Shin Bet : la surveillance des réseaux sociaux aurait permis de déjouer 2 000 attaques
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Shin Bet : la surveillance des réseaux sociaux aurait permis de déjouer 2 000 attaques

Selon Nadav Argaman, le directeur du service de renseignement intérieur, une technique de profilage inédite permet d'éviter les opérations martyrs

Nadav Argaman, directeur du Shin Bet, pendant la Cyber Week de Tel Aviv, le 27 juin 2017. (Crédit : capture d'écran NRG)
Nadav Argaman, directeur du Shin Bet, pendant la Cyber Week de Tel Aviv, le 27 juin 2017. (Crédit : capture d'écran NRG)

Le Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien a décidé de prévenir les attaques terroristes menées en mode « loup solitaire », des individus n’appartenant à aucune organisation et agissant de leur propre chef, en surveillant de près les comptes des jeunes Palestiniens présents sur les réseaux sociaux.

« Ces techniques de surveillance électronique s’appliquent le plus souvent à de jeunes Palestiniens désireux de mourir en ‘martyrs‘ qui ne cachent guère leur radicalité sur les réseaux sociaux, » explique Le Parisien, citant Haaretz.

Selon Nadav Argaman, le patron du Shin Bet, ces observations, menées de pair par ses services et l’armée, auraient empêché pas moins de 2 000 attaques en 2016, et conduit à 400 arrestations.

Quatre-cent autres profils potentiellement terroristes ont été transmis aux services de sécurité de l’Autorité palestinienne.

Les services de sécurité israéliens ont également rendu visite aux familles de jeunes arabes israéliens qui avaient posté des messages radicaux sur les réseaux sociaux pour « les avertir de possible mesures de rétorsion ».

L’Autorité palestinienne a versé 4 milliards de shekels au cours de ces quatre dernières années aux terroristes et à leurs familles, a récemment indiqué un ancien directeur du ministère des Affaires stratégiques et ex-chef de la division des renseignements militaires et de la recherche à un groupe de hauts responsables de la Knesset.

Yossi Kuperwasser (Crédit : Flash 90)
Yossi Kuperwasser (Crédit : Flash 90)

Révélant les chiffres, Yossi Kuperwasser a indiqué à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense que plus la période d’incarcération d’un prisonnier sécuritaire palestinien est longue, « plus élevé est le salaire… Tous ceux qui restent en prison plus de 30 ans obtiennent 12 000 shekels », a expliqué Kuperwasser.

« Quand ils sont libérés, ils obtiennent une indemnité et il leur est promis un emploi au sein de l’Autorité palestinienne. Ils obtiennent un grade militaire qui est déterminé en fonction du nombre d’années qu’ils ont passé en prison ».

Kuperwasser a également déclaré à la Commission que les allégations de l’AP prétendant que les paiements réalisés auprès des familles de terroristes sont des allocations sociales versées aux nécessiteux sont mensongères. Les propres documents budgétaires des Palestiniens, a-t-il affirmé, « établissent clairement qu’il s’agit de salaires et non d’allocations ».

Kuperwasser est intervenu auprès des législateurs quelques jours après la visite effectuée par Donald Trump en Israël, au cours de laquelle il s’était entretenu avec le président de l’AP Mahmoud Abbas à Bethléem.

Lors de ce qui était apparu comme une réprimande publique adressée à Abbas au sujet des paiements, Trump avait déclaré lors de la conférence de presse conjointe des deux leaders que « la paix ne peut jamais s’enraciner dans un environnement où la violence est tolérée, financée ou récompensée ».

Aujourd’hui, Israël cherche par tous les moyens à enrayer ce système de récompense qu’il considère comme incitatif.

Une nouvelle loi a ainsi été soumise à la Knesset il y a deux mois. Elle propose qu’un milliard de shekels soit déduit des taxes qu’Israël perçoit pour le compte de l’AP et qu’il lui reverse ensuite.

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