Sara Netanyahu : je ne peux absolument pas boire 3 bouteilles de champagne par jour
Rechercher

Sara Netanyahu : je ne peux absolument pas boire 3 bouteilles de champagne par jour

L’épouse du Premier ministre, dans son appel devant la cour du travail, ridiculise les accusations de Menny Naftali et affirme qu’elle n’a pas eu la possibilité de se défendre

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, pendant une réunion pour encourager l'étude de la Torah à la Knesset, le 31 janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, pendant une réunion pour encourager l'étude de la Torah à la Knesset, le 31 janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Sara Netanyahu, l’épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a fait appel lundi devant la cour nationale du travail d’un jugement de 2016 affirmant qu’elle avait maltraité un ancien employé de la résidence du Premier ministre.

Il avait été ordonné à l’Etat de dédommager Menny Naftali de 170 000 shekels en février 2016, quand un juge avait accepté ses accusations d’abus verbal et émotionnel de la part de Mme Netanyahu.

Yossi Cohen, l’avocat de Netanyahu, avait demandé que l’épouse du Premier ministre puisse avoir l’opportunité de se défendre elle-même et de présenter des preuves et des témoignages en sa faveur, une possibilité qui lui aurait été refusée car elle n’était pas accusée pendant le premier procès. Si elle l’avait été, a-t-il affirmé, elle aurait pu présenter des preuves réfutant les accusations de Naftali.

Il a par exemple cité le témoignage de Naftali, qui affirmait que Mme Netanyahu buvait une « quantité dingue » d’alcool, et finissait trois bouteilles de champagne en un jour.

Menny Naftali, ancien employé de la résidence du Premier ministre, au tribunal du travail du district de Jérusalem, le 25 mars 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Menny Naftali, ancien employé de la résidence du Premier ministre, au tribunal du travail du district de Jérusalem, le 25 mars 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Il est évident qu’une personne normale, et certainement une personne dont le poids est celui de l’appelant, est incapable de boire trois bouteilles de champagne par jour, a déclaré Cohen. En particulier si cette personne travaille comme psychologue experte dans le service public, un poste qui exige de nombreuses responsabilités. »

Cohen a également affirmé que le verdict pouvait entraîner un procès de l’Etat contre Netanyahu pour demander qu’elle rembourse les dédommagements versés à Naftali, une raison de plus, a-t-il souligné, pour qu’elle soit entendue.

Même si Netanyahu avait été appelée à témoigner pendant le procès, elle n’avait pas été autorisée à présenter des témoins et des témoignages supplémentaires à son avantage, comme un accusé aurait pu le faire.

Naftali avait poursuivi l’Etat et la résidence du Premier ministre. Ses accusations allaient d’agressions verbales à ce qu’il appelait des demandes irrationnelles de Sara Netanyahu en ce qui concerne la gestion de la résidence, en passant par des accusations selon lesquelles l’épouse du Premier ministre lui faisait rendre des bouteilles de vin au supermarché avant d’empocher la consigne.

La juge avait écrit dans son verdict que de « nombreux témoignages présentés à la cour indiquent une atmosphère de conditions de travail nuisibles à la résidence en raison du comportement de Mme Netanyahu et de son comportement envers les employés. Cela comprend des demandes irrationnelles, des insultes, des humiliations et des accès de rage. »

En mai 2016, la même cour avait accordé 120 000 shekels de dédommagement à un autre ancien employé, Guy Eliyahu, qui avait été maltraité par Mme Netanyahu avec des agressions verbales et des demandes déraisonnables.

Sara Netanyahu a nié les accusations de Naftali et d’Eliyahu.

Les procureurs de l’Etat doivent aussi décider d’inculper Mme Netanyahu dans une autre affaire. L’épouse du Premier ministre est accusée de comportement inapproprié et d’usage impropre des fonds publics liés à la résidence du Premier ministre, notamment par des réceptions de produits pour de faux prétextes, des falsifications de documents et des abus de confiance.

Deux des affaires impliquent une utilisation de fonds public afin d’acheter de la nourriture pour son usage personnel, et une troisième affaire se penche sur le paiement d’une personne employée pour prendre soin de son père âgé.

En mai dernier, la police avait recommandé que Netanyahu soit jugée pour ces accusations.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...