Israël « tue des enfants », affirme un suspect acquitté dans l’attentat de l’AMIA
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Israël « tue des enfants », affirme un suspect acquitté dans l’attentat de l’AMIA

L'Argentin Carlos Telleldin était accusé d'avoir fourni la camionnette qui a explosé devant un centre juif, tuant 85 personnes, et a purgé 10 ans de prison

Carlos Telleldin, suspect de l'attentat à la bombe de l'AMIA, assiste à son procès à Buenos Aires, en Argentine, le 6 août 2015. (AP Photo/Natacha Pisarenko)
Carlos Telleldin, suspect de l'attentat à la bombe de l'AMIA, assiste à son procès à Buenos Aires, en Argentine, le 6 août 2015. (AP Photo/Natacha Pisarenko)

Une semaine après avoir été acquitté dans le cadre d’un nouveau procès concernant son implication dans l’attentat à la bombe contre le centre juif AMIA de Buenos Aires en 1994, un concessionnaire automobile argentin a tweeté qu’Israël « tuait des enfants en Palestine ».

Carlos Telleldin avait été accusé d’avoir fourni la camionnette qui a explosé au centre juif, tuant 85 personnes, et a purgé 10 ans de prison pour son implication. Mais, dans un second procès, un tribunal fédéral a décidé « d’acquitter Carlos Alberto Telleldin pour les faits dont il était accusé », sans fournir davantage d’explications. Indignées , les institutions juives argentines ont promis de faire appel.

Dimanche, Telleldin a posté un tweet concernant sa prétendue innocence.

« Certains optent pour la fiction, d’autres choisissent la vérité. La vérité historique a été reconstituée devant les tribunaux dans leur sentence, et je recommande pour le reste de lire E. A. Poe », a-t-il écrit, faisant référence à l’écrivain Edgar Allan Poe.

Le lendemain, il a ajouté : « Lisez, informez-vous sur les ignorants qui veulent nous éduquer. Ils veulent nous donner des leçons de moralité et tuent des enfants en Palestine. »

Israël n’a pas été impliqué dans l’attentat de l’AMIA. L’Iran et le Hezbollah, groupe terroriste libanais qu’il finance, sont liés à l’attaque, qui a également blessé des centaines de personnes.

Les tribunaux argentins avaient annulé la sentence initiale contre Telleldin après avoir découvert qu’il avait accepté un pot-de-vin pour participer à l’attentat. Son deuxième procès a débuté en 2019, une décennie après que des groupes juifs ont demandé que les preuves recueillies avant le paiement illégal soient considérées comme valides.

Dans son premier tweet, Telleldin a inclus l’image d’une couverture de livre dont le titre est L’affaire AMIA : Le grand mensonge.

Les dirigeants juifs internationaux déplorent depuis des décennies que personne n’ait payé une peine assez forte pour l’attaque.

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