Rechercher

Retour sur le Congrès national du rabbinat français, organisé à Paris

Présidé par Haïm Korsia et organisé à l’ambassade d’Azerbaïdjan à Paris et au Séminaire israélite de France, l'évènement a réuni près d’une centaine de rabbins

Le Congrès national du rabbinat français, à Paris, les 16 et 17 mai 2022. (Crédit : Rahman Mustafayev / Ambassade d’Azerbaidjan en France / Twitter)
Le Congrès national du rabbinat français, à Paris, les 16 et 17 mai 2022. (Crédit : Rahman Mustafayev / Ambassade d’Azerbaidjan en France / Twitter)

Le congrès national et annuel du rabbinat français s’est tenu à Paris les 16 et 17 mai derniers, dans les locaux du service culturel de l’ambassade d’Azerbaidjan en France (16e arrondissement) le premier jour, puis le lendemain au Séminaire israélite de France (5e arrondissement).

Lors du premier jour, le congrès, présidé par le grand rabbin de France Haïm Korsia, a réuni près d’une centaine de rabbins venus de toute la France, a rapporté le Consistoire.

Ils ont ainsi pu découvrir l’Azerbaïdjan et ses communautés juives, « les Juifs des montagnes », une communauté géorgienne et une communauté ashkénaze arrivée de Russie à l’époque de l’URSS.

« Composé de 96,9 % de musulmans dont 75 % chiites, le pays vit harmonieusement sa diversité culturelle et religieuse, comme l’a rappelé Son Excellence l’Ambassadeur Rahman Mustafayev, qui accueillait les rabbins dans ses murs », a indiqué le Consistoire, qui rapporte que huit rabbins exercent aujourd’hui à Bakou, dont les rabbins Shneor Segal et Zamir Isayev venus spécialement de Bakou à la rencontre des rabbins français.

Les deux religieux ont ainsi insisté sur « l’aide du président Aliev à la communauté juive dans la construction des écoles juives, des synagogues et de l’aide pour résoudre le fonctionnement de la communauté durant la période du COVID-19 ».

Shlomo Amar, grand rabbin de Jérusalem et invité d’honneur du congrès, a quant à lui rappelé les deux rencontres « chaleureuses » qu’il a eues avec le président Aliev lors de ses visites en Azerbaidjan. Il a affirmé lors d’une interview télévisée que, durant sa carrière de grand rabbin d’Israël, de 2003 à 2013, il avait été amené à rencontrer de nombreux rois, et présidents mais qu’il n’avait jamais rencontré un président « aussi chaleureux que le président Aliev ». Peu avant, il avait été reçu à un office à la synagogue Saint-Lazare puis au Centre européen du judaïsme pour la hilloula de Rabbi Méïr Baal Haness.

Les travaux du congrès rabbinique ont notamment porté sur des sujets tels que l’accueil religieux des réfugiés d’Ukraine, sujet abordé par le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich, la problématique de la viande artificielle à base de cellules souches présentée par le grand rabbin de Metz et de la Moselle Bruno Fiszon et le dayan (juge rabbinique) Michael Szmerla ; la question des abats, notamment les graisses interdites, par le dayan de Lyon Y’hia Teboul, la gestation pour autrui par le grand rabbin de Paris Michel Guggenheim, ou encore la rédaction des Ketoubot (actes de mariages juifs) par le grand rabbin Assous et le dayan Yaakov Haviv.

Elie Korchia, président du Consistoire central de France, a lui présenté aux rabbins ses réalisations, ses priorités et sa vision, insistant sur le binôme qu’il exerce avec le grand rabbin de France et le dialogue permanent dans l’élaboration des projets en étant au plus près des communautés de province « afin de les aider à être plus dynamiques ».

Un buffet dînatoire, auquel a participé l’ambassadrice d’Israël en France, Yaël German, a clôturé la première journée. Les travaux se sont poursuivis le lendemain, après un dvar torah. Des sujets tels que les initiatives et les perspectives rabbiniques, s’agissant tout particulièrement de la jeunesse et des mariages, ont notamment été évoqués. L’aide du grand rabbinat au développement des communautés de province a également été un sujet évoqué.

Le grand rabbin de France a conclu le congrès à la mi-journée, avant d’annoncer à l’ensemble des rabbins la tenue du prochain congrès l’an prochain.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...