Roman Gofman devrait finalement bien prendre la tête du Mossad
Selon la déposition de l'officier "Gimmel", le secrétaire militaire du Premier ministre n'a pas pu mentir sur l'opération d'influence controversée impliquant un mineur, ce point n’ayant pas été abordé
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Le général de division Roman Gofman devrait devenir le prochain chef de l’agence de renseignement du Mossad après qu’une déclaration sous serment a semblé affaiblir les recours visant à l’empêcher d’accéder à ce poste.
Ces recours alléguaient que Gofman avait menti à un officier du Directorat des Renseignements militaires lors d’une enquête sur une opération d’influence menée en 2022.
La procureure générale, Gali Baharav-Miara, avait soutenu ces allégations et demandé l’annulation de la nomination de Gofman à la tête de l’agence de renseignement. Gofman occupe actuellement le poste de secrétaire militaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Selon ces recours, l’officier du Directorat des Renseignements militaires, désigné uniquement par l’initiale « Gimmel », aurait demandé à Gofman s’il savait que des documents classifiés avaient été transférés depuis sa division vers un mineur répondant au nom d’Ori Elmakayes, qui gérait un compte Telegram.
Gofman est accusé d’avoir menti à Gimmel en affirmant qu’il n’était pas au courant de ces détails. Les recours estimaient donc que sa nomination à la tête du Mossad était inappropriée, compte tenu de ces violations présumées de l’éthique.
Cependant, une déclaration sous serment que Gimmel a soumise dimanche à la Haute Cour de justice semble démontrer que Gofman n’a pas menti au cours de l’enquête, d’après la presse israélienne.
Gimmel a explicitement écrit dans sa déposition que ni lui ni Gofman ne savaient qui était Elmakayes, et que la question de l’identité du jeune homme, alors âgé de 17 ans, n’avait pas été abordée lors de leur conversation.
L’officier lui avait en revanche demandé s’il savait que des documents classifiés avaient été transférés hors de sa division.
Gofman n’aurait donc pas pu mentir sur le fait qu’il était au courant du transfert de renseignements à Elmakayes, puisqu’on ne lui avait pas posé de questions à ce sujet.
« Pour ma part, je ne connaissais ni Ori Elmakayes, ni son activation [en tant qu’agent de renseignement], ni son compte Telegram », a écrit Gimmel dans sa déclaration, selon la chaîne N12.
Dans cette déclaration sous serment, Gofman a nié que des informations classifiées aient été transférées hors de la division, insistant sur le fait que seules des sources ouvertes avaient été utilisées pour toute opération d’influence.
Cette déposition pourrait ouvrir la voie à un rejet par la Haute Cour des recours déposés contre Gofman et lever les obstacles juridiques à son entrée en fonction, prévue en juin.
Lundi, la Haute Cour a ordonné à Baharav-Miara de transmettre la déclaration sous serment de Gimmel à Netanyahu et à Gofman. Le Premier ministre a ensuite demandé à la Cour de rejeter les recours, affirmant que le document prouve que « la conduite du général Gofman était irréprochable ».
Il a accusé la procureure générale, avec laquelle il est fréquemment en conflit, de « tout faire pour traîner les pieds et faire capoter la nomination », selon Ynet.
Baharav-Miara n’est pas la seule à avoir cherché à empêcher la nomination de Gofman.
Le chef sortant du Mossad, David Barnea, s’y opposerait également, préférant voir son adjoint lui succéder.
Ynet a également rapporté que des responsables de l’agence de renseignement s’opposaient à ce que Gofman occupe ce poste, en particulier en temps de guerre, car il n’a aucune expérience préalable au sein du Mossad.
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