Nomination de Gofman : Déposition d’un officier du renseignement militaire devant la Cour
La déclaration sous serment du général de brigade ayant interrogé le prochain chef du Mossad a été déposée en tant que document classifié
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le bureau de la procureure générale a annoncé dimanche avoir déposé auprès de la Haute Cour de justice la déclaration sous serment d’un ancien officier du Directorat des Renseignements militaires, désigné uniquement par uniquement par l’initiale « Gimmel », conformément à l’ordonnance rendue mardi dernier, dans le cadre des recours formés contre la nomination du général de division Roman Gofman au poste de prochain chef de l’agence de renseignement du Mossad.
La déclaration sous serment a été signée en présence d’un avocat du bureau du procureur général militaire. Aucun fonctionnaire du bureau de la procureure générale n’a participé à la préparation de cette déclaration, précise le communiqué, conformément à la demande des avocats de Gofman et du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
La déclaration sous serment a été déposée en tant que document classifié, mais le bureau de la procureure générale a demandé à Tsahal de la déclassifier afin qu’elle soit accessible au public.
La procureure générale, Gali Baharav-Miara, devrait également demander l’autorisation de déposer des pièces supplémentaires auprès du tribunal, qu’elle estime pertinentes pour l’affaire. Elle demandera également à présenter des arguments supplémentaires sur la base de ces nouvelles pièces, oralement ou par écrit.
Gofman a été nommé chef du Mossad le mois dernier, mais plusieurs recours ont été déposés contre cette décision, dont un par un internaute qu’il avait autorisé à publier des informations classifiées dans le cadre d’une campagne d’influence sur les réseaux sociaux, alors qu’il occupait le poste de commandant de la 210ᵉ division de Tsahal.
Gofman a fait l’objet d’une enquête militaire et s’est vu infliger une sanction disciplinaire inscrite à son dossier à la suite de cette affaire, notamment pour avoir nié avoir eu connaissance de l’opération d’influence lors de l’enquête.
Le général de brigade Gimmel a interrogé Gofman lors de l’enquête militaire et connaît donc l’étendue de son implication dans l’affaire. Toutefois, la commission consultative sur les nominations supérieures, qui a approuvé la nomination de Gofman, n’a pas entendu le témoignage de cet officier du Directorat des Renseignements militaires.
À la suite d’une audience la semaine dernière, la Haute Cour a demandé à Gimmel de déposer une déclaration sous serment dans laquelle il détaillerait ce qu’il savait de ce que Gofman savait de l’affaire de l’opération d’influence, afin de déterminer si la commission avait manqué à son devoir d’évaluer correctement si Gofman avait agi de manière contraire à l’éthique et, dans l’affirmative, s’il était apte à diriger l’agence de renseignement du Mossad.
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