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Selon Nasrallah, la peine de mort en Israël encouragera les terroristes

Il a déclaré que les troubles en Israël montraient que le pays "touchait à sa fin" ; ces propos ont été tenus alors que le chef d'État-major s'inquiète pour la dissuasion

Des partisans du Hezbollah assistant à un discours télévisé du chef du groupe terroriste libanais, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 16 février 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Des partisans du Hezbollah assistant à un discours télévisé du chef du groupe terroriste libanais, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 16 février 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le leader du groupe terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti lundi qu’une proposition de loi visant à imposer la peine de mort aux terroristes ne fera qu’encourager les attaquants, se réjouissant par ailleurs que les troubles qui déchirent l’État d’Israël sont une indication que le pays touchait à sa fin – une apparente référence aux agitations qui, en Israël, ont été suscitées par le plan de refonte majeur du système judiciaire.

Nasrallah s’est exprimé par visioconférence lors d’un discours qui a principalement porté sur la politique intérieure libanaise.

« Quand votre ennemi prend la décision d’adopter une loi pour exécuter des prisonniers, cela signifie qu’il est stupide », a déclaré Nasrallah.

« À vous, les sionistes stupides, sachez que cette loi ne fera que donner un nouveau courage aux moudjahidines palestiniens qui veulent mener des opérations », a-t-il poursuivi.

La Knesset avait présenté, mercredi dernier, un projet de loi soutenu par le gouvernement visant à imposer la peine de mort aux terroristes reconnus coupables d’avoir tué des Israéliens.

Le projet de loi avait été approuvé par 55 voix contre 9, avec le soutien du parti de l’opposition Yisrael Beytenu.

La législation initiale stipule que les tribunaux pourront imposer la peine de mort à ceux qui ont commis un meurtre à motivation nationaliste sur un citoyen d’Israël. Toutefois, elle ne s’appliquerait pas à un Israélien qui aurait tué un Palestinien.

L’initiative est envisagée depuis longtemps par la droite israélienne, mais elle s’est toujours heurtée à l’opposition de l’establishment de la sécurité, qui fait valoir qu’elle ne dissuaderait pas de futures attaques terroristes, et de l’establishment judiciaire, qui cite des contestations juridiques et avertit qu’elle pourrait nuire à Israël dans les forums internationaux.

Nasrallah a aussi appelé à éduquer les jeunes générations sur les Palestiniens qui sont détenus dans les prisons israéliennes, jurant que ces derniers ne seront pas abandonnés. Le déchaînement de violences, la semaine dernière, de la part de partisans extrémistes du mouvement pro-implantations en Cisjordanie, dans la ville palestinienne de Huwara, a été un exemple « de la brutalité sioniste », a-t-il poursuivi.

« Tout ce qui est en train d’arriver en Israël est le signe de la fin de cette entité », a dit Nasrallah dont le propre pays connaît depuis quelques années une crise économique et de gouvernance dévastatrice.

Ces propos ont été tenus alors que le chef d’état-major, Herzi Halevi, a averti à huis-clos que le phénomène croissant des réservistes menaçant de ne pas se présenter à leur service – pour protester contre le plan de refonte judiciaire – pourrait nuire à la dissuasion.

Halevi a indiqué à ses subordonnés qu’il pensait qu’accepter de tels refus de la part de soldats réservistes amènera d’autres militaires à utiliser la même excuse dans des circonstances politiques différentes, a affirmé Ynet.

Le chef de l’armée israélienne estime qu’il serait préférable de gérer en interne la question de ces réservistes qui refusent de servir et non de lancer une campagne publique à leur encontre, a noté le site d’information. Il préférerait, de plus, prendre en charge cette question sans menacer d’éventuelles sanctions punitives les manifestants, convaincu qu’une telle initiative ne fera qu’entraîner l’expansion du phénomène.

Par ailleurs, Nasrallah a indiqué que c’est la menace d’une aile militaire du Hezbollah venant soutenir l’armée libanaise qui permettait à cette dernière de faire face à l’armée israélienne sur la frontière et il a affirmé que ces dernières semaines, l’État juif avait cherché à déplacer la frontière en prenant quelques mètres de territoire libanais avant d’être repoussé.

Il s’est référé à un accord frontalier maritime qui avait été signé, l’année dernière, entre Israël et le Liban sur les réserves de gaz naturel offshore, soulignant qu’il ne représentait en rien une possible normalisation entre les deux pays qui sont officiellement en guerre.

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