Israël en guerre - Jour 194

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Les victimes du 7 octobre

Shachar Zemach, 39 ans, militant pour la paix, a défendu le kibboutz jusqu’à sa dernière balle

Il a été tué lors de l'invasion du kibboutz Beeri par le Hamas, le 7 octobre 2023

Shahar Zemach (Autorisation)
Shahar Zemach (Autorisation)

Shachar Zemach, 39 ans, originaire du kibboutz Beeri, a été tué en tentant de s’opposer à l’invasion du kibboutz par le Hamas, le 7 octobre dernier.

En sa qualité de membre de l’équipe d’intervention rapide du kibboutz, il est reconnu comme soldat mort au combat avec le grade de sergent-major de réserve.

Selon les informations de Reuters, Zemach et d’autres membres de l’équipe de sécurité de Beeri, dont Eitan Hadad, montaient la garde devant la clinique dentaire du kibboutz, transformée en centre de triage des urgences, avec de nombreux blessés pris en charge par le Dr Daniel Levi et la secouriste Amit Mann.

A court de munitions, Zemach et Hadad se sont retranchés dans la clinique. Un survivant a entendu Zemach crier en anglais : « S’il vous plaît, je ne suis pas votre ennemi », avant de nouveaux coups de feu et une grenade. Hadad, Levi et Mann ont été tués en même temps que lui à l’intérieur de la clinique.

Les funérailles de Zemach ont eu lieu à Modiin le 15 octobre et il a été inhumé à Beeri le lendemain. Il laisse dans la peine sa femme Ofri, leurs deux enfants, Ella, 4 ans, et Netta, 2 ans, ainsi que ses parents Shlomit et Doron et ses jeunes frères et sœurs Yarden, Itai, Shai et Ido.

Originaire de Beeri, il avait grandi dans ce kibboutz et, après son service militaire, obtenu un diplôme en économie et politique à l’Université Ben Gurion de Beer Sheva. Selon l’loge funèbre du kibboutz, il avait travaillé de nombreuses années durant au ministère des Finances à Jérusalem avant, il y a de cela trois ans, de prendre le poste de directeur financier de l’imprimerie Beeri.

Zemach a un temps été un militant de gauche de tout premier plan, membre du Meretz et de Breaking the Silence, organisation de vétérans de Tsahal qui dénoncent ce qu’ils qualifient d’abus contre les Palestiniens dont ils ont été témoins en service.

L’organisation a indiqué que Zemach était un « homme de paix, aimé et gentil », qui a travaillé avec eux pour organiser des visites à Hébron pour les militants et journalistes.

« Il a été tué un fusil M16 à la main, mais dans l’autre, il y avait un rameau d’olivier », a déclaré à la Treizième chaîne son père, Doron.

Sa femme, Ofri, a déclaré à la chaîne de télévision qu’il était difficile d’accepter sa mort parce que « Shachar était la définition-même de la vie, d’une personne qui prenait la vie à bras le corps. S’il restait chez lui, il souffrait de FOMO [la peur de manquer quelque chose], il ne pouvait pas rester chez lui sans rien faire. Il avait l’impression de passer à côté de la vie. »

Son frère, Ido, a déclaré : « Pour moi, il était un vrai modèle. Je ne lui ai pas assez dit. »

Le kibboutz a rappelé que Shachar adorait courir, jouer au football et regarder des matches – en particulier ceux de Liverpool ou du Maccabi Haïfa –, voyager et faire de la randonnée en Israël. Il aimait allumer un feu de joie et y faire cuire des aliments. Il était toujours de la partie pour organiser les sorties du kibboutz.

« Ses amis disaient qu’il était le mélange idéal entre sérieux et légèreté : la journée, il était directeur financier et la nuit, il allumait un feu de joie avec les enfants, et quand ils s’étaient endormis, il fumait le narguilé avec ses amis », peut-on lire dans son éloge funèbre.

« Shachar était un homme avec une incroyable soif de vivre, qui aimait les autres, qui était optimiste et courageux, et pour qui chaque défi dans la vie était une opportunité. C’est le souvenir que nous garderons de lui, et c’est ainsi que nous continuerons à parler de lui à ses enfants, Ella et Netta. »

Sa mère, Shlomit, a déclaré à la Treizième chaine : « Shachar était un enfant merveilleux. Quand je l’ai mis au monde, je ne pouvais pas être plus heureuse – être maman était le rêve ultime pour moi », a-t-elle déclaré, ajoutant avoir eu de la chance que tous ses enfants vivent à proximité, à Beeri.

« J’ai eu la chance que tous mes enfants soient près de moi, moi la poule avec mes poussins. Je voulais que tous mes poussins restent près de moi », a-t-elle déclaré. « Et jusqu’à présent, ils avaient toujours été à proximité. »

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