Séoul pourrait louer les services d’un satellite israélien pour espionner Pyongyang – média
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Séoul pourrait louer les services d’un satellite israélien pour espionner Pyongyang – média

La trajectoire orbitale d'Ofek 11 permettrait à la Corée du Sud de contrôler le système nucléaire et balistique de sa voisine du nord

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le satellite espion Ofek-11 d'Israël décolle de la base aérienne Palmachim dans le centre d'Israël le 13 septembre 2016. (Crédit : Ministère de la Défense)
Le satellite espion Ofek-11 d'Israël décolle de la base aérienne Palmachim dans le centre d'Israël le 13 septembre 2016. (Crédit : Ministère de la Défense)

La Corée du Sud serait en train de réfléchir à l’utilisation d’un satellite-espion israélien pour inspecter les infrastructures militaires et nucléaires de la Corée du Nord, alors qu’elle tente de renforcer ses capacités de défense face aux menaces représentées par Pyongyang.

Un responsable du ministère sud-coréen de la Défense Nationale a annoncé, la semaine dernière, que le pays était en quête d’information auprès des services de renseignements étrangers sur les activités de la Corée du Nord car il faudra plusieurs années pour que le pays puisse développer ses propres satellites de surveillance, a rapporté l’agence de presse Yonhap mardi dernier.

L’inquiétude à Séoul n’a fait que s’accroître depuis le lancement par la Corée du Nord de cinq tests nucléaires au cours des dernières années dont plusieurs ont eu lieu récemment, et une série de tests d’envoi de missiles, dont des missiles balistiques à portée intermédiaire.

Selon un rapport paru samedi sur le site Internet d’information Ynet, le satellite-espion israélien Ofek 11 pourrait être en mesure de divulguer des informations sur la Corée du Nord.

Israël et la Corée du Sud partagent des latitudes similaires, se situant entre 30 et 40 degrés au nord de l’équateur. La trajectoire orbitale d’Ofek 11, qui a été lancé en septembre et a rencontré certaines difficultés techniques initiales, comprend la région coréenne où son équipement sophistiqué de contrôle pourrait être dirigé sur les infrastructures nord-coréennes.

« L’armée devrait bénéficier de ses propres satellites de surveillance dès 2023, ce qui autorisera Séoul à contrôler étroitement les activités militaires de la Corée du Nord », a fait savoir le responsable sud-coréen.

“Il y a du retard par rapport au programme original du ministère de la Défense de déployer cinq satellites de surveillance entre 2021 et 2022 dans le cadre du système de frappe qui nous permettra de gérer les menaces des missiles du nord », a ajouté l’officiel.

La Corée du Sud s’appuie actuellement sur les satellites américains pour obtenir des informations sur les infrastructures nucléaires de la Corée du Nord et ses systèmes de missiles.

En plus de ses capacités d’espionnage, le satellite d’Israël offrirait également des images des sites depuis des angles différents de ceux actuellement enregistrés par les orbiteurs américains, ce qui renforcera la valeur des informations en termes de renseignement, a fait savoir le reportage.

La Corée du Sud cherche également à acquérir des missiles de croisière allemands de type KEPD-350K qui ont une portée de 500 kilomètres, ce qui placerait la capitale de la Corée du Nord à distance de frappe.

En août 2014, un haut-responsable de la Défense avait confié à la radio de l’armée israélienne que la Corée du Sud est l’un des pays intéressés par l’achat du système du système de défense du Dôme de Fer.

Yedidia Yaari, président de Rafael Advanced Defense Systems Ltd., fabriquant du Dôme de Fer, avait indiqué que le taux élevé de performance du système avait attire les intérêts étrangers, des propos rapportés à ce moment-là par Reuters.

Le système de missiles de défense à courte portée, développé avec le financement américain, s’est avéré hautement efficace lors des violences survenues en 2014 entre Israël et le Hamas, interceptant des centaines de fusées dirigées vers des lieux densément peuplés en Israël.

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