Shimon Ruimi, un « combattant qui est tombé sur le champ de bataille de la haine »
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Shimon Ruimi, un « combattant qui est tombé sur le champ de bataille de la haine »

Des milliers ont accompagné Shimon Ruimi et Alon Bakal à leur dernière demeure; 'ta mort nous a laissés écrasés », dit le père de Bakal

Parents et amis assistent à l'enterrement d'Alon Bakal, abattu le Jour de l'An à Tel Aviv par un tireur arabe israélien, le 3 janvier 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)
Parents et amis assistent à l'enterrement d'Alon Bakal, abattu le Jour de l'An à Tel Aviv par un tireur arabe israélien, le 3 janvier 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)

Des milliers de personnes ont participé dimanche aux funérailles des deux personnes tuées dans la fusillade de vendredi dans un bar de Tel-Aviv.

Alon Bakal, 26, le gérant du bar Simta ciblé dans la fusillade, a été enterré dans sa ville natale de Carmiel, dans le nord d’Israël, tandis que Shimon Ruimi, 30, a été inhumé dans la ville méridionale d’Ofakim.

Les deux ont été tués lorsque le tueur présumé, Nashat Milhem. un Arabe israélien de 29 ans du village d’Arara dans le nord d’Israël, a ouvert le feu vendredi après-midi sur un bar rue Dizengoff. Sept autres peronnes ont été blessées dans l’attaque. Milhem a fui la scène et n’a pas encore été apprehendé.

La petite amie de Bakal, Lior, a déploré le fait qu’ils aient été séparés si tôt après son dernier message où elle lui avait promis qu’ils seraient ensemble pour toujours.

Rendant hommage à son fils, David Bakal a déclaré que «ton décès a laissé la famille écrasée, alors que tu es dans le ciel avec ton âme généreuse. Aloni, Aloni, Aloni, nous t’aimerons toujours. » Il a également demandé comment il était possible de se séparer de quelqu’un qui n’avait pas encore 27 ans, et comment un père pouvait avoir à faire l’éloge funèbre de son fils.

David Bakal, le père d'Alon Bakal, tué dans la fusillade de Tel Aviv (Crédit : autorisation)
David Bakal, le père d’Alon Bakal, tué dans la fusillade de Tel Aviv (Crédit : autorisation)

David Bakal a rappelé l’entrain de son fils et sa nature généreuse, en disant que dès qu’il avait atteint un but, il passait immédiatement à son prochain objectif, et qu’il avait recueilli des articles de survivants de la Shoah mais voulait faire encore plus. Il a également souligné l’amour d’Alon pour les gens et Israël, et sa personnalité forte et dévouée.

« Nous avons eu un fils, mais il n’est plus, » a ajouté Nitza la mère d’Alon. « Alon, notre enfant bien-aimé, mon prince. Je porte toujours un lourd fardeau, mais je ne peux pas porter cette terrible douleur pour toujours. »

Nitza a également appelé le gouvernement israélien à définir l’attaque comme une attaque nationaliste et que le terroriste devrait recevoir la sanction appropriée indiquant « que chaque mère qui donne naissance à un terroriste devrait avoir sa maison démolie.

Le terroriste doit être puni [selon l’adage] oeil pour oeil, dent pour dent et qu’il ne devrait pas siéger en prison, mais recevoir ce qu’il mérite. Son père ne devrait pas sentir que sa conscience est propre parce qu’il a condamné son fils. Ils auraient dû le désarmer ».

Étaient présents le député Yaron Mazuz du Likud et Yair Lapid le leader de Yesh Atid, parti dont Bakal était membre. Des chefs des conseils régionaux arabes voisins ont également assisté à l’enterrement, parmi eux le maire de Sakhnin Mazen Ganaim, et les chefs des conseils locaux de Deir al-Assad et Deir Hanna.

A Ofakim, quelque 2 000 personnes ont assisté aux funérailles de Shimon Ruimi, qui passait le week-end à Tel Aviv quand il a été tué. Sa tante Mor Peretz a prononcé son éloge funèbre.

Parents et amis assistent à l'enterrement d'Alon Bakal, abattu le Jour de l'An à Tel Aviv par un tireur arabe israélien, le 3 janvier 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)
Parents et amis assistent à l’enterrement d’Alon Bakal, abattu le Jour de l’An à Tel Aviv par un tireur arabe israélien, le 3 janvier 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)

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Le père et la famille d'Alon Bakal, qui a été assassiné dans une attaque à Tel-Aviv, portent le deuil à côté de sa tombe pendant son enterrement à Carmiel le 3 janvier 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)
Le père et la famille d’Alon Bakal, qui a été assassiné dans une attaque à Tel-Aviv, portent le deuil à côté de sa tombe pendant son enterrement à Carmiel le 3 janvier 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)

« Aujourd’hui, nous nous trouvons ici et au lieu de célébrer ton anniversaire, nous t’enterrons. Ce n’ est pas l’ordre naturel que des parents enterrent leurs enfant. Nous comprenons maintenant le terme « avant son temps. » Que Dieu venge ton sang, Shimi », a-t-elle dit.

« Tu es mort de la mort d’un martyr et es devenu l’enfant de tout le monde. La pluie violente de ces derniers jours montre comment le ciel pleure ta disparition, » at-elle ajouté.

«Tu as survécu à ton service dans la bande de Gaza, tu as survécu à la guerre, mais tu as été incapable de survivre à une balle de la haine qui t’a transpercé le cœur et dans le même temps, a percé tous nos cœurs. »

Le maire d’Ofakim Itzik Danino a également rendu hommage à Ruimi.

« Famille Ruimi bien-aimée, les cœurs des gens d’Ofakim et d’Israël pleurent avec vous en ce moment, l’assassinat de votre fils bien-aimé Shimi, en plein jour dans une rue animée de Tel-Aviv. »

Il a également salué les parents de Ruimi, Iris et Makluf, pour avoir élevé un fils dont Israël peutt être fier, qui avait servi comme combattant dans la brigade Givati. Ruimi, a-t-il dit, est tombé comme un combattant sur le champ de bataille de la haine, assassiné simplement parce qu’il était Juif.

Le gouvernement était représenté par le ministre Ofir Akunis du Likud, qui a dit que Ruimi avait été «assassiné par un terroriste sanguinaire, simplement parce qu’il était juif. Alors que nous sanctifions la vie, l’assassin et ses complices sanctifient la mort. »

Les parents de Shimon Ruimi le jour des funérailles de leur fils tué (Crédit : Capture d’écran Walla)
Les parents de Shimon Ruimi le jour des funérailles de leur fils tué (Crédit : Capture d’écran Walla)
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