vivre une vie de luxe alors que la population de Gaza souffre au milieu de la guerre qu’ils ont déclenchée. (Crédit : Capture d’écran de Eretz Nehederet » ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d’auteur)

La chanson satirique s’ouvre sur un appel à l’aide à Gaza, une femme apparaissant à l’écran et déclarant : « Les enfants de Gaza souffrent, ils n’ont ni nourriture ni médicaments, mais vous pouvez les aider, ouvrez votre cœur et faites un don en cliquant sur le lien ci-dessous. »

Le clip passe ensuite à un graphique illustrant la quantité d’aide qui a été envoyée à la population de Gaza depuis le monde entier avant d’être immédiatement redirigée vers le Qatar.

Trois membres de la distribution de « Eretz Nehederet » jouent les rôles de Moussa Abu Marzouk, vice-président du bureau politique du Hamas, de l’ancien chef du Hamas Khaled Meshaal et d’Ismaïl Haniyeh, président du bureau politique du groupe terroriste palestinien.

Les trois résident actuellement au Qatar et ont une valeur nette d’environ 3 milliards de dollars, 4 milliards de dollars et 4 milliards de dollars respectivement, selon des informations de Fox News, et du National Post entre autres.

Le clip montre les trois dirigeants du Hamas vivant dans des maisons luxueuses, portant des robes de soie et des bijoux en or, profitant de voitures de luxe, de cigares et d’une nourriture abondante.

« Je ne peux pas croire ce que nous avons apporté à Gaza, Dieu merci, nous sommes en sécurité au Doha Plaza », commence la chanson, avec des images de trois dirigeants du Hamas jouant au poker dans des décors en or et en marbre blanc.

« Des billets de dollars, des billets de dollars, notre peuple n’a pas d’eau, je me demande ce que ça fait », chante le personnage d’Abu Marzouk en se prélassant dans un bain.

Au début du mois, Tsahal a publié des factures trouvées lors de raids sur des sites du Hamas dans la bande de Gaza qui, selon elle, montraient qu’un des fils de Haniyeh avait acheté des bijoux valant plusieurs milliers de dollars, ces dernières années, alors que de nombreux Gazaouis souffrent de la faim.

Le post, écrit par le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, a dit montrer les factures des achats réalisés à Gaza et au Qatar par Moaz Haniyeh.

Les cinq reçus représentent un total de 25 000 dollars.

La publication a fait remarquer que « le montant d’une seule de ces factures équivaut à environ deux ans de salaire pour un résident de Gaza ».

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.