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Shaked demande l’expulsion des proches du terroriste de l’attentat meurtrier de 2017

La ministre de l'Intérieur a révoqué les permis de résidence de 7 proches de Fadi al-Qanba qui a tué 4 soldats à Jérusalem, et exhorte Omer Barlev à ordonner leur expulsion

La ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked lors d'un événement de campagne du parti HaBayit HaYehudi à Givat Shmuel, le 20 septembre 2022. (Crédit : Flash90)
La ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked lors d'un événement de campagne du parti HaBayit HaYehudi à Givat Shmuel, le 20 septembre 2022. (Crédit : Flash90)

La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked a appelé mercredi à l’expulsion de plusieurs proches du terroriste qui a tué quatre soldats israéliens lors d’une attaque au camion bélier en 2017, à Jérusalem.

Citant une décision de la Cour d’appel de Jérusalem de la semaine dernière l’autorisant à expulser 17 des proches de Fadi al-Qanbar, Shaked a annoncé qu’elle révoquait sept de leurs permis de résidence et qu’ils étaient donc désormais en situation irrégulière en Israël. La raison pour laquelle ces sept personnes en particulier ont été choisies n’a pas été fournie.

Faisant valoir que cette mesure avait un effet dissuasif important pour les terroristes potentiels et citant les récentes tensions en matière de sécurité, Shaked a envoyé une lettre au ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, lui demandant instamment de procéder aux expulsions en vertu de son autorité de superviseur de la police.

« L’État d’Israël doit combattre le terrorisme par tous les moyens dont il dispose et le moment est venu d’utiliser cet outil de dissuasion », a déclaré Shaked dans un communiqué.

Il n’y a pas encore eu de réponse de la part de Barlev.

Les parents de la lieutenante Shir Hajaj, l’une des soldats tués lorsque al-Qanbar a percuté avec son camion un groupe de soldats qui se marchaient sur la promenade Armon Hanatziv à Jérusalem, ont demandé que d’autres membres de la famille du terroriste soient expulsés.

« C’est un bon début », ont déclaré Herzl et Merav Hajaj. « Nous pensons que cette expulsion pourra dissuader le prochain terroriste. »

De gauche à droite, la lieutenante Yael Yekutiel, la lieutenante Shir Hajaj, la lieutenante Shira Tzur, et le lieutenant Erez Orbach, les quatre soldats israéliens tués dans un attentat au camion bélier à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit : Unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Ils ont également exhorté la ministre de l’Intérieur à soutenir leurs efforts pour exclure le parti islamiste Raam – qui, comme Shaked, fait partie de la coalition sortante – des prochaines élections législatives.

Le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu et ses alliés, que Shaked, en tant que cheffe du parti HaBayit HaYehudi, devrait soutenir après le vote du 1er novembre, ont dénoncé à plusieurs reprises Raam, les qualifiant de « partisans du terrorisme » dans le cadre de leurs efforts pour renverser le dernier gouvernement.

Les quatre autres soldats morts dans l’attaque de 2017 étaient la lieutenante Yael Yekutiel, la lieutenante Shir Hajaj, la sous-lieutenante Shira Tzur, et le sous-lieutenant Erez Orbach, tous âgés vingtaine d’années.

Seize autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans l’attaque au camion bélier. Un groupe de soldats descendait d’un bus sur la promenade d’Armon Hanatziv, un lieu touristique populaire du sud de Jérusalem, quand al-Qumbar, un habitant du quartier voisin Jabel Mukaber, a dirigé son camion contre eux. Le terroriste a accéléré au moment où il a touché le groupe. Après avoir renversé les soldats, il a fait marche arrière et a commencé à leur rouler dessus une seconde fois.

Il a été abattu par des soldats et un guide touristique civil.

C’est le ministre de l’Intérieur de l’époque, Aryeh Deri, qui avait pris l’initiative d’expulser un certain nombre de proches d’al-Qanbar, dont l’appel contre les expulsions a été rejeté par le tribunal la semaine dernière.

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